index, histoire de la Gacilly des origines au XXème siècleDIFFERENTES ORTHOGRAPHES DU NOM :  " LA GACILLY », ETYMOLOGIE, GEOLOGIE, FORMATION DU SOL GACILIEN, PREHISTOIRE, PALEOLITHIQUE, MESOLITHIQUE, LE NEOLITHIQUE, Le Menhir de la Roche Piquée, Le Dolmen des Tablettes de Cournon, L’Allée Couverte de Sigré, L’HYDROGRAPHIE, L’AFFPremiers Habitants Gaciliens, Voies Anciennes, Voies Romaines, Lieux Habités Anciens, L’Oppidum de La Bergerie, CROISSANCE DE LA VILLE, La Gacilly au XII° Siècle, Le Donjon, Les Templiers ,La Gacilly au XIII° Siècle , Château Fort Gacilien, Histoire du Château, La Gacilly au XV°Siècle, « Ville » de La Gacilly , Dames et Seigneurs de La GacillyBUHAN, BEL-ORIENT,  BROZEAS, DRAMELS, GAZEAU, GRASLIA, HAUDIART, HUNO, L’HOTEL SERO, LA  CORBLAIE, LA  HAUTE BARDAYE, LA BASSE-COUR ; BEAUSEJOUR, LA BOUERE, LA BOUERE, LA CROIX-ELVEN, LA GAZAIE, LA GLOUZIE, LA GOURGANDAIE, LA MANDRAIE, LA NAVETTERIE, LA HAUTE  PROVOSTAIS, LA BASSE PROVOSTAIS, LA ROCHE GESTIN ,LA SAUDRAIE, LA VILLE AUX AINES, LA VILLE D’AVAL, LA VILLE JARNIER ,LA VILLE ORION, LA VILLIO, LA VILLOUËT, LAULOYER, LE CHATELIER, LE CHENE, LE LAURIER VERT, LE LIEUVY, LE PALIS PERCE., LE PATIS, LE PETIT-MABIO, LE TAY, LES VILLES GEFFS, MABIO ROQUENNERIE ,SAINT-ANDRE ,SAINT-JUGON, TALHUARTLe Château Fort Gacilien, les seigneuries, les maisons nobles, les rues, les lignolets, les niches à vierge, Les soues, les palissades, les moulins, les ponts, les fontaines, les puits, les polissoirsCommerce Les Halles, Les Foires Gaciliennes, Les Métiers Gaciliens, Constructions Hôtel de Ville, Place du Champ de Foire, Aff Canalisée, Bureau de Poste, éclairage de La Gacilly, Transport, Les Routes, Chemin de Fer, Enseignement, Sapeurs-Pompiers, les Rues, Personnalités GaciliennesRévolte Paysanne, Création du Département, Création de la Commune de La Gacilly, Création du Canton de La Gacilly,  La Chouannerie, La guillotomanie fait des ravages,La Chouannerie racontée par un Gacilien, Personnalités de la révolution ,Louis-Charles-René De Sol de Grisolles, Joseph Marie Seguin, Mathurin Robert,  Pierre ChevalierOrganisation Religieuse, Chapellenies, Chapelles, Eglise St Nicolas, Saint Nicolas, Bienheureux Jugon, Les Croix, ClergéLes Gendarmes, affaire CLAIRO, Gendarmes ayant exercé à La Gacilly, Les Prisons Gaciliennes, Construction de la Gendarmerie, Bagnards Gaciliens , Campagne Napoléoniennes, Guerre de 1870, -Guerre de 1914-1918Diaporama de la Gacilly vers 1900 en cartes postales et commentaires,Film sur les festivités autrefois à La GacillyLiens web
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GENERALITES

Avant de commencer l’étude détaillée des villages gaciliens, certains points généraux doivent être examinés. Tout d’abord, il faut faire remarquer le grand nombre de noms de lieux qui se terminent par « ière » ou « erie » d’un côté et ceux qui se terminent par « ais » ou « aie » de l’autre  ; c’est une caractéristique remarquable du pays gallo. Ces noms sont d’ailleurs toujours du genre féminin. Ils sont composés d’un radical formé d’un nom propre d’homme ou d’un nom commun indiquant une profession ou une fonction suivi de l’un des quatre suffixes cités ci-dessus.

 

erie :  le maçon a donné la Maçonnerie,

le prêtre a donné la Prêterie ou Prêtrie,

le berger a donné la Bergerie,

le cordier a donné la Corderie,

le nom de Foucher devient la Foucherie (Mabio actuel),

le nom de Roger a donné la Rogerie,

le nom de Roquelin a donné la Roquennerie,

le nom de Guillou a pu donné la Guillouzie (la Glouzie actuelle).

Des érudits en la matière avancent que certains de ces noms seraient du X° ou XI°siècle

 

ière-ais-aie :

Renaud devient la Renaudière,

Bernard devient la Bénardais,

Provost devient la Provostais,

Richard devient la Richardaie,

Gaudin devient la Gaudinais,

Morice devient la Morissais,

Bredin devient la Bredaie (la Haute-Bardaie actuelle).

 

Ces trois suffixes auraient été employés après « erie » et dateraient du XII° ou du XIII° siècle.

Le suffixe « ière » peut aussi être accolé à une chose (arbre, plante, minerai…) et ainsi :

le fer devient la Ferrière,

l’avoine devient l’Avenière,

le buis (buxus en latin) donne les Bussières, Buissières, Bouexières et autres Boissières,

le saule devient la Saudraie,

l’aulne devient Launay.

Autre remarque au sujet de ces noms commençant par un nom ou un prénom et se terminant par « ière » : ils se trouvent très souvent situés sur des hauteurs alors que les noms se terminant par « ais » ou « aie » se retrouvent plus fréquemment dans les vallées ou les plaines.

Autre remarque importante concernant ces noms de villages ou de lieux dits : si on compare la limite occidentale de l’utilisation de ces noms en « ière », « ais » ou « aie » avec la ligne de démarcation de la langue bretonne au XII° siècle, ces deux lignes ont pratiquement le même tracé, ce qui est la preuve d’une sorte d’osmose linguistique qui se traduit par des noms de lieux hybrides ; ainsi certains noms de lieux ont un préfixe en TRE ou en KER mais il y en a très peu car ces préfixes ont été traduits, KER a été traduit par VILLE (la traduction exacte aurait dû être Habitation ou Groupe d’Habitations), mais la deuxième partie du mot n’a pas été traduit par ignorance sans doute ou par impossibilité, un nom de famille, par exemple ne pouvant pas être traduit. Et c’est ainsi que des noms de villages, de métairies voire de château sont formés de deux mots soudés ensemble, le premier appartenant à la langue française et le second à la langue bretonne ; par exemple, la Villio vient de Ville-Helio et a dû s’appeler autrefois, au X° siècle, Kerhelio qui veut dire l’habitation au lierre, la Villio s’écrivait d’ailleurs la Ville Lio en 1465.

De même, la Ville Orion a pu s’appeler Ker Orion et ainsi de suite pour la Ville Jarnier, la Villouët. La deuxième partie de ces noms composés porte parfois à confusion, c’est le cas pour la Ville d’Aval car « aval » en breton veut dire « pomme » mais étant donné la position de ce village gacilien par rapport à la rivière, l’aval en français, il est plus judicieux de retenir ce dernier sens. Par contre, pour le village de la Ville Daval en Carentoir, qui ne se trouve pas en bordure ni de rivière ni de ruisseau, il pourrait être traduit par le village de la pomme. Les langues s’en vont, disait un érudit en toponymie, mais les lieux qu’elles ont habités gardent dans leurs noms l’empreinte puissante de leur vocabulaire et ces noms disent aux générations suivantes quelques mots des idiomes qu’on ne parle plus.

Enfin, il faut parler des noms morbihannais se terminant par O ou EAU . Dans le Finistère, ce qui est écrit Pont-Queau se prononce Pont-Quéau ou encore Querneau devient Quernéau, ce dernier mot est explicable puisque Kernéo veut dire le Cornouaillais en breton. On devrait donc dire Landernéau, Concarnéau, et Conléau, mots auxquels correspondent en breton Landerné, Concarné et Conlé ? Autrefois on ne mettait jamais d’accent sur les é mais on prononçait malgré tout é. Par habitude, le é étant devenu e, il a été facile de transcrire ces noms en éo, puis eo ou eau par o tout simplement. Ainsi Conléau est devenu Conlo et Colpéau est devenu Colpeau puis Colpo. Pour les noms de personnes, on peut faire la même remarque. Ainsi, on trouve des Allaneau, des Gicquelleau ou des Jouanneau. Ces noms sont les pluriels des noms Allan, Gicquel ou Jouan et ils devaient s’écrire Allanéo, Gicquelléo, ou Jouannéo. C’est un peu le système italien mais inversé puisque le singulier Galiléo donne, au pluriel, Galiléi qui peut se traduire par la famille des Galilé. Donc Jouannéo serait la famille des Jouans. Au Moyen Age, le mot écrit beau se prononçait béo. A partir d’Henri IV et de Louis XIII, il se prononça beau. Cette graphie en eau demeurée nécessaire en breton où elle est judicieuse a survécu jusque vers 1700 au moins dans l’écriture courante. Mais elle est bientôt devenue illisible pour les Français. Les scribes français voyant écrit Conleau sans accent sur le e transcrivirent en Conlo en croyant effectuer une rectification. Puis le système se généralisa. Il en fut de même pour les noms gaciliens qui se terminent maintenant par o comme Mabio, Huno, Sero ou encore Morio et Cado et qui devaient tous se terminer par eau comme Gazeau pour se prononcer Gazéau, Mabiéau, Hunéau, ou encore Cadéau….etc. et seraient les pluriels de Gaz, Mab ou Hun du nom des familles qui habitaient ces lieux. D’ailleurs la Gazaie peut très bien être le village des Gaz (ou Gwaz) tout comme Gazeau ; il est donc fort possible qu’autrefois ce ne fut qu’un seul et même lieu-dit. Pour Mabio, il faut savoir que Mab veut dire fils en breton, on peut donc traduire Mabio par la demeure des fils .

Les villages gaciliens dont il va être question ci-après sont ceux qui figurent soit aux réformations de 1427 et de 1447, soit dans le minu de Dame Marie de Rieux de 1465. Cela ne veut absolument pas dire que d’autres villages n’existaient pas à ce moment-là ; il est fort probable que des villages comme Brozéas ou la Saudraie datent d’avant 1500 mais aucun document écrit ne permet de l’affirmer

 

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LA HAUTE BARDAIE

Au point de vue toponymie, on a vu que ce nom viendrait de Bredin. Georges Le Cler pense que ce nom pourrait venir de la racine Au point de vue toponymie, on a vu que ce nom viendrait de Bredin. Georges Le Cler pense que ce nom pourrait venir de la racine Bard qui indiquerait une position élevée ou une situation au flanc d’une butte et Haute rejoint cette idée de hauteur, d’élévation. Ce village est cité dans un document de 1401 et s’appelle alors la Bredaye. Dans le minu de 1465, ce village est appelé la Haute-Bredaye : pourquoi la Haute, on n’a jamais entendu parler de la Basse. Plus tard, ce nom deviendra la Haute-Berdaïe qui est en fait un dérivé patois voire gallo.Bard qui indiquerait une position élevée ou une situation au flanc d’une butte et Haute rejoint cette idée de hauteur, d’élévation.

Ce village est cité dans un document de 1401 et s’appelle alors la Bredaye. Dans le minu de 1465, ce village est appelé la Haute-Bredaye : pourquoi la Haute, on n’a jamais entendu parler de la Basse. Plus tard, ce nom deviendra la Haute-Berdaïe qui est en fait un dérivé patois voire gallo. Ce village est alors habité par : Jehan Prout, Jehan Hervy, Jehan Levesque, Guillaume Houys, Guillaume Fillastre le jeune, Jehan Bouchier, Jean Guillebert dit Aubertin, Guillaume Guillebert, dit Perrot Deroche, Jehan Prout le jeune, Jehan de La Noë.

En 1471, ce village de la Bredaye avait une vigne, l’une des quatre plus importantes qui existaient alors sur La Gacilly. Pendant plusieurs siècles, ce village fut le siège d’un bailliage de la châtellenie, c’est à dire qu’un bailli y habitait et y assurait des fonctions militaires, judiciaires et financières.

D’après le nombre des mariages entre 1646 et 1747, on peut dire que la Haute-Bardaie était alors un des villages les plus importants de La Gacilly.

 

Mariages entre 1646 et 1900, le premier nommé étant au moins de la Haute Bardaie :

  • 11-09-1659 Jean Colin, fils de Jean et Jean Séguin, fille de feu Jean.
  • 27-11-1673 Jeanne Métayer, fille de Julien et Jérôme Toudroit, fils de Pierre de Brozéas.
  • 23-09-1687 Jean Collin et Denise Séguin de la Ville Jarnier.
  • 02-03-1688 Mathurine Métayer et Guillaume Coué de Haudiart.
  • 26-06-1688 Julienne Vivien et Jacques Chesnays, laboureur de La Gacilly.
  • 04-02-1700 Julienne Collin, fille de Jean et René Morice, fils de Robert des Fougerêts.
  •  29-11-1704 Louise Métayer, fille de Jacques et Pierre Marchand, fils de Julien de la Pételais en Carentoir.
  • 09-02-1706 Jean Métayer, fils de Jacques et Jeanne Perré.
  • 06-02-1740 Jean Soulaine et Julienne Devinel de la Ville es Esnés.
  • 28-01-1755 : Barthélémy Toudroit et Mathurine Perré.
  • 21-02-1797 : Renée Toudroit et Pierre Cheval du Châtelier.
  • 09-07-1800 : Françoise Colin et Charles Guillet de Brozéas.
  • 19-02-1805 : Marie Guillotin et Pierre Rolland de la Corblaie.
  • 26-09-1809 : Mathurin Saloux et Françoise Sorel.
  • 26-02-1813 : Marie Guillet et Augustin Boulard de la Glouzie.
  • 19-02-1816 : Marie Joseph Moulin et Jean Marie Rabin du Pâtis
  • 03-11-1826 : Joseph Courlier et Anne Morain.
  • 28-10-1827 : Anne Chénais et Mathurin Gicqueaux des Villes Geffs
  • 30-06-1833 : Perrine Bouemmet et Gilles Gehanne
  • 25-11-1838 : Louise Saloux et Joseph Marie Drano.
  • 31-10-1840 : Joseph René Guillet et Louise Cheval du Châtelier
  • 08-09-1846 : Jean Courlier et Marie Louise Lucas.
  • 07-07-1849 : Jeanne Louise Boulard et Joseph Chedmois.
  • 24-11-1849 : Joseph Boulard et Anne Saloux également de la Haute Bardaie.
  • 22-11-1851 : Louise Cheval et Joseph Saloux de Brozéas
  • 14-12-1852 : Louise Saloux et Jean Louis Couedor.
  • 04-07-1874 : Joseph Boulard et Marie Joseph Poligné de Brozéas.
  • 22-07-1892 : Joseph Marie Saloux et Anne Marie Ferré
  • 28-01-1893 : Marie Louise Saloux et Pierre Marie Boucher de Brozéas.
  • 10-06-1899 : Mathurine Saloux et Joseph Marie Saloux de Brozéas

Au XVIII° siècle, ce fut le premier village gacilien à avoir une maison-école c’est à dire une pièce où les garçons recevaient un semblant d’éducation mais surtout de l’éducation religieuse ; les ruines de cette école étaient encore visibles en 1890 ; l’abbé Chérel les aurait même vues en 1930.

En 1710, ce village avait un tisserand et, en 1798, c’est Joseph Glet qui y exerçait ce métier.

Pendant la Révolution, Jean Mathurin Chantreau, le curé de La Gacilly, fut inquiété par les révolutionnaires pour ne pas avoir prêté le serment à la constitution civile du clergé ; en septembre 1792, il disparaît et est alors caché par ses parents, ses amis et ses paroissiens. Sa mère, Anne Moulin de Carentoir, avait de la famille à la Haute Bardaie. Une tradition orale raconte que c’est là que l’abbé Chantreau fut caché au moins pendant un certain temps.

La fontaine de ce village donnait naissance à un ruisseau qui passait en dessous de la Roche Gestin, puis entre la Corblaie et la Croix Elven et formait ensuite un étang entre la Villio et la Saudraie ; il allait se jeter dans le ruisseau de Sigré, un affluent du Rahun. Cette fontaine donnait une eau excellente qui était reconnue pour favoriser la fécondité.

Alexis Saloux prénommé couramment Joseph et connu sous le sobriquet de « Beruchot » fabriquait des cages avec de la bourdaine coupée dans le cas de Brozéas.

Julien Boucher était reconnu pour être un spécialiste dans la confection des paillers lors des battages dans les années 1950.

 

 

 

LA BASSE-COUR

la Basse-Cour et même à Beauséjour, noms de création récente puisqu’ils ne figurent pas au cadastre napoléonien de 1824. Pourquoi ce nom de Basse-Cour qui rappelle une partie essentielle des châteaux forts ? Une explication plausible peut être avancée : à la fin du XIX° siècle, un habitant du village devint propriétaire de la maison d’habitation du curé Laurent Audran

La Basse-Cour et même à Beauséjour, noms de création récente puisqu’ils ne figurent pas au cadastre napoléonien de 1824. Pourquoi ce nom de Basse-Cour qui rappelle une partie essentielle des châteaux forts ? Une explication plausible peut être avancée : à la fin du XIX° siècle, un habitant du village devint propriétaire de la maison d’habitation du curé Laurent Audran, la restaura et en profita pour y incorporer un pigeonnier à l’étage. Des trous furent pratiqués dans le mur afin de permettre aux volatiles de s’y loger.

La maison existe toujours, elle a été très bien restaurée une nouvelle fois tout en gardant les traces de ce pigeonnier ainsi que quelques souvenirs de la présence de Laurent Audran. Une grosse pierre a été conservée également à cet endroit et c’est vraisemblablement le haut d’une fenêtre de la maison de ce curé car un calice y est gravé. 

     A signaler qu’en 1830, il y avait encore des Jarnier dans ce village, l’un d’eux fit carrière dans l’ordre civil. Etaient-ce les derniers descendants des fondateurs de ce village ?

 

 

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BEL-ORIENT

Armorial de Bretagne indique qu’un de Goyon ( de Gouyon de maintenant) aurait habité Bel-Orient au XV° siècle. Il est à peu près Armorial de Bretagne indique qu’un de Goyon ( de Gouyon de maintenant) aurait habité Bel-Orient au XV° siècle. Il est à peu près certain que ce lieu existait avant cette date ( peut-être que la ferme n’existait pas encore) car la croix construite à cet endroit remonte au-delà du XV° siècle et sans doute à l’époque des Templiers. La croix de Bel-Orient n’ayant ni soubassement ni empattement est forcément très vieille, la plus vieille de La Gacilly vraisemblablement. De plus, ce mot Orient est un nom utilisé très souvent par les Templiers pour la toponymie. Il est permis de faire remarquer que cette ferme n’est pas à l’Est de La Gacilly mais au Sud ; alors pour quelle raison a-t-on utilisé ce terme d’Orient ? Bel-Orient est à l’Est de Graslia, mais quel rapport ? Ce lieu fut-il dénommé ainsi parce que le lever du soleil est joli à regarder de ce point ? Possible mais pas satisfaisant car il n’est pas le seul à La Gacilly. certain que ce lieu existait avant cette date ( peut-être que la ferme n’existait pas encore) car la croix construite à cet endroit remonte au-delà du XV° siècle et sans doute à l’époque des Templiers. La croix de Bel-Orient n’ayant ni soubassement ni empattement est forcément très vieille, la plus vieille de La Gacilly vraisemblablement. De plus, ce mot Orient est un nom utilisé très souvent par les Templiers pour la toponymie. Il est permis de faire remarquer que cette ferme n’est pas à l’Est de La Gacilly mais au Sud ; alors pour quelle raison a-t-on utilisé ce terme d’Orient ? Bel-Orient est à l’Est de Graslia, mais quel rapport ? Ce lieu fut-il dénommé ainsi parce que le lever du soleil est jolià regarder de ce point ? Possible mais pas satisfaisant car il n’est pas le seul à La Gacilly.

 8-1-1758 : mariage de Pierre Boismené et Denise Huet

12-6-1770 : remariage de Pierre Boismené, veuf de Denise Huet, avec Olive Nevo.

13-04-1861 : Reine Marie Audran et Joseph Marie Labbé

24-11-1862 : Marie Françoise Audran et Joseph Royer

01-05-1876 : Charles Étienne Ollivier et Guillemette Josset

27-04-1889 : Marie Julienne Robert et Pierre Marie Filoodeau

Dans les années 1950, c’est Jean-Baptiste Monneraye qui s’occupe de la ferme

 

 

LA BOUERE

vers 1400, ce village a dû s’appeler la Bouaissière. C’est l’orthographe employée dans le minu de Marie de Rieux en 1401. Dans une réformation de 1427, il est écrit : « le manoir et hébergement de la Bouaissière antien appartenant à Jehan de Lesennet y a métairie antienne en laquelle demeure Eon de la Noë et ont accoutumé les y demeurants estre exemptsAu point de vue toponymie, deux propositions car, en ce domaine, rien n’est très sûr :

Première proposition : vers 1400, ce village a dû s’appeler la Bouaissière. C’est l’orthographe employée dans le minu de Marie de Rieux en 1401. Dans une réformation de 1427, il est écrit : « le manoir et hébergement de la Bouaissière antien appartenant à Jehan de Lesennet y a métairie antienne en laquelle demeure Eon de la Noë et ont accoutumé les y demeurants estre exempts.» Pourquoi est-on à peu près sûr qu’il s’agit de la Bouère de La Gacilly? Pour deux raisons :

 

Première raison : Jehan de Lesennet a bien été seigneur de la Bouère.

Deuxième raison : les autres Bouaissière existantes alors dans les environs (la Haute, la Basse et Boissière-Launay) avaient, à cette date, d’autres seigneurs. Les érudits en toponymie nous apprennent que ces mots Bouaissière, Bouexière, Boissière et autres sont issus du mot « buis », l’arbrisseau très connu et très en vogue chez les Romains. Est-ce à dire que la Bouère aurait une origine romaine ? Pourquoi pas mais aucune preuve n’existe !

Deuxième proposition. La Bouère viendrait du mot latin « borra » qui a donné, en français, bouairie, boirie ou encore boire qui désignent des endroits humides, marécageux. Il est vrai que la Bouère est délimitée par l’Aff à l’Est, le ruisseau des Brelles au Sud, l’étang du même nom à l’Ouest et, au Nord, la butte calcaire de la Croix des Archers qui, à la moindre pluie, se transforme en boue très facilement dès que le sol est mouillé ; le chemin venant de Carentoir était souvent un véritable bourbier surtout l’hiver ; d’après Ducrest de Villeneuve, ce « chemin, de la largeur d’une voie de charrette, si boueux en hiver, devenait entièrement impraticable ». Tout cela fait que ce village, entouré par l’eau, a été bien dénommé avec Bouaère, Boëre et Bouère. Ce sont des orthographes que l’on retrouve dans le minu de Marie de Rieux, dame de La Gacilly, en 1401, ainsi que dans les réformations de 1427 et de 1447.

 

Autres rapprochements à faire au point de vue toponymie :

sur la commune de Tréal, il existe le Pont Bouère sur le Rahun.

Une autre famille de la Bouère a existé à la même époque non loin de La Gacilly; un nommé de la Bouère, bâtard de la Salle, seigneur du dit lieu en Porhoët devint, par rachat, seigneur de Peccaduc en la paroisse de Carentoir et de la Touche en la paroisse de Tréal. Il avait pour armoiries « Trois têtes de loup (ou de renard) » et, un peu plus tard, « D’or à la croix pattée de sinople chargée de cinq étoiles d’argent.» La branche de Peccaduc s’est fondue dans Geslin puis la Ruée et Picot. La branche de la Touche s’est fondue dans Sécillon.. L’existence de deux familles ayant le même nom, à la même époque et résidant très près l’une de l’autre, ne facilite pas la tâche pour des études de toponymie et/ou de généalogie. C’est ainsi qu’un Loys de la Boyre paraît dans une montre de Vannes en 1492. De quelle famille était-il ? Cela reste à élucider

Ce village fut d’abord une manse, c’est à dire la terre, le fief d’un vassal rattaché à un seigneur, en l’occurrence la terre de la Bouère relevait du seigneur de Rohan ; le premier vassal connu de ce fief est Jehan de Lesennet avec la réformation de 1427. 

Seigneurs de la Bouère.

Jehan de Lesennet.

D’après une réformation de 1427, il est précisé que «le manoir et hébergement de la Bouaissière antien appartenant à Jehan de Lesennet, Il faut faire remarquer qu’à la Bouère et d’après cette réformation, il y avait deux maisons nobles dans ce village : un manoir et un hébergement (c’est à dire une maison noble secondaire) et Jehan de Lesennet est propriétaire des deux Jean de Lezourmel fut propriétaire de 1427 à 1437.

Guillaume de Forges de Tréguhezre

Ce seigneur comparut en St Séglin à la réformation de 1443. Comment devint-il propriétaire de la Bouère ? Question. Commence alors une forte implantation des de Forges dans ce fief. Ils s’installèrent vraisemblablement à la Bouère vers 1440. Ils y restèrent pendant plus de deux siècles.

Imbert I° de Forges

Il semble être le fils du précédent ; il se maria avec Renée de la Fouaye et rendit aveu au seigneur de Rohan pour la seigneurie de la Bouère en La Gacilly en 1444. Mais il n’en possédait que la moitié, l’autre partie, l’hébergement, appartenant à Jean Chéreau. Celui-ci, marié à Guillemette de la Fouaye, est marqué seigneur de la Bouère en 1465 ; il en avait fait l’acquisition auprès de Alain Budes et de sa femme, dame du Bois-Voyer en Maure. En 1447, le métayer est Perrot Jourdan.

Imbert II de Forges,

Fils aîné du précédent, il devint, par son mariage avec Guillemette de la Fouaye, veuve de Jean Chéreau, en 1466, propriétaire de l’ensemble de la seigneurie ; c’est sans doute la raison pour laquelle il fut fait écuyer du vicomte Jean II de Rohan par mandatement du 20 juillet 1472. Il figure dans une montre à Vannes en 1492. Les de Forges avaient pour armoiries : « de gueules à l’agneau passant portant une banderole d’argent croisée de gueules » ; leur devise était PAX, ce qui correspond bien à l’agneau.

Au milieu du XV° siècle, il semble bien que ce soit Imbert II de Forges, seigneur de la Bouère et écuyer qui fit construire la chaussée de l’étang de la Bouère afin d’avoir une retenue d’eau et pouvoir y installer un moulin, tout cela avec l’assentiment de Guillaume III de Montauban, seigneur de La Gacilly. 

Tanguy de Forges de la Bouère

Fils d’Imbert II de Forges et de Guillemette de la Fouaye, il hérita de la maison de la Bouère et se maria avec une autre Guillemette de la Fouaye, fille de Jean de la Fouaye (devenue Foye) et de Guillemette Mouraud, sieur et dame de la Bouëxière en Maure. Il vivait encore en 1523. Ils eurent trois enfants :

Pierre-René qui mourut jeune.

Arthur (qui suit)

Jean qui, en épousant Perrine Martin, devint sieur de Kerglas et devait former la branche des de Forges de la Bousselais, des de Forges de la Gaudinais en Glénac et des de Forges de la Ville-Janvier.

Arthur de Forges de la Bouère.

Fils de Tanguy de Forges et de Guillemette de la Foye, il devint seigneur de la Bouère au décès de son père, son frère aîné étant décédé. Il apparaît comme tel à une réformation de 1536. Il est notaire à La Gacilly en 1517. Il épouse Jeanne Costard de Botcudon de Redon, petite fille de Guillaume Costard et Jeanne Apuril, seigneur et dame de Botcudon ; ces derniers avaient eu trois fils :

  • Louis, l’aîné qui épousa Jeanne de Bahurel de Redon.
  • François qui épousa Bertranne de Bahurel de Redon. Ils eurent sept enfants   dont Jeanne Costard, épouse d’Arthur de Forges.
  • Guillaume Costard, marié à Marie Rocaz dont il eut une fille Catherine qui eut pour marraine Catherine de Francheville, dame de Branféré et, pour tuteur, François de Forges de la Bouère ( qui va suivre ). Plus tard, les biens de Catherine Costard furent saisis, vendus et achetés par Yvonne Chesnais, riche bourgeoise de Redon, fille de Claude Chesnais, notaire royal à Redon et Yvonne Daniel, sieur et dame de la Planchette en Glénac. Cette Yvonne Chesnays de la Planchette en Glénac, de son premier mariage, avait eu une fille Geneviève Aoustin qui devint très riche et épousa François Legal, sieur de la Haye en St Gravé, avec qui elle eut un fils le marquis de Legal, lieutenant général des armées de Louis XIV, vainqueur des Impériaux à Munderlingen en 1703. En secondes noces, en 1629, elle épousa Jean Mahé issu d’une vieille famille de Béganne et propriétaire du Brossay en Renac en 1630. Il fut procureur-syndic ( maire) de Redon en 1621 puis sénéchal de Redon.

Pour en revenir à Jeanne Costard, baptisée le 18 avril 1511, elle épouse, vers 1540, Michel de la Touche, sieur de la Touche en Réminiac. Tous deux firent aveu à la Serche pour Brillangault en Redon le 20 mars 1541. Ils habitaient alors cette maison. C’est ensuite qu’elle épousa Arthur de Forges de la Bouère. Ils eurent deux fils 

  • Louis ( qui suit).
  • Guillaume qui se fit prêtre. Jeune sous-diacre, il devint recteur de St Just, pourvu en février 1554, il résigna entre les mains de l’Ordinaire en juillet 1570 pour permuter contre le rectorat de Ruffiac.

Louis de Forges de la Bouère.

 

Fils d’Arthur de Forges et de Jeanne Costard, il épouse d’abord Françoise de Fresnay de Trécouët et ensuite Gilette de la Marche dont il eut un fils François (qui suit). Il vivait encore en 1566.

François de Forges de la Bouère.

Fils de Louis de Forges et de Gilette de la Marche, il épouse, vers 1590, Renée de la Bouère. Il fut tuteur de Catherine Costard, sa cousine. Il devint écuyer et parrain d’une Jeanne de Forges de la Ville-Janvier en Cournon le 26 juillet 1575. Cette même année, il est parrain de Jehan de Forges, fils de Michel et de Françoise Noël. Il eut deux fils :

  • Guillaume ( qui suit).
  • Louis, mort recteur de Glénac en 1668.

 Il semble que François de Forges décéda avant 1597 car, à cette date, la Bouère appartenait à Renée de la Bouère qui signe au registre des baptêmes de La Gacilly en 1594, 95, 96 et 98 comme marraine ou comme témoin.

Suzanne de la Bouère.

Femme de l’écuyer Mathurin Le Roy, sieur de la Touche, elle vivait en 1628 et signait alors dame de la Bouère. Comment devint-elle dame de la Bouère ???

Guillaume de Forges de la Bouère.

  • Fils de François de Forges et de Renée de la Bouère, il fut baptisé le 6 mars 1597, le parrain étant François Trelluyer, sieur du Châtellier. Il devint sieur de la Bouère et de la Guerche, chef de nom et d’armes. Il épouse Françoise de Lemo. Tous les deux habitent la Ville- Orion en 1612. Ils eurent trois enfants : Guillaume ( qui suit).
  • Marguerite
  • Jeanne ( qui suivra).

Guillaume de Forges de la Bouère.

Fils de Guillaume de Forges et de Françoise de Lemo

René Grimaud.

En 1650, il est notaire et seigneur de la Bouère et de Villeneuve. En 1626, sa fille Jeanne épouse Grinsard , pose la seconde pierre de la chapelle St-Nicolas immédiatement après Catherine de Kerguézec, épouse de René de Talhouët, seigneur de La Gacilly. Son fils remplira la même fonction lors de la fondation de la chapelle de la Vierge en 1628. En 1625, l’acte de baptême de ce fils porte la mention : «Baptême de René Grimaud, fils de noble homme René Grimaud et de honorable femme Jeanne Bonnet. Voici l’acte d’inhumation de ce seigneur de la Bouère : « Honorable homme René Grimaud, en son vivant, seigneur de la Bouère et de Villeneuve, de la ville de La Gacilly, décéda le dimanche 22 octobre 1651 après avoir reçu tous les sacrements nécessaires à salut et fut inhumé en la chapelle du sainct et sacré rosaire de l’église de la dite ville de La Gacilly. » Il est à remarquer que, dans cet acte, il n’est plus question de noblesse comme auparavant ; il semble bien qu’après avoir vécu dans une certaine aisance, cette famille eut des revers de fortune et soit retombée dans la roture. Sa femme lui survécut onze ans et fut inhumée à La Gacilly le 17 mars 1662 et ne sera, elle aussi, qualifiée que d’honorable femme, la mention de noble ayant disparu.

René Grimaud.

Fils du précédent, il devient seigneur de la Bouère et de Villeneuve au décès de son père. Il y est toujours en 1653.

Jeanne de Forges.

Dame de la Bouère, sa sœur Marguerite lui cède tous ses biens. Elle épouse alors Jean du Houx, sieur du Couëdic-Pibout et du Plessis en Tréal. En 1648, elle demeure, avec son mari, dans sa maison de la Bouère. Une histoire locale raconte qu’elle fait encore entendre des gémissements dans le souterrain qui conduisait de la Bouère à Trégaret et que M. de Sécillon continue de la poursuivre. Ce monsieur de Sécillon était le beau-frère de Jean du Houx de par un premier mariage avec Françoise de Sécillon. 

Jean du Houx devient aussi sieur des Bouëxières ( la Bourdonnaye actuelle) qu’il eut soit par succession de sa mère, soit par achat lors de la saisie de Jean de Couëdor, également seigneur de La Gacilly. Il mourut le 5 novembre 1645.

Louis de Forges de la Bouère.

Il est seigneur de la Bouère en 1659. C’est le dernier de la lignée des de Forges de la Bouère, la seigneurie passe alors aux Saulnier et elle relèvera désormais de la seigneurie de La Gacilly ; jusque-là, elle était rattachée au seigneur de Rohan.

Jacques Saulnier

Epoux de Perronnelle Jehanne, il devient seigneur de la Bouère et de la Ruée en 1659 ; il meurt en 1673. Le tuteur de ses enfants est Guy Saulnier, sieur du Pré-Trébault en Paimpont. Il rendit aveu pour eux à la seigneurie de La Gacilly le 19 septembre 1673.

André Saulnier.

Fils de Jacques Saulnier et de Perronnelle Jehanne, il épouse Marie de Chédeville ; celle-ci, après le décès de son mari, se remarie avec François Houet, sieur du Chêne-Vert. Ils habitent leur maison de la Bouère en 1706. Ils achètent la maison de la Minière en Réminiac à François-Georges-Joseph de la Fresnaye en 1685. Ils eurent un fils, Joseph-André ( qui suit)

Joseph-André Saulnier.

Fils d’André Saulnier et de Marie de Chédeville, sieur de la Bouère en 1692 et en 1693, il devient Saulnier de la Tréberdière , seigneur de la Bouère et notaire également à la Bouère ; il épouse, en 1694, Marie-Charlotte Houet, dame des Houssais ; à la mort de son mari en 1705, elle se remarie avec Augustin Guillart, sieur du Pont d’Oust, fils de Charles Guillart et de Julienne de Coëtlogon ; le mariage eut lieu à Carentoir le 27 novembre 1706.

Joseph-André Saulnier fut le parrain de la cloche de la chapelle St Vincent Ferrier de La Gacilly, cloche baptisée le 10 juin 1678.

Anne Le Roy.

La Bouère lui appartenait en 1727

Mathurin-Marie Thomas.

Sieur du Rocher, il épouse Gillette-Marie Eon. Ils demeurent en leur maison en 1755. Ils en font aveu à Louis-François de la Bourdonnaye, seigneur de La Gacilly. A cette date, la maison de la Bouère consiste en trois pavillons carrés de 48 pieds.

René Eon.

Sieur des Salles, sénéchal de Sixt-sur-Aff, il demeure en sa maison de la Bouère en 1762. Le 23 juin 1762, Messire René Eon se rend à Sixt-sur-Aff pour faire replacer le poteau de la justice de Sixt-sur-Aff. Dans le procès verbal, il est dit que l’ancien poteau se trouvait au haut du cimetière, que l’écusson qui portait les armes de René-Joseph du Guiny et de Jeanne Louise de la Bourdonnaye, sa femme, avait été percé de coups de fusil, que le poteau qu’il va placer sera armorié, sur les quatre faces, aux armes de Vincent Guillon et de Anne-Jeanne du Guiny, sieur et dame de Sixt-sur-Aff.

Julien Le Marchant.

Il est sieur de la Bouère de 1756 à 1766. Il eut une fille Louise-Marie qui lui succéda. En 1788, Marie-Pauline de Quélo et Angélique de Quélo, sa nièce, dames de la Villouët, cèdent leur droit de retrait féodal sur une moitié de maison sise à la Bouère, achetée par Jean Danet d’avec Julien Danard, à maître Jean Bizeul demeurant à Redon, paroisse Notre-Dame le 25 mars 1788. Cet acte fut signé aux Chambots par les deux demoiselles de la Villouët. A ce sujet, il y eut procès entre ledit Bizeul et Jean Soulaine, tuteur de la fille unique de Jean Danet ; celui-ci prétendait que l’acte du 25 mars était nul ; de leur côté, les dames de la Villouët prirent fait et cause pour Bizeul ; la cour de la Villouët donna raison à Bizeul qui vint se fixer à la Bouère.

Louise-Marie Le Marchant et Yves Jacques Saulnier.

Fille de Julien Le Marchant, elle épouse Yves-Jacques Saulnier de la Tribardière, notaire, ancien procureur fiscal de la Villouët ; leurs enfants possèderont la maison de la Bouère jusqu’en 1840.

Jacques Godefroy Saulnier.

C’est le fils aîné de Yves Jacques Saulnier ; notaire de la Bouère, il épouse Scolastique Marie Eon, fille de René Eon, sieur des Salles et de la Bouère, ancien sénéchal de Sixt-sur-Aff. Il fut président du comité de surveillance à La Gacilly pendant la Terreur puis juge au district de Roche-des-Trois. Il décède en 1796 et est entérré en l’église St-Nicolas.

Soulaine est propriétaire du manoir en 1840

Mathurin Collet, nouveau propriétaire en 1843

Famille Boucher.

Famille Thomas.

 

2 - Revenus du Fief de la Bouère.

En 1766, le rôle de la seigneurie de la Bouère, rédigé par Julien Le Marchant, d’après les papiers de Jean Danet de la Provostaie du Val, receveur dudit rôle, valait 19 livres et 10 deniers, 4 journées d’août et 2 tiers de journée, 5 dîmes de seigle sur les tenues suivantes : Hochet, 16 sols ; de la Riaudais, 6s , 6 den. 2 journées, 2 poules ; Métayer, 19 s. 11 den. ; Texier, 4s, 10 den. ; Esignant à Henleix, 13 den. ; Baraguin, 2 s.,6 den. ; Tarjeul, 3 s., 7 den. ; Loyaux à Henleix, 3s ; Bellanger,13s ; de la Marche, 36s ; Duguest, 2s, 6 den ; Lescotay, 7s, 9 den ; Lauloyer, 11s ; de la Moraye, 6s ; autre Métayer, 1s 8 den ; de la Gazais, 30s ; David Praud, 43s, 2 journées ; Guillaume Devinel, 16s ; Guillaume à La Gacilly, 5 demées de seigle ; Le Guiff à la Bouère, 1s. 

D’après ce rôle, il apparaît que le seigneur de la Bouère avait des terres à Henleix en Carentoir, à la Moraie sur la Chapelle-Gaceline, à la Gazaie, à Lauloyer et à la Bouère sur La Gacilly.

 

3 - Les Habitants du Village de la Bouère.

En plus des seigneurs et des dames de la Bouère qui figurent ci-dessus, voici la liste des habitants connus de ce village par ordre chronologique 

  • Eon de la Noë, métayer du château.
  • Perrot Jourdan, métayer du château.
  • Jehan Périé, Perrot Maria, Perrot Riault, Jehan Dalerac, Paul Chevalier, Ollivier Métaier, Ollivier Davy, Guillaume Davy, Jehan Chevalier, Pierre Séro, Guillo Guel, Guillaume Bricel ( près de l’étang de la Bouère), d’après le minu de Dame Marie de Rieux, dame de La Gacilly.
  • Raoulette Perraud.
  • Vincent Rollays, prêtre, faisait partie de la confrérie de la Nativité de Notre-Dame à Carentoir ainsi que de la confrérie de St Jean-Baptiste dans la même paroisse. Il était alors curé de La Gacilly.
  • Jean Goupil, curé de La Gacilly, habite ce village.

 

Mariages entre 1646 et 1747, le premier nommé étant de la Bouère

 

  • Anne Grimaud, dame de la Bouère et Armel Labbé de Ploërmel.
  • Julien Thébault, fils de Michel et Claudine Morin de la Bouère également.
  • Michelle Huet, fille de Jean et Jean Soulaine, fils de Martin à Beauregard.
  • Jeanne Glains et Pierre Epaillart du Tay.
  • Olive Collin et René Rubaud du Temple de Carentoir.
  • Mathurine Bruc et Guillaume Toudroit, fils de Guillaume de la Corblaie.
  • Michel Métayer et Renée Roux de la Bouère également.
  • Perrine Chesnay, fille de Bertran et Julien Rolaye de Carentoir.
  • Jean Coué, fils de François et Vincente Huet, fille de Jean.
  • Claudine Cavalon et Jean Cheval, fils de Yves de la Provostais.
  • Michel Cavalon et Guillemette Séguin de St André.
  • Jean Besnard et Mathurine Métayer, fille de Jacques.
  • Jacquette Métayer et Jean Chesnays.
  • Maître Jacques Chesnays et Mathurine Coué.
  • Julien Goupil, laboureur et Louise Soulaine du Tay.
  • François Thomas et Jeanne Peré.
  • Jeanne Métayer (22 ans) et Julien Huet (35 ans) de La Gacilly.
  • Anne Roux et Guillaume Séguin, tailleur du Chesne-Jéhannais.
  • Joseph Saunier, seigneur de la Bouère et Marie-Charlotte Houet.
  • Jean Chesnays, laboureur et Denise Séguin, veuve de Jean Colin.
  • Jean Rubaud, fille de René et Jeanne Pinart, fille de Pierre.
  • Louise Rubau, fille de Jacques et Vincent Métayer, fils de feu Jacques.
  • René-Mathurin Eon et Jeanne-Marie Glains, fille de Charles.
  • Gilles Rubaud, fils de Jacques et Marie Séro, fille de Pierre de la Villouët.
  • En 1679, Michel-François Le Guiff est tanneur à la Bouère. 

Dans le registre des donations (fondations) faites à l’église St Nicolas, il est noté que, le 6 avril 1666, Marc Bruc donne une rente de cinq livres payable par Mathurin Boucher de la Bouère. Le 19 septembre 1676, Jean Coué donne quatre livres sur le pré de la Bouère payable par Jean Glains et Alexis Delios. Le 31 octobre 1693, M. André Saulnier, sieur de la Bouère, donne à l’église St-Nicolas une somme de 400 livres. Le 18 avril 1771, Julienne Métayer, veuve de M. Joseph Duguest, demeurant à la Bouère, donne un capital de cent livres pour la fondation d’une exposition du Saint-Sacrement, le premier dimanche de chaque mois dans l’église de La Gacilly. Le général de Carentoir accepta à condition qu’après le prélèvement de la somme de trente livres au profit des prêtres de La Gacilly, le surplus serait versé dans la caisse de la trêve pour le paiement des cierges et les besoins de l’église tréviale et que, deuxième condition, la fondatrice pourvoirait à tous les frais d’installation et reconnaissance de sa fondation.

Louise-Marie Seguin, fille de Joseph-René Seguin et nièce de messire Julien Seguin, naquit en 1758. Elle entra aux Ursulines de Malestroit où elle devint professe en 1780. sous le nom de sœur Geneviève. Inquiétée au début de la Révolution, elle choisit de continuer à mener la vie commune. Expulsée en 1792, elle se retira à la Bouère où elle mourut après 1800. En 1798, Pierre Mabon est meunier ; Pierre Auvray est fileur de laine tout comme Mathurine Cheval qui obtiendra une réputation certaine en la matière ; à la même époque, il y a aussi un tanneur et Louis Tatard est tisserand. 

Une particularité du village de la Bouère, c’est qu’il fut, pendant plusieurs siècles, le siège d’une frairie. La frairie était, en fait, un rassemblement de plusieurs villages pour la défense de leurs intérêts matériels et religieux. Pour cela, il y avait un gouvernement avec un chef de frairie, le bâtonnier ; le recteur de la paroisse faisait obligatoirement partie de ce gouvernement. En 1449, la paroisse de Carentoir comportait seize frairies dont trois à La Gacilly : le bourg avec l’église St-Nicolas, St-Jugon avec la chapelle du même nom et la Bouère. Cette frairie regroupait : la Bouère, la Ville-aux- Aînés, la Ville- d’Aval, le Haut et Bas-Lieuvy, les Villes- Geffs, la Haute et Basse-Provostais, la Mandraie, Dramels, le Tay aux Epaillard et le Tay aux Perré, la Haute et Basse-Gazaie avec la Riaudais. Chose curieuse pour ce village de la Bouère, alors que pratiquement toutes les frairies avaient leur église ou chapelle ainsi que leur saint patron qui, la plupart du temps donnait son nom à la frairie, la Bouère n’avait ni chapelle, ni saint patron à notre connaissance. Pourquoi ? Mystère, d’autant plus que tous les châteaux avaient leur chapelle. Des recherches en ce domaine restent à faire.

La Bouère fut toujours un village très important, le plus important de La Gacilly, au point de vue population mais aussi au point de vue du nombre de personnalités.

 

Tout d’abord avec de nombreux notaires:

  • Arthur de Forges en 1517.
  • René Grimaud en 1650
  • Joseph-André Saulnier 

 

De nombreux prêtres naquirent à la Bouère ou y habitèrent :

Vincent Rollays, curé de La Gacilly en 1612.

Jean Goupil en 1664. A son sujet, un acte d’inhumation rapporte le fait suivant : « Barthélémy Saulnier, cuisinier de son métier, mendiant son pain, extrêmement pauvre, non marié, fut confessé par messire Jean Goupil, demeura s’arrêter en un four au village de la Bouère, étant fort malade d’une dissenterie dont il mourut. Cette maladie lui dura environ un mois ou plus. Le 25 novembre 1668, décèda et le lendemain fut ensépulturé dans le cimetière et fut fait service pour le repos de son âme. La sépulture faite par messire Julien Tastard, curé ». Ce dernier habitait au Chêne.

 

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BROZHEAS

Ce village doit dater du XVI° siècle au moins puisque l’une de ses demeures porte la date de 1602 mais aucune trace n’a été retrouvée dans les diverses archives consultées ; Ducrest de Villeneuve parle d’une Jacquette au début du XVII° siècle dans ce village qui s’appelait alors Brohéas. Au point de vue étymologie, il est permis de penser que ce nom vient de BRO qui veut dire PAYS et de HEAS, sans doute le nom de la famille qui créa ce village. Georges Le Cler va plus loin en parlant d’une déformation de Brohéac, la terminaison AC désignant une exploitation agricole et la première partie serait le nom du fondateur. Il semblerait que le haut du village se soit appelé la Ville Herçay pendant un certain temps puis la Ville HercouëtCe village doit dater du XVI° siècle au moins puisque l’une de ses demeures porte la date de 1602 mais aucune trace n’a été retrouvée dans les diverses archives consultées ; Ducrest de Villeneuve parle d’une Jacquette au début du XVII° siècle dans ce village qui s’appelait alors Brohéas.

Au point de vue étymologie, il est permis de penser que ce nom vient de BRO qui veut dire PAYS et de HEAS, sans doute le nom de la famille qui créa ce village. Georges Le Cler va plus loin en parlant d’une déformation de Brohéac, la terminaison AC désignant une exploitation agricole et la première partie serait le nom du fondateur. Il semblerait que le haut du village se soit appelé la Ville Herçay pendant un certain temps puis la Ville Hercouët.

 

 

 

Voici les mariages des habitants de ce village entre 1646 et 1900, le premier nommé étant de Brozhéas : 

  • 7-11-1673 Jerôme Toudroit, fils de Pierre et Jeanne Métayer, fille de Julien de la Haute Bardaie.
  • 28-11-1673 Vincent Hochet et Jeanne Noël.
  • 27-06-1678 Guillemette Glet et Pierre Danto des Fougerêts .
  • 14-10-1679 Jean Collin, fils de Pierre et Perrine Séguin.
  • 07-10-1681 Yves Toudroit et Guillemette Tatart du Chesne-Gélinais.
  • 27-11-1685 Louise Guillet et Jean Philipot de La Gacilly.
  • 25-02-1686 Mathurin Collin et Julienne Séguin, fille dOlivier.
  • 07-05-1686 Julienne Morin, fille de Raoul et Ambroise Guilloux du Tay.
  • 26-11-1687 Claudine Collin et Claude Perré du Tay.
  • 08-01-1705 Louise Collin, fille de Jean et Pierre Praud, fils de Louis de la Minardais.
  • 19-02-1760 : Jeanne Perré et Jacques Saloux.
  • 14-02-1797 : Jugon Thomas et Jeanne Thomas.
  • 09-07-1800 : Charles Guillet et Françoise Colin de la Haute Bardaie.
  • 19-07-1801 : Mathurin Maltete et Françoise Tual de la Gazaie.
  • 18-09-1802 : Pierre Coué et Perrine Danard.
  • 09-07-1804 : Joseph Maltete et Françoise Clainchard.
  • 15-06-1805 : Renée Coué et Julien Colin.
  • 21-01-1807 : Julien Coué et Anne Legouesbé de la
  • 20-02-1808 : Marie Coué et Jean Boucher.
  • 03-02-1812 : Marie Noël ou Nouel et Joseph Coué de la Provostais, veuf de Perrine Roland.
  • 12-04-1818 : Marie Toudroit et Joseph Cou
  • 23-05-1818 : Jean Guillet et Guillemette Soulas du Chêne
  • 17-09-1822 : marie Maltête et Jean Blanchard.
  • 12-08-1823 : Louise Sorel et Louis Sorel
  • 16-07-1824 : Jean Marie Toudroit et Marie Sorel de Brozhéas également  22-01-1827 : Michelle Marie Texier et François Poligné de la Ville Jarnier
  • 08-08-1831 : Perrine Hallet et Jean Paris de la Bouère
  • 05-07-1833 : Olivier Toudroit et Louise Delourme
  • 01-10-1843 : Perrine Julienne Coué et Pierre Audran de la Corblaie.
  • 06-07-1844 : Marie Louise Blanchard et Mathurin Pierre LOyaux
  • 28-06-1845 : Françoise Malteste et Joseph Marie Lecoq de St-André
  • 25-10-1846 : Marie Joseph Boucher et Joseph Legouesmé de la Saudraie
  • 03-07-1848 : Charles Mathurin Saloux et Marie Joseph Coué dHaudiart
  • 22-11-1851 : Joseph Saloux et Louise Cheval de la Haute Bardaie
  • 17-02-1852 : Anne Marie Boucher et Pierre Marie Boucher de la Ville Jarnier.
  • 28-02-1853 : Vincente Blanchard et Jean Marie Soulaine
  • 03-12-1853 : Joseph Marie Boucher et Jeanne Marie Cheval.
  • 24-02-1854 : Julien Coué et Marie Louise Saloux également de Brozhéas.
  • 05-06-1854 : Jeanne Marie Rabin et Mathurin Saloux
  • 27-06-1859 : Jean Louis Poligné et Mathurine Audran de la Ville Jarnier
  • 15-06-1861 : Julienne Métayer et Jean Marie Saloux
  • 20-07-1861 : Charles Saloux et Marie Rabin
  • 04-07-1864 : Mathurine Métayer et Julien Épaillard du Pâtis.
  • 19-06-1869 : Perrine Marie Poligné et Pierre Marie Lanoë
  • 09-10-1869 : Julien Marie Coué et Perrine Legouéme de la Ville Jarnier.
  • 09-07-1871 : Julien Marie Métayer et Marie Sevestre de Brozéas également
  • 01-07-1872 : Jeanne Marie Boucher et Vincent Saloux
  • 04-07-1874 : Marie Joseph Poligné et Joseph Boulard de la Haute Bardaie.
  • 09-01-1875 : Mathurin Lecoq et Marie Louise Saloux de Brozhéas également
  • 21-02-1876 : Perrine Audran et Joseph Renaud
  • 01-06-1878 : Jeanne Marie Saloux et Jean Louis Hémery
  • 31-01-1880 : Joseph Marie Coué et Marie Julienne Glet de la Saudraie. 
  • 27-01-1883 : Marie Joseph Boucher et Jean Louis Coué de Haudiart.
  • 06-11-1886 : Perrine Boucher et Pierre Marie Guezaie
  • 04-06-1892 : Julienne Marie Loyau et Joseph Glet
  • 02-07-1892 : Pierre Marie Saloux et Louise Saloux
  • 28-01-1893 : Pierre Marie Boucher et Marie Louise Saloux de la Haute Bardaie.
  • 10-06-1899 : Joseph Marie Saloux et Mathurine Saloux de La Haute Bardaie

 

Dans le registre des donations (fondations) faites à l’église Saint-Nicolas, il est noté que, en 1664, Laurent Audran, curé de La Gacilly, et habitant la Ville Jarnier, donne le clos et le pré des Closeaux et celui de Brozhéas. Le 6 novembre 1684, Pierre Epaillard donne une rente de trois livres et quatre sols sur terre près de Brozhéas, rente due par Pierre Moreau. Le 30 novembre 1711, Jeanne Tastart donne à l’église Saint-Nicolas une rente de quatre livres sur le pré de la Villio et le champ des Puits, rente due par Marie et Pierre Coué de Brozhéas. Vers 1770, le prêtre habitué Denis Séguin donne une rente de cinq livres sur le pré de la Planchette, endroit situé entre Brozhéas et la Ville Jarnier, rente due par Joseph Malteste à Brozhéas.

Au débouché du chemin qui vient du Chêne, justement appelé le chemin des Puits, au bout de la rue du village, il y a, encore aujourd’hui, une fontaine avec un lavoir et un abreuvoir. A mi parcours entre le Chêne et Brozhéas, au bord de ce même chemin, près de la croix du Chêne Rond, il y a une autre fontaine avec lavoir et abreuvoir : ces deux points d’eau donnent naissance au Lobidy, le ru affluent du Rahun qui, après avoir traversé la prairie de la Villouët, séparait le Tay aux Epaillart du Tay aux Perré.

Au sommet de la butte qui domine ce village à l’Ouest, Brozhéas avait son moulin, le moulin de Bréhaut.

En plus de Denis Seguin, ce village a vu la naissance de deux personnages importants :

le Révérend Charles Maubec, sieur de Brohéas, docteur en théologie, aumônier, conseiller et prédicateur du roi ; en 1674, il permute avec René Gilles, curé de Sérent mais on ne sait pas contre quel bénéfice ; il devait y rester curé jusqu’en 1680.

Pierre Maubec qui devint chapelain à la Vieille Ville en Carentoir en 1675.

Au-dessus de Brozhéas, une pièce de terrain porte le nom de Huche-Loup, preuve que cet animal vivait dans les parages à une certaine époque. Qu’on se rappelle de St Jugon qui n’est pas très loin.

En 1798, Charles Sorel y est charpentier et François Espert y est couvreur.

1950 : Gus Vial était bourrelier dans une grange et Marie Renaud était journalière couturière.

 

 BUHAN

Dans un document de 1417 concernant la Glouzie, il est indiqué que , parmi les dépendances de la Bouêxière-Launay, il y avait le Bois Guériff situé sur le chemin entre la Glouzie et la Ville Buhen, premier nom connu de Buhan. Buhen serait le nom de la première famille qui aurait habité ce lieu. Le nom de ce village apparaît aussi dans une réformation de 1427  :

 « L’hébergement de la Villebuhen antien appartenant à Thebaud Mallesette et y a métairie en laquelle demoure Jehan Tatard, et ont accoustumé les y demourants estre exempts ». En 1447, la Ville-Buhen appartient à Guillaume de Mallesette, noble ; Jehan Jehan, métayer, y demeure. Il faut rappeler que les Mallesette étaient seigneurs de la Ville Orion et possédaient également les métairies de Galny et de Dramels.

Le 26 f évrier 1669 eut lieu le mariage de Jeanne Hochet de la Ville-Buhan et Guillaume Barbier.

Par retrait lignager, le 30 mars 1784, le comte de Talhouët, marquis de Bois-Orhand, devient baron de la Hunaudaye. Sa fille aînée était héritière mais elle mourut jeune sans postérité et c’est sa sœur Mathilde de Talhouët qui hérite et se trouve dame de la Hunaudaye, du Boscher en Carentoir et de Buhan à La Gacilly. Elle épouse en 1809 Jacques-Marie du Haffont de Lestrédiagat dont elle eut trois filles ; la seule survivante et infirme, Amélie, fut mariée en 1836 au comte Charles Le Gouvello qui devint, par ce mariage, propriétaire de Buhan ainsi que de la Gélinaye, du Boschet et du moulin de Galny.

Dans un document de 1417 concernant la Glouzie, il est indiqué que, parmi les dépendances de la Bouêxière-Launay, il y avait le Bois Guériff situé sur le chemin entre la Glouzie et la Ville Buhen, premier nom connu de Buhan. Buhen serait le nom de la première famille qui aurait habité ce lieu. Le nom de ce village apparaît aussi dans une réformation de 1427. 

 « L’hébergement de la Villebuhen antien appartenant à Thebaud Mallesette et y a métairie en laquelle demoure Jehan Tatard, et ont accoustumé les y demourants estre exempts ». En 1447, la Ville-Buhen appartient à Guillaume de Mallesette, noble ; Jehan Jehan, métayer, y demeure. Il faut rappeler que les Mallesette étaient seigneurs de la Ville Orion et possédaient également les métairies de Galny et de Dramels.

La Ville-Buhen est devenue la Ville-Buhan ; entre temps, il semble que ce village se soit appelé la Ville Buham.

Mariages à La Gacilly entre 1647 et 1900, le premier nommé étant du village :

  • 26- 02-1669 : Jeanne Hochet et Guillaume Barbier.
  • 24-02-1813 : Denis Mouraud et Marie Etrillard.
  • 01-02-1817 : Julien Marie Morice et Jeanne Marie Chédalleux de Dramels
  • 11-02-1821 : Joseph Poirier et Marie Jeanne Tatart
  • 21-07-1827 : Anne Poirier et Julien Perrigue
  • 21-07-1827 : Julien Poirier et Marie Courlier du Pâtis
  • 15-02-1841 : Anne Marie Poirier et Jean Coué.
  • 31-10-1846 : Mathurine Poirier et Julien Sevestre de la Ville Orion
  • 04-06-1860 : Jeanne Marie Poirier et Joseph Simon de la Bouère
  • 06-04-1866 : Marie Joseph Poligné et Joseph Rabin de Lauloyer
  • 12-10-1872 : Joseph Marie Coué et Jeanne Labarre.
  • 21-04-1884 : Julienne Marie Coué et François Mathurin Cheval.
  • 01-07-1885 : Anne Marie Noël et Louis Coué de Lauloyer.

 

  En 1784, alors que Mathilde de Talhouët est propriétaire de l’hébergement, le village prend le nom de Buhan. Par retrait lignager, le 30 mars 1784, le comte de Talhouët, marquis de Bois-Orhand, devient baron de la Hunaudaye. Sa fille aînée était héritière mais elle mourut jeune sans postérité et c’est sa sœur Mathilde de Talhouët qui hérite et se trouve dame de la Hunaudaye, du Boscher en Carentoir et de Buhan à La Gacilly. Elle épouse, en 1809, Jacques-Marie du Haffont de Lestrédiagat dont elle eut trois filles ; la seule survivante et infirme, Amélie, fut mariée en 1836 au comte Charles Le Gouvello qui devint, par ce mariage, propriétaire de Buhan ainsi que de la Gélinaye, du Boschet et du moulin de Galny.

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LE CHATELIER

Chatelier d’après Ducrest de Villeneuve, ce village existait au V° siècle ; des émigrants bretons de l’île de Bretagne (la Grande Bretagne de maintenant) vinrent s’y établirent sous le règne de Conan Mériadec dit Le Grand vers 420. Ce village figure dans la liste des « tenues » qui relevaient de la Roche Gestin en 1406. Quand on parle du Châtelier, on pense tout de suite à la motte castrale. De tous temps, l’homme a voulu se protéger. Certains ouvrages de défense en terre remontent aux âges protohistoriques. Puis les Romains, aux III° et IV° siècles, construisirent des buttes en pierre et/ou en terre pour se mettre à l’abri d’éventuels attaquants. Ils appelèrent ces camps « châteliers ». Toutes les contrées exposées aux invasions furent pourvues de ces moyens de défense. Au VIII° siècle, ces mottes sont doublées d’un fossé, de douves dont la terre sert à élever un talus. Puis vers l’an mil, la motte est surmontée d’une tour d’abord en bois, comme sur la tapisserie de Bayeux, puis en pierre. Au pied de cette élévation, un terre-plein, appelé basse-cour, d’une trentaine de mètres de circonférence, servait de refuge aux paysans des environs en temps de guerre ; c’est la configuration de la motte du Châtelier. Ces mottes avaient donc un rôle militaire de défense, de surveillance mais aussi un rôle de puissance pour le seigneur afin d’afficher sa supériorité. A noter que la parcelle de terrain sur lequel se trouve la motte porte le nom de Butte du Rocher au cadastre napoléonien de 1824D’après Ducrest de Villeneuve, ce village existait au V° siècle ; des émigrants bretons de l’île de Bretagne (la Grande Bretagne de maintenant) vinrent s’y établirent sous le règne de Conan Mériadec dit Le Grand vers 420.

Ce village figure dans la liste des « tenues » qui relevaient de la Roche Gestin en 1406.

Quand on parle du Châtelier, on pense tout de suite à la motte castrale. De tous temps, l’homme a voulu se protéger. Certains ouvrages de défense en terre remontent aux âges protohistoriques. Puis les Romains, aux III° et IV° siècles, construisirent des buttes en pierre et/ou en terre pour se mettre à l’abri d’éventuels attaquants. Ils appelèrent ces camps « châteliers ». Toutes les contrées exposées aux invasions furent pourvues de ces moyens de défense. Au VIII° siècle, ces mottes sont doublées d’un fossé, de douves dont la terre sert à élever un talus. Puis vers l’an mil, la motte est surmontée d’une tour d’abord en bois, comme sur la tapisserie de Bayeux, puis en pierre. Au pied de cette élévation, un terre-plein, appelé basse-cour, d’une trentaine de mètres de circonférence, servait de refuge aux paysans des environs en temps de guerre ; c’est la configuration de la motte du Châtelier. Ces mottes avaient donc un rôle militaire de défense, de surveillance mais aussi un rôle de puissance pour le seigneur afin d’afficher sa supériorité. A noter que la parcelle de terrain sur lequel se trouve la motte porte le nom de Butte du Rocher au cadastre napoléonien de 1824.

  • 25 septembre 1629 : Jeanne Aéoul du Châtelier épouse Pierre Coyac qui habite à l’hôpital St Jean de La Gacilly.
  • 21-02-1797 : mariage de Pierre Cheval et Renée Toudroit de la Haute Bardaie.
  • 2-7-1810 : mariage de Marie Fontaine du Châtelier et Pierre Nouel de la Corblaie.
  • 31-10-1840 : Louise Cheval et Joseph René Guillet de la Haute Bardaie
  • 02-05-1859 : Marie Charlotte Loyer et Jean Louis Pignaud de la Bouère

Une famille a marqué ce village, c’est la famille Le Chapt, très influente à La Gacilly. En 1741, Joseph Le Chapt est notaire et procureur du marquis de la Bourdonnaye. Il était le neveu de Claude Le Chapt devenu prêtre en 1733, lui-même cousin de René Glains, curé de La Gacilly en 1745 qui habitait le Tay. Joseph Le Chapt se dira sieur du Châtelier en attendant d’être sieur du Gripay en Sixt-sur-Aff. Un autre Le Chapt, Jacques, deviendra procureur au marquisat de la Bourdonnaye et se nommera curieusement sieur des Brelles.

Un autre personnage a marqué ce village, c’est Jean Cheval. En janvier 1794, il est agent national ; il n’a alors que 28 ans et c’est en fait lui qui dirige les conseillers municipaux de La Gacilly. En juin 1794, Jean Cheval dénonce au district de Roche des Trois, comme mauvais citoyen, Joseph Guillemin, le fils d’un marchand de la rue des Ponts qui était chargé de réorganiser une garde nationale de 50 hommes à La Gacilly. Le conseil municipal destitue ce Joseph Guillemin et nomme, à sa place, un officier de santé de Redon. En juillet 1794, Jean Cheval part pour Rennes pour tenter de fédérer les modérés ; c’est alors qu’il est « attaqué » à son tour. En fait, il a fait des jaloux car il a des sympathies dans les deux camps ; il avait pu ainsi empêcher le départ de nombreux jeunes gens, il s’était opposé à l’application trop sévère des lois oppressives, il avait rendu difficile la perception des impôts nouveaux. Les Gaciliens avaient compris son rôle bienfaisant et ne voulurent pas le condamner. En septembre 1794, il est accusé de connivence avec les Chouans ; on lui reproche de ne jamais rien fournir aux réquisitions et d’y soustraire son frère Pierre habitant lui aussi le Châtelier.

 Jean Cheval fit nommer René Noël Rubault, le prêtre qui prêta le serment constitutionnel, comme curé de La Gacilly à la place de l’abbé Chantreau, le curé insermenté qui avait décidé de se cacher. Jean Cheval deviendra ensuite maire de La Gacilly.

 

LE CHENE

Dans le registre des donations (fondations) faites à l’église Saint-Nicolas, il est noté que, le 28 novembre 1712, Jeanne Tastart donne une rente de neuf livres sur une terre près le village du Chêne et un pré du domaine de la Roche Gestin, rente due par Olivier Dandin. D’après la date ci-dessus, il est permis de penser que ce village existait à la fin du XVII° siècle au moins puisque l’on y trouve un boucher au début de ce siècle. Il est fort probable que ce village se soit appelé le Chêne Jehannet puis le Chêne GeslinaisDans le registre des donations (fondations) faites à l’église Saint-Nicolas, il est noté que, le 28 novembre 1712, Jeanne Tastart donne une rente de neuf livres sur une terre près le village du Chêne et un pré du domaine de la Roche Gestin, rente due par Olivier Dandin. D’après la date ci-dessus, il est permis de penser que ce village existait à la fin du XVII° siècle au moins puisque l’on y trouve un boucher au début de ce siècle. Il est fort probable que ce village se soit appelé le Chêne Jehannet puis le Chêne Geslinais

Mariages à La Gacilly entre 1647 et 1900, le premier nommé étant du village :

  • 03-02-1756 : Guilmette Cheval du Chesne-Gélinais et Marc Blanchard de la Corblaie.
  • 08-09-1793 : Michèle Hervy du Chesne Gélinais et Mathurin Riallain.
  • 25-11-1811 : Julien Colin du Chesne Gélinais et Michelle Sevestre de la Ville Jarnier.
  • 16-11-1812 : Mathurin Danard et Jeanne Brien du Pâtis.
  • 23-05-1818 : Guillemette Soulas et Jean Guillet de Brozéas
  • 06-03-1831 : Marie Joséphine Colin et Joseph François Chotard.
  • 09-12-1839 : Renée Coué et Jean Marie Rozy
  • 25-04-1846 : Marie Royer et Julien Tual de la Gazaie
  • 03-09-1859 : Jeanne Marie Chotard et Jean Mathurin Texier de la Ville Jarnier
  • 14-04-1866 : Marie Joséphine Chotard et Julien Marie Texier de la Ville Jarnier
  • 07-09-1867 : Julienne Danard et Naël Joachim
  • 15-04-1872 : Julienne Danard et Julien Soulas
  • 21-11-1881 : Julien Marie Tual et Marie Joseph Hervé de la Haute Provostais
  • 22-07-1882 : Joseph Marie Tual et Jeanne Marie Sevestre de Lauloyer
  • 25-06-1887 : Julein Marie Audran et Marie Julienne Audran de la Villio.
  • 03-02-1888 : ¨Pierre Marie Brient et Marie Françoise Glet de la Saudraie.
  • 25-08-1888 : Joséphine Brient et Joseph Marie Quiban
  • 27-11-1889 : Georges Marie Brient et Marie Joseph Fillodeau de la Gourgandaie.
  • 19-08-1893 : Joseph Marie Audran et Anne Mathurine Brien.

 

 

LA CORBLAIE

En 1427, ce village est appelé la Corbelaye. Au début du XVI° siècle, les dames religieuses du Calvaire de Redon possèdent le champ de la Latte dans ledomaine de la Corbelaye. Entre 1649 et 1678, le doyen de Carentoir, Honoré Le Roy acheta à Thomas Fabron, sieur de la Prégentière, conseiller du roi au présidial de Vannes et à Jeanne Le Clerc, sa femme, ainsi qu’à Denis Fabron, prêtre, prieur de Baix, diverses terres situées au village de la CorblaieDans le registre des donations (fondations) faites à l’église Saint-Nicolas, il est noté que, le 28 novembre 1712, Jeanne Tastart donne une rente de neuf livres sur une terre près le village du Chêne et un pré du domaine de la Roche Gestin, rente due par Olivier Dandin. D’après la date ci-dessus, il est permis de penser que ce village existait à la fin du XVII° siècle au moins puisque l’on y trouve un boucher au début de ce siècle. Il est fort probable que ce village se soit appelé le Chêne Jehannet puis le Chêne Geslinais

Mariages à La Gacilly entre 1647 et 1900, le premier nommé étant du village :

  • 03-02-1756 : Guilmette Cheval du Chesne-Gélinais et Marc Blanchard de la Corblaie.
  • 08-09-1793 : Michèle Hervy du Chesne Gélinais et Mathurin Riallain.
  • 25-11-1811 : Julien Colin du Chesne Gélinais et Michelle Sevestre de la Ville Jarnier.
  • 16-11-1812 : Mathurin Danard et Jeanne Brien du Pâtis.
  • 23-05-1818 : Guillemette Soulas et Jean Guillet de Brozéas
  • 06-03-1831 : Marie Joséphine Colin et Joseph François Chotard.
  • 09-12-1839 : Renée Coué et Jean Marie Rozy
  • 25-04-1846 : Marie Royer et Julien Tual de la Gazaie
  • 03-09-1859 : Jeanne Marie Chotard et Jean Mathurin Texier de la Ville Jarnier
  • 14-04-1866 : Marie Joséphine Chotard et Julien Marie Texier de la Ville Jarnier
  • 07-09-1867 : Julienne Danard et Naël Joachim
  • 15-04-1872 : Julienne Danard et Julien Soulas
  • 21-11-1881 : Julien Marie Tual et Marie Joseph Hervé de la Haute Provostais
  • 22-07-1882 : Joseph Marie Tual et Jeanne Marie Sevestre de Lauloyer
  • 25-06-1887 : Julein Marie Audran et Marie Julienne Audran de la Villio.
  • 03-02-1888 : ¨Pierre Marie Brient et Marie Françoise Glet de la Saudraie.
  • 25-08-1888 : Joséphine Brient et Joseph Marie Quiban
  • 27-11-1889 : Georges Marie Brient et Marie Joseph Fillodeau de la Gourgandaie.
  • 19-08-1893 : Joseph Marie Audran et Anne Mathurine Brien.

LA CROIX-ELVEN

ne figurent pas dans les descriptions, car la création est récente et ne date que de la fin du XIX° siècle voire du début du XX°ne figurent pas dans les descriptions, car la création est récente et ne date que de la fin du XIX° siècle voire du début du XX°.

 

 

 

 

 

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DRAMEL

L’hébergement de la Ville-Dramel appartient à Guillaume Damel « et y a métairie antienne en laquelle demoure Jehan Hallec et ont accoustumé les y demourants estre exempts ». (Réformation de 1427). En 1447, on retrouve « Guillaume Jourdain météer de Guillaume Malesecte en son hostel de la Ville-Dramel. », Guillaume Mallessecte étant alors seigneur de la Ville Orion.

Mariages entre 1646 et 1900,

  • 01-02-1817 : Jeanne Marie Chédalleux et Julien Marie Morice de la Ville Buhan
  • 21-10-1854 : Louis Texier et Marie Perrigue du Tay
  • 24-11-1879 : François Rafflegeau et Marie Labarre
  • 13-01-1894 : Marie Françoise Rafflegeau et François Marie Cheval
  • 28-08-1897 : Marie Julienne Rafflegeau et Louis Thomas de la Provostais

 

 

 

LA GAZAIE

La Gazaie, tout comme Gazeau, semble vouloir dire le village des Gaz. Georges Le Cler pense que ce nom pourrait venir de Gasse qui désigne un endroit boueux, humide ou venir également de Gazagne qui est une grosse ferme dans le midi de la France.Ce village figure aussi dans le minu de Marie de Rieux de 1465 ; Julien Le Bret et Perrot de La Noë y habitent. Chose curieuse, dans un autre document de la même année, un Perrot de La Noë est métayer à la Roche GestinLa Gazaie, tout comme Gazeau, semble vouloir dire le village des Gaz. Georges Le Cler pense que ce nom pourrait venir de Gasse qui désigne un endroit boueux, humide ou venir également de Gazagne qui est une grosse ferme dans le midi de la France.

Ce village figure aussi dans le minu de Marie de Rieux de 1465 ; Julien Le Bret et Perrot de La Noë y habitent. Chose curieuse, dans un autre document de la même année, un Perrot de La Noë est métayer à la Roche Gestin.

En fait, ce village avait trois parties : la Basse Gazaie, la Haute Gazaie et la Riaudais, cette dernière n’avait que trois maisons dont l’une portait le nom de maison Soulas et une autre s’appelait le manoir de Dom Jacques car, dans celle-ci, habitait Jacques Perré qui fut curé de La Gacilly en 1694.

Autre particularité de ce village, il avait une très grande vigne appelée vigne Caradeuc qui se trouvait entre la Gazaie et la Provostais, on en  parle dans un aveu de 1450. Aujourd’hui encore, cet endroit porte le nom de la Vigne ainsi qu’un nouveau giratoire.

Mariages entre 1646 et 1900, le premier nommé étant habitant de la Gazaie :

  • 29-07-1664     Julien Poligné, fils de Jean et Anne Métayer, fille de Claude.
  • 23-09-1664     Jean Tastart, fils dAmbroise et Guillemette Goupil, fille de Vincent.
  • 09-02-1671     Jacquette Polignier et Pierre Hervy de la Basse Provostais.
  • 13-02-1673     Olivier Tastart, laboureur et Perrine Perré, fille de Jacques.
  • 31-07-1684     Prégent Métayer, fils dOlivier et Marie Tatart de la Ville es Esnés.   
  • 17-02-1699     Renée Ferré, fille de feu Julien et Pierre Séguin du Chesne-Gélinais.
  • 09-02-1738     Anne Rabin et François Rouxel, mineurs tous les deux.
  • 29-01-1799 :  Pierre Tual et Jeanne Collet.
  • 17-09-1800 :  Joseph Boucher et Julienne Dandin.
  • 19-07-1801 :  Françoise Tual et Mathurin Maltete de Brozéas.
  • 20-02-1802 :  Marie Gicqueau et Joseph Tual de la Gazaie également.
  • 23-01-1806 :  Jugone Simon et Pierre Boucher.
  • 19-02-1808 :  Joseph Gicqueaux et Louise Royer du Tay.
  • 17-02-1816 : Marie Coué et Pierre Gicqueaux des Villes Geffs
  • 26-12-1818 : Joseph Tatart et Jeanne Métayer du Tay
  • 24-02-1821 : Marie Simon et Mathurin Gicqueaux des Villes Geffs
  • 04-02-1823 : Marie Tatard et Auguste Mathurin Colineaux
  • 17-11-1827 : Mathurin Simon et Anne Soulas de la Corblaie
  • 25-07-1835 : Michelle Maltête et Mathurin Percheul de la Haute Provostais
  • 24-11-1838 : Joseph Marie Gicqueaux et Jeanne Marie Perrigue du Tay
  • 03-06-1844 : Louise Perrine Gicqueaux et Pierre Perrigue du Tay ès Perré
  • 25-04-1846 : Julien Tual et Marie Royer du Chêne
  • 11-05-1850 : Napoléon Pierre Boucher et Françoise Brien du Pâtis.
  • 31-01-1852 : Napoléon Pierre Boucher et Marie Joseph Sevestre de la Ville Orion.
  • 22-07-1853 : Marie Louise Gicqueaux et Jean Marie Tatart du Tay
  • 08-04-1864 : Jean Marie Colineaux et Perrine Trémoureux.
  • 09-04-1864 : Jeanne Marie Tatard et Julien Pierre Chevreuil de Lauloyer.
  • 13-07-1868 : Louise Tatart et Mathurin Perche9-10-1869 : Jeanne Marie Simon et Jean Marie Sorel
  • 18-04-1874 : Julien Simon et Jeanne Marie Soulaine de la Gazaie également
  • 30-05-1874 : Jeanne Marie Coué et Marc Victor Boucher
  • 21-11-1881 : Pierre Marie Perrigue et Vincente Marie Réminiac de la Basse Provostais
  • 10-02-1884 : Joseph Marie Perrigue et Marie Louise Fleury du Lieuvy
  • 21-10-1884 : Julienne Marie Boucher et Pierre Donatien Fillodeau.
  • 24-06-1893 : Jeanne Marie Gicqueaux et Mathurin Marie Fillodeau de la Gourgandaie.
  • 20-02-1897 : Jeanne Marie Simon et Joseph Marie Gicqueaux du Tay
  • 23-10-1897 : Jeanne Marie Gicqueaux et Louis Soulaine

 

En 1738, résidait dans ce village, un dénommé Joseph Le Gouër qui était maître d’école à La Gacilly, ce qui apporte la preuve que, bien avant la construction d’une salle officielle d’enseignement en 1834 dans la future maison de ville, La Gacilly instruisait ses jeunes garçons bien avant que la Convention décrète l’organisation d’un enseignement national qui amènera d’ailleurs à  La Gacilly Mathurin Robert, la seule victime des Chouans chez nous le 8 juin 1795.

Dans ce village de la Gazaie, une masure dont le toit s’était écroulé, vient d’être déblayée ; outre les restes d’une très belle cheminée, une vieille pierre, servant à obstruer une ancienne porte, comporte une sculpture remarquable représentant deux hexagrammes ; rappelons qu’il s’agit de l’étoile à six branches ou sceau de Salomon, l’emblème des Templiers. Le linteau en bois d’une autre maison porte la date de 1635.

 

GAZEAU

La croix actuelle, en granite, a été érigée à l’occasion de la mission de 1913. La croix actuelle, en granite, a été érigée à l’occasion de la mission de 1913. Mais une croix plus ancienne existait un peu plus haut, au débouché du chemin de la Landelle qui descendait de la Glouzie (rue de Picardie actuelle) et continuait tout droit vers la Gazaie. La croix était implantée au milieu du carrefour de ce chemin avec celui qui rejoignait le Pâtis. Elle figure sur le cadastre napoléonien de 1824. Elle a dû être enlevée lors de la construction de la route de Ploërmel/Malestroit et la nouvelle, reconstruite un peu plus bas, a dû l’être pour en rappeler le souvenir.Mais une croix plus ancienne existait un peu plus haut, au débouché du chemin de la Landelle qui descendait de la Glouzie (rue de Picardie actuelle) et continuait tout droit vers la Gazaie. La croix était implantée au milieu du carrefour de ce chemin avec celui qui rejoignait le Pâtis. Elle figure sur le cadastre napoléonien de 1824. Elle a dû être enlevée lors de la construction de la route de Ploërmel/Malestroit et la nouvelle, reconstruite un peu plus bas, a dû l’être pour en rappeler le souvenir.

1950 : Jeannette Coué était confectionneuse de coiffes et les repassaient

 

 

 

 

 

 

 

LA GLOUZIE

La  Glouzie  ancien  village     templier

une des vieilles maisons de la Glouzie qui reste debout et qui vient d’être rénovée- a un manteau de cheminée exceptionnel, identique d’ailleurs à celui d’une maison du Temple de Carentoir avec un monogramme, c’est à dire un ensemble de lettres et/ou de chiffres et/ou de représentations symboliques très difficile à déchiffrer ; celui du Temple ne l’a jamais été, à ma connaissance, pas plus que celui de la Glouzie. Avis aux amateurs, on cherche des décrypteursDans un aveu du 10 avril 1417 de la Bouëxière-Launay en Carentoir, près de Sigré, il est signifié que, parmi ses dépendances, cette maison avait « un bois nommé le Bois Guériff sur le chemin de la Ville-Buhen à la Guillouzie (la Glouzie), pour lequel Guillaume de la Bouëxière rendait aveu à Jehan de Cancouët comme juveigneur d’aîné ainsi que pour tout ce que tenaient de lui Guillaume Rouxel, Jehan Séro, Eon de Roche, Jugon Orio, Guillaume Jéhan, et pour ce que tenaient, à Saint-Jugon et à Saint-André, Jugon Maleste et Guillaume Poirier ». Ce bois fut vendu par Guillaume de la Bouëxière à Jehan de Cancouët. Celui-ci le revendit à Henri Gombert le 20 mai 1434 en présence d’Ollivier Ravilly, Olivier de la Rivière et Guillaume du Puy. L’acte en fut passé par les notaires de La Gacilly.

La Guillouzie est le premier nom connu de la Glouzie ; en 1465, ce fut la Guillousie. En 1626, il est devenu la Glousie. Ce village a une histoire très importante. Autrefois, la Forêt Noire devait venir jusqu’à la Glouzie mais les moines de l’abbaye de Redon en défrichèrent une partie le long de l’ancienne voie romaine, vers 8 ou 900, entre le chemin de Courbe et la Croix Jacquary. La propriété ainsi défrichée fut confiée à un colon, à un tiern nommé Wonoec. Les terres récupérées sur la forêt prenaient le nom de RAN qui devint une division territoriale, c’est à dire une partie du PLOU et plus tard une partie de la paroisse. Au mot RAN, on ajoutait souvent celui du premier propriétaire ce qui donna, dans le cas présent, Ranwonoec. Un peu plus tard, le W fut remplacé par un P et le EC final ne fut plus prononcé ce qui donna Rampono. Une maison fut construite par la suite sur cette propriété ; les restes sont encore visibles actuellement et figurent sur le cadastre napoléonien, parcelle n° 1081 sous l’appellation LARAMPONO, La Guillouzie est le premier nom connu de la Glouzie ; en 1465, ce fut la Guillousie. En 1626, il est devenu la Glousie.

Ce village a une histoire très importante. Autrefois, la Forêt Noire devait venir jusqu’à la Glouzie mais les moines de l’abbaye de Redon en défrichèrent une partie le long de l’ancienne voie romaine, vers 8 ou 900, entre le chemin de Courbe et la Croix Jacquary. La propriété ainsi défrichée fut confiée à un colon, à un tiern nommé Wonoec. Les terres récupérées sur la forêt prenaient le nom de RAN qui devint une division territoriale, c’est à dire une partie du PLOU et plus tard une partie de la paroisse. Au mot RAN, on ajoutait souvent celui du premier propriétaire ce qui donna, dans le cas présent, Ranwonoec. Un peu plus tard, le W fut remplacé par un P et le EC final ne fut plus prononcé ce qui donna Rampono. Une maison fut construite par la suite sur cette propriété ; les restes sont encore visibles actuellement et figurent sur le cadastre napoléonien, parcelle n° 1081 sous l’appellation LARAMPONO, Jean Thomas de la Glouzie en est le propriétaire en 1824. D’autre part, pour avoir de l’eau, une fontaine fut construite, ce fut la fontaine de Courbe où l’eau était délicieuse. Pendant la dernière guerre, les Allemands ne s’y trompèrent pas puisqu’ils y venaient avec des citernes pour se ravitailler en eau potable.

En 1465, on y trouve comme habitants: Eon Jehan, Jehan Jehan, Jehan Rabin, Guillaume Espaillart, Guillemin Espaillart.

En 1626, le village a pris le nom de Glousie.

Alain Noël fut curé de La Gacilly de 1626 à 1642. Il habitait au village de la Glouzie dans la maison Colin. Sur le manteau de la cheminée de cette maison, un calice et une patène ont été gravés ; lors de la démolition de cette maison car elle menaçait de s’écrouler, la pierre de cheminée a été récupérée et a été conservée. L’acte de décès de ce curé est ainsi rédigé : « le 26° jour d’août 1652 décède messire Alain Noël du village de la Glouzie d’une mort accidentelle. S’en allant de la ville de La Gacilly le dict jour environ sur sept à huit heures du soir, on ne sait s’il fut étranglé ou si ce fut cogné, il tomba dans le creux du fossé de Mabio. Le lendemain, il fut trouvé dans la douve du dict fossé et fut inhumé dans le chanceau de l’église sans avoir été visité et le relief du corps fait par le sénéchal et les officiers de la seigneurie ». Comme maintenant, la sécurité des chemins laissait à désirer même sur une courte distance.

Mariages entre 1646 et 1900, le premier nommé étant au moins de la Glouzie :

  • 19-09-1656 Julien Epaillart et X. Daniel du Temple de Carentoir.
  • 26-02-1660 Guillaume Barbier et Jeanne Hochet de Buhan.
  • 16-02-1672 Jacquette Soulaine et François Hervy de la Provostais.
  • 23-07-1680 René Rouxel et Guillemette Fréoul de la Corblaie.
  • 06-07-1683 Julien Guéhenneuc, laboureur et Jeanne Pézeron, fille de Pierre.
  • 30-09-1684 Maître Jean Pézeron et Jeanne Baudin, fille de Julien.
  • 20-10-1687 Jeanne Rouxel et François Baron, fils de Mathurin.
  • 30-10-1687 Julien Séguin et Julienne Epaillart du Pâtis.
  • 16-09-1699 Perrine Belsoeur et Guil. Séguin du Chesne-J. veuf de Anne Roux de la Bouère.
  • 17-02-1744 Julien Cheval et Françoise Guéhenneuc, fille d’Olivier.
  • 16-02-1745 Perrine Michel et maître Joseph Boucher.
  • 20-02-1803 : Françoise Grand ou Graud et Julien Hervé.
  • 27-02-1808 : Jeanne Robert, veuve de Jean Rabin et Jean Sevestre.
  • 31-01-1809 : Jean Thomas et Marie Graud.
  • 26-02-1813 : Augustin Boulard et Marie Guillet de la Haute Bardaie.
  • 21-02-1819 : Joseph Deroche et Marie Chedor.
  • 19-01-1833 : Jean Thomas et Jeanne Marie Fleury
  • 25-04-1841 : Gilles Rabin et Marguerite Épaillard du Pâtis
  • 26-11-1855 : Joseph Thomas et Sophie Guéhénneuc
  • 02-10-1858 : Jeanne Marie Hervé et Joseph Boucher.
  • 11-05-1865 : Perrine Boucher et Pierre Ricaud
  • 07-11-1882 : Emmanuel Marie Guillemot et Pauline Texier
  • 14-07-1884 : Charles Victor Guillemot et Marguerite Coué de Talhuart
  • 22-11-1885 : Sophie Thomas et Jean Marie Colin.
  • 21-12-1895 : Louis Marie Glet et Jeanne Marie Simon

Ce village avait sa chapelle, elle devait s’appeler la chapelle de Croix Chemin ou de Trois Chemins. Au XV° siècle, un document fait état d’une chapellenie de Zacharie, c’est d’ailleurs ainsi que les anciens Gaciliens appelaient la croix de Jacquary. Cette chapellenie comprenait une maison, un cellier, un appentis, une cour murée, un puits et un four. Où pouvait se trouver cette chapellenie ? Au village de la Glouzie où une chapelle existait. Peut-être ou un peu en dessous de la Glouzie, au lieu-dit la Loge, un lieu templier, au carrefour de la voie romaine et du chemin menant à la Glouzie : on sait qu’à cet endroit il y a eu des habitations. Ou alors près de l’auberge de Jacquary, non loin de la croix. L’abbé Chérel rapporte que « le temps et l’abandon, aidés de la pioche, de la charrue et de la herse ont fait en moins de trente ans (de 1890 à 1920) de la chapelle de Zacharie…un champ cultivé. » Enfin, preuve de l’existence de cette chapellenie, c’est qu’elle fut achetée par Julien Morice de La Gacilly vers 1700.Ce village avait sa chapelle, elle devait s’appeler la chapelle de Croix Chemin ou de Trois Chemins. Au XV° siècle, un document fait état d’une chapellenie de Zacharie, c’est d’ailleurs ainsi que les anciens Gaciliens appelaient la croix de Jacquary. Cette chapellenie comprenait une maison, un cellier, un appentis, une cour murée, un puits et un four. Où pouvait se trouver cette chapellenie ? Au village de la Glouzie où une chapelle existait. Peut-être ou un peu en dessous de la Glouzie, au lieu-dit la Loge, un lieu templier, au carrefour de la voie romaine et du chemin menant à la Glouzie : on sait qu’à cet endroit il y a eu des habitations. Ou alors près de l’auberge de Jacquary, non loin de la croix. L’abbé Chérel rapporte que « le temps et l’abandon, aidés de la pioche, de la charrue et de la herse ont fait en moins de trente ans (de 1890 à 1920) de la chapelle de Zacharie…un champ cultivé. » Enfin, preuve de l’existence de cette chapellenie, c’est qu’elle fut achetée par Julien Morice de La Gacilly vers 1700.

Un village situé près de la Glouzie a disparu ; c’est assez rare pour que ce soit signalé. Il s’appela d’abord les Loges Royer puis les Loges Boucher et ensuite le Valet ; un charron y fabriquait des roues vers 1650. Est-ce que ce sont les ruines de sa forge qui existent encore sur le bord du chemin qui descend de la Glouzie au Centre de Secours. C’est fort possible d’autant plus que, dans les ruines qui restent, il y a une cheminée tout à fait particulière et qui vaut le mérite d’être vue. Dans la liste des maisons rattachées au fief seigneurial de La Gacilly en 1465, il y a la maison d’un Symon du Vallet. Etait-ce le village près de la Glouzie ? Au Sud de ce village, il y avait une très grande vigne, l’une des quatre les plus importantes de La Gacilly ; elle était encore en place dans les années 1900. Le Valet est signalé comme un village de La Gacilly dans le Dictionnaire de Rosenzweig.

Un tailleur d’habits vivait dans ce village en 1710; sur une pierre qui a dû être un haut de fenêtre et qui est devenue l’appui d’une fenêtre, sont gravés une paire de ciseaux et un dé à coudre. Cette pierre est encore visible actuellement dans une des ruines du village. Enfin, pour en terminer avec ce village, il faut signaler qu’une hache polie du néolithique a été trouvée entre la Glouzie et Buhan.Un tailleur d’habits vivait dans ce village en 1710; sur une pierre qui a dû être un haut de fenêtre et qui est devenue l’appui d’une fenêtre, sont gravés une paire de ciseaux et un dé à coudre. Cette pierre est encore visible actuellement dans une des ruines du village.

Enfin, pour en terminer avec ce village, il faut signaler qu’une hache polie du néolithique a été trouvée entre la Glouzie et Buhan.

 

La Glouzie et Les Templiers.

La Glouzie est un très vieux village ; le premièr document qui en fait état date de 1417, juste un siècle après la disparition des chefs templiers. Ce fut toujours un village important appelé d’abord la Guillouzie ; il est mentionné sur la carte de Cassini donc c’était déjà un lieu connu au temps de Louis XIV. Entre 1656 et 1745, 11 mariages de gens du village eurent lieu, ce qui dénote une population assez conséquente. Beaucoup d’empreintes, de marques font penser que ce village était un lieu très fréquenté par les Templiers :

Le chemin de traverse Le Temple-Limerzel passait à la Glouzie.

La Glouzie n’est pas très loin de la croix templière de Jacquary ; à remarquer que dans Jacquary, il y a Jacques, les Templiers empruntaient les chemins des Jacquets. 

Les Templiers aimaient les villages et les points élevés pour servir de guet : de la Glouzie on voyait très bien Carentoir et le Temple entre autres. 

La Glouzie était entourée d’étangs : Mabio, la mare des Brelles, la Bouère, la rivière n’était pas loin elle aussi pour le poisson. 

 

La Glouzie est très proche du village des Loges-Royer qui deviendra le Valet et de l’enclos de la Loge, toponymie templière ainsi que des forges des Taillis et du Pavillon, autres termes templiers. 

La Glouzie avait sa vigne entre les Loges-Royer et le ruisseau des Brelles. 

La Glouzie avait une chapelle. 

Une des vieilles maisons de la Glouzie – une des rares qui reste debout et qui vient d’être rénovée- a un manteau de cheminée exceptionnel, identique d’ailleurs à celui d’une maison du Temple de Carentoir avec :

un monogramme, c’est à dire un ensemble de lettres et/ou de chiffres et/ou de représentations symboliques très difficile à déchiffrer ; celui du Temple ne l’a jamais été, à ma connaissance, pas plus que celui de la Glouzie. Avis aux amateurs, on cherche des décrypteurs.

deux hexagrammes, l’un à droite et l’autre à gauche du monogramme Rappelez-vous, l’hexagramme est l’emblème des Templiers, l’hexagramme est l’emblème des Templiers, le sceau de Salomon, la mosquée El Aqsa. Cette figure est composée de deux triangles équilatéraux entrelacés, triangles qui ont servi de base géométrique à la construction de tours, entre autres la tour des Prisonniers dans le château de Gisors, haut lieu templier, et tour dans laquelle on a retrouvé un St-Nicolas gravé dans la pierre.le sceau de Salomon, la mosquée El Aqsa. Cette figure est composée de deux triangles équilatéraux entrelacés, triangles qui ont servi de base géométrique à la construction de tours, entre autres la tour des Prisonniers dans le château de Gisors, haut lieu templier, et tour dans laquelle on a retrouvé un St-Nicolas gravé dans la pierre.

Une petite devinette : quelle est la différence entre ces deux hexagrammes ? Sur celui de droite, la ligne médiane est horizontale et sur l’autre elle est penchée ; l’explication sera donnée un peu plus loin.

 

 

Une autre maison de la Glouzie qui mériterait quelques travaux assez rapidement, voisine de la première, porte sur la cheminée des représentations qui restent aussi à déchiffrer. Certains ont dit que la tête humaine représentait l’ankou breton, c’est à dire la représentation de la mort en Bretagne, parce que cette tête regardait vers l’Ouest. Par malchance, de l’autre côté de la cheminée, il y avait sans doute la même figure qui a dû être cassée ou enlevée mais qui ne regardait sûrement pas vers l’Ouest. D’autres ont avancé qu’il pouvait s’agir de têtes souffleuses pour faire mine d’attiser le feu ; malheureusement, elles n’ont pas les joues gonflées d’air. Il doit plutôt s’agir d’une représentation templière ; en effet les Templiers, dans certaines de leurs maisons, se faisaient représenter par une gravure ou une sculpture dans la pierre. On a le cas dans une maison de Lantiern, une grange du Temple de Carentoir en Arzal, ainsi qu’à la Trinité-Porhoët, lieux templiers (rappelez-vous de la famille Montgommery).

Les autres gravures, en forme de branche de triskell, restent à déchiffrer ; là également un appel est lancé aux chercheurs.

A signaler que ces deux maisons sont situées sur une hauteur, la vue y était très dégagée, on pouvait voir la ville de La Gacilly, la grée St-Jean, Sixt-sur-Aff, la Chapelle-Gaceline, Carentoir, le Temple, et même Coëtquidan, ce pouvait être un lieu de surveillance, un guet templier.

Les Templiers s’entouraient et encourageaient certains métiers : 

Les charrons et les forgerons, suite logique des mines de fer et aussi parce que les Templiers inventèrent la charrue dissymétrique, c’est à dire décalée par rapport à l’animal de trait. Ils mirent aussi au point l’attelage des chevaux. Or, près de la Glouzie, au village des Loges-Royer (en passant, Royer vient de roue), il y avait en 1600 et quelques, un charron ou forgeron et sa maison possédait une cheminée plus que spéciale qui existe encore.

Autre métier encouragé par les Templiers, celui de tisserand ; à la Glouzie, un tisserand-couturier avait sa maison ; sur l’appui de sa fenêtre, des ciseaux et un dé sont gravés dans le schiste.

Enfin les aubergistes étaient très bien vus par les Templiers car ils servaient de relais entre les maisons principales et les granges. Or, à la Glouzie, il y avait une auberge qui faisait également épicerie ; en 1850, un dénommé Tastard tenait cette boutique. D’autre part, il faut rappeler ici, qu’à côté de la croix de Jacquary existait une autre auberge dont les restes étaient encore visibles il y a une quarantaine d’années. Cette auberge figure sur le cadastre napoléonien de 1824.

Avec toutes ces preuves, on peut dire, sans crainte de se tromper, que la Glouzie était vraiment un lieu fréquenté et même habité par les Templiers et pourtant le meilleur reste à venir.

Le Trésor Templier.

Où est-il ce fameux trésor ? Et si je vous dis qu’il est peut-être à la Glouzie ? Vous n’allez pas me croire et pourtant certaines suppositions peuvent le laisser penser.

Près de Dreux, se trouvent les ruines du château de la Robertière construit par Robert I° et que Pierre de Dreux dit Mauclerc, un templier, celui qui devait devenir prince de Bretagne, avait prévu comme retraite du fameux trésor. Mais ce soi-disant secret était connu de tout le monde et cette retraite-cachette avait été changée mais où ? Ce Pierre de Dreux venait régulièrement à la Coeffrie en Messac, la grange qui allait remplacer, plus tard, la commanderie du Temple de Carentoir. D’autre part, dans un document longtemps tenu secret, il est dit : « Le trésor devait être déposé par des convoyeurs qui feront auberge près du lieu négrisilve ». Curieusement cette phrase fut reprise par un descendant illustre des Templiers, Nostradamus qui veut dire, en passant, Notre-Dame, dans ses prophéties appelées les Centuries. Essayons de traduire cette phrase : le trésor devait être déposé, c’est à dire déchargé et laissé, par des convoyeurs, donc des hommes chargés de son transport, qui feront auberge, c’est à dire qui s’arrêteront pour manger et sans doute pour dormir, dans un lieu négrisilve, c’est sûrement le mot le plus difficile à comprendre ; or, certains érudits l’ont traduit par forêt noire.

Vous me direz : on est loin de La Gacilly, pas tellement. Rappelez-vous :

la Glouzie était certainement un lieu fréquenté par les Templiers,

à la Glouzie, il y avait une auberge et même deux avec celle de Jacquary,

que la Glouzie est très proche d’une forêt appelée Forêt Noire, la seule à ma connaissance dans toute la Bretagne,

rappelez-vous aussi que l’un des hexagrammes d’une maison de la Glouzie a sa ligne centrale penchée ; or le même phénomène a été constaté dans l’église St-Gervais et St-Protais, lieu templier à Paris ainsi qu’au château de Gisors (encore). Des chercheurs ont eu l’idée de prolonger cette ligne penchée et de fouiller à l’endroit où cette ligne rencontre le sol. Et miracle, à cet endroit, ils ont découvert des souterrains et, à Gisors, le souterrain contenait des sarcophages et des manuscrits qui ont curieusement disparu très peu de temps après. 

Alors que peut-on en conclure ?

Si le lieu négrisilve était notre Forêt Noire Gacilienne,

Si l’auberge de la Glouzie, située en face de l’ancienne chapelle, était celle des prophéties de Nostradamus, à moins que ce ne soit celle de Jacquary encore plus près de la forêt, 

Si la ligne centrale de l’un des hexagrammes de la vieille maison de la Glouzie qui indique l’emplacement de l’ancienne chapelle avait la même signification que celle de Gisors

Concordances ou coïncidences ? Il est permis de rêver mais à vous de juger.

Ce soir, en faisant cette causerie et au risque de vous décevoir, mon intention était de vous faire découvrir un trésor, pas celui des Templiers, celui-là ne m’a jamais empêché de dormir et pourtant je n’habite pas loin de cette ancienne chapelle. Le trésor que je vous invite à découvrir, c’est celui des vieilles pierres qui existent encore, qui ont encore des choses à nous dire et qu’il faut absolument protéger. Victor Hugo a écrit : “ Au Moyen Age, le genre humain n’a rien pensé qu’il ne l’ait écrit en pierre ». Si aux vieilles pierres, on ajoute une toponymie très riche et des archives plus qu’importantes, le trésor, votre trésor reste encore à découvrir. 

 

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LA GOURGANDAIE

Cette maison noble relevait de la seigneurie de La Gacilly. Elle a dû commencer par s’appeler la Cour-Glandais. Il semble que cette maison ait été rattachée d’abord à la Ville-Hélio (Villio) avant 1400. En 1406, elle est rattachée à la Roche Gestin, le seigneur étant Jehan de Cancouët.

 

Cette maison noble relevait de la seigneurie de La Gacilly. Elle a dû commencer par s’appeler la Cour-Glandais. Il semble que cette maison ait été rattachée d’abord à la Ville-Hélio (Villio) avant 1400. En 1406, elle est rattachée à la Roche Gestin, le seigneur étant Jehan de Cancouët.

Voici ses principaux seigneurs:

Jean de Cancouët.

Il est seigneur de la Roche Gestin, en 1406, avec Perrot Teix pour métayer en 1427 et Pasquin en 1447 ; cette année-là, la Gourgandaie est rattachée à la Ville-Hercouët. Quel est cette maison et où se trouve-t-elle ? S’agit-il d’une partie de Brozéas ?

Guillaume de Cancouët en 1464.

Guillemette de Cancouët.

Charles Guillart.

En 1528, il est sieur de la Villeder en Sérent. A la réformation de 1536, il est toujours le propriétaire de la Gourgandaie.

Jean de Lézenet.

Il mourut en 1587. Cette famille de Lézenet est déjà apparue à La Gacilly avec les seigneurs de la Bouère en 1427.

Jean de Lézenet.

Il est seigneur de la Gourgandaie en 1611. L’une de ses sœurs fut mariée avec Guillaume de Forges de la Bouère qui habitait alors la Ville Orion. Il épousa Anne de Lémo de qui il eut une fille, Henriette, qui épousa René de Kermeno, sieur du dit lieu et du Garo.

Les enfants de Louis de la Bouëxière.

Sieur de la Touche,

dont le tuteur était Louis-Barthélémy de Lesquen, seigneur de Carmené en 1727. En 1739, Louis de la Bouëxière en devient propriétaire pour la somme de 2.300 livres plus 40 livres de seigle et 100 livres pour le rachat dues à la seigneurie de La Gacilly.

Sieur de la Touche-Peschard en 1735

François de Limoges.

Sieur de Labart

Il épouse Françoise Barbot. Ceux-ci passèrent le bail de la maison de la Gourgandaie et la louèrent 120 livres le 23 avril 1737. Le 21 janvier 1739, ils la vendent à Louis de la Bouëxière, sieur de la Touche, pour la somme de 2.300 livres plus 40 livres de seigle et 100 livres pour le rachat dû à la seigneurie de La Gacilly.

  • 28-10-1811 : mariage de Marie Coquer et Grégoire Lainé de la Corblaie.
  • 23-01-1847 : Jeanne Saloux et Jean Marie Audran.
  • 20-11-1859 : Jacques Joseph Saulnier et Jeanne Marie Orhand
  • 27-11-1889 : Marie Joseph Fillodeau et Georges Marie Brient du Chêne.
  • 24-06-1893 : Mathurin Marie Fillodeau et Jeanne Marie Gicqueaux de la Gazaie

 

 

GRASLIA

Dans un aveu du 13 septembre 1639 de Gilles de Talhouët, il est question des « landes de Grasléas » ; il s’agit très certainement de Graslia mais la ferme n’existait pas encore ; elle ne sera construite que beaucoup plus tard. Par contre, le moulin à vent dont parle l’abbé Cherel devait exister.Dans un aveu du 13 septembre 1639 de Gilles de Talhouët, il est question des « landes de Grasléas » ; il s’agit très certainement de Graslia mais la ferme n’existait pas encore ; elle ne sera construite que beaucoup plus tard. Par contre, le moulin à vent dont parle l’abbé Cherel devait exister.

 

 

 

 

 

 

HAUDIART

 

Le village figure à la réformation de 1427 et est appelé Haudéart. En 1465, dans le minu de Dame Marie de Rieux, il est devenu Haudar et Guillaume Raud y habite. Bien sûr, ce village est connu pour être le lieu de naissance de St Jugon à la fin du XIII° siècle ou au tout début du XIV°. Sa maison d’habitation est maintenant détruite ; elle devait se trouver à l’endroit où il y a actuellement un hangar en boisLe village figure à la réformation de 1427 et est appelé Haudéart. En 1465, dans le minu de Dame Marie de Rieux, il est devenu Haudar et Guillaume Raud y habite. Bien sûr, ce village est connu pour être le lieu de naissance de St Jugon à la fin du XIII° siècle ou au tout début du XIV°. Sa maison d’habitation est maintenant détruite ; elle devait se trouver à l’endroit où il y a actuellement un hangar en bois.

Une des pierres, sculptée d’une croix, a cependant été conservée et se trouve au-dessus de la porte d’entrée de la maison de M. et Mme Joly accompagnée d’une inscription rappelant le lieu de naissance de notre Bienheureux JUGON Une des pierres, sculptée d’une croix, a cependant été conservée et se trouve  au-dessus de la porte d’entrée de la maison de M. et Mme Joly accompagnée d’une inscription rappelant le lieu de naissance de notre Bienheureux.

Haudiart avait une fontaine dans le village même et un puits sur le chemin qui allait à la Bouëxière-Launay. Ce puits porta le nom de Fondemuy qui est une juxtaposition de deux mots : fond (font dans le sud de la France) qui veut dire source, point d’eau et muy qui est une ancienne mesure de capacité équivalente au boisseau. Mais ce puits s’est aussi appelé Cent Demis, sans doute parce qu’il était très abondant ; il l’est d’ailleurs toujours puisque la commune de Carentoir y a foré un captage appelé Fondemay. Pendant la Révolution, lors du partage des terres entre les communes de La Gacilly et de Carentoir, il fut convenu que ce puits resterait indivis entre les deux communes d’où son nom de fontaine commune. L’abbé Chérel, parlant de ce puits déclare au sujet du ruisseau de Sigré : « qu’en suivant le cours de ce ruisseau, nous rencontrons sur sa rive gauche, mais sans doute en Carentoir, le très abondant puits de Cent Demis qui rend de précieux services à toute la contrée en période de sécheresse. » D’après le cadastre de 1824, le puits est sur la rive droite du ruisseau et donc bien sur le territoire de la commune de La Gacilly (parcelle n° 1 de la section A1 appartenant à cette époque à la commune).

Mariages entre 1646 et 1900, le premier nommé étant au moins de Haudiart :

  • 02-03-1688        Guillaume Coué et Mathurine Métayer de la Haute Bardaie.
  • 22-01-1693        Jeanne Morel, fille de Guillaume et Mathurin Soulaine, fils de Guillaume de Brozéas.
  • 06-10-1704        Jeanne Coué, fille de Guillaume et Mathurin Fréoul, fils de feu René.
  • 01-09-1741        Jean Réminiac et Anne Audran.
  • 10-11-1794        Marguerite Coué et Joseph Mouraud de St-André.
  • 28-09-1835        Mathurine Coquer et Mathurin Joseph Chevrel.
  • 03-07-1848        Marie Joseph Coué et Charles Mathurin Salloux de Brozéas
  • 14-11-1859        Jean Marie Coquer et Julienne Marie Chevreul du Pâtis.
  • 27-04-1861        Jeanne Marie Fontaine et Jean François Leblanc
  • 27-01-1883        Jean Louis Coué et Marie Joseph Boucher de Brozéas.
  • 03-11-1883        Jeanne Marie Coué et Joseph Glet de la Saudraie
  • 27-04-1889        Jeanne Marie Leblanc et François Marie Chevalier
  • 23-04-1892        Marie Françoise Leblanc et Joseph Marie Joubert
  • 09-09-1893        Joseph Marie Monneray et Marie Joseph Soulas de la Corblaie

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HOTEL-SERO

Il semble bien que ce village fut créé à la fin du XVI° siècle par des Sero ; quelques dizaines d’années plus tard, des habitants de ce nom y vivaient encore. Auparavant, le village a dû s’appeler le Gringay

Il semble bien que ce village fut créé à la fin du XVI° siècle par des Sero ; quelques dizaines d’années plus tard, des habitants de ce nom y vivaient encore. Auparavant, le village a dû s’appeler le Gringay

Mariages entre 1646 et 1747, le premier nommé étant au moins du village :

  • 05-10-1655 Pierre Rabin et Hélène Séro.
  • 17-07-1657 Pierre Rabin, veuf de Hélène Séro et Guillemette Filleuc.
  • 20-02-1702 Jeanne Séro et Jean Praud de Carentoir, fils de feu Gilles.
  • 15-12-1794 Denise Guillotin et Julien Lucas.
  • 08-02-1796 Rose Danet et Jean Béridel.
  • 16-01-1798 Olive Chédaleu et Pierre Danard.
  • 10-01-1818 Perrine Jeanne Danard et Joseph Épaillard
  • 12-06-1825 Marie Gicqueaux et Joseph Louis Lelièvre
  • 26-08-1839 Joseph Thomas et Françoise Gicqueaux de lHôtel Séro également
  • 21-06-1845 Pierre Gicqueaux et Perrine Labart
  • 26-02-1848 Jeanne Gicqueaux et Pierre Marie Boucher de la Ville Jarnier.
  • 09-02-1867 Marie Joseph Gicqueaux et François Marie Poligner
  • 21-10-1872 Pierre Marie Gicqueaux et Jeanne Marie Dugast
  • 18-04-1885 Jeanne Marie Mouraud et Jean Marie Saloux

 

 

 

 

 

HUNO

Gazeau, la Croix-Elven, la Navetterie, Huno ne figurent pas dans les descriptions ci-dessus car leur création est récente et ne date que de la fin du XIX° siècle voire du début du XX°.Gazeau,  la Croix-Elven, la Navetterie, Huno  ne figurent pas dans les descriptions ci-dessus car leur création est récente et ne date que de la fin du XIX° siècle voire du début du XX°.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LAULOYER

Ce village paraît dans la liste des dépendances de la Roche Gestin en 1406 et dans la réformation de 1447 sous le nom de Laloyer. Si le nom de certains villages n’a que très peu évolué et même n’a pas changé au cours des siècles comme le Châtelier ou Mabio, ce n’est pas le cas de ce village qui s’appellera successivement Laloyer, Loleyer, Lolyère et même présentement certains l’appellent Le Lauloyer. Oyer est un mot de vieux français qui peut être traduit par éleveur d’oie, auloyer voudrait alors dire le fils de l’éleveur d’oie et lauloyer serait son lieu d’habitationCe village paraît dans la liste des dépendances de la Roche Gestin en 1406 et dans la réformation de 1447 sous le nom de Laloyer. Si le nom de certains villages n’a que très peu évolué et même n’a pas changé au cours des siècles comme le Châtelier ou Mabio, ce n’est pas le cas de ce village qui s’appellera successivement Laloyer, Loleyer, Lolyère et même présentement certains l’appellent  Le Lauloyer. Oyer est un mot de vieux français qui peut être traduit par éleveur d’oie, auloyer voudrait alors dire le fils de l’éleveur d’oie et lauloyer serait son lieu d’habitation.

François Pézeron, natif de ce village et curé de La Gacilly à partir de 1642, habitait Lauloyer; sa maison prit même le nom de presbytère. A cette époque, lorsque quelqu’un décédait sans héritier et sans testament, tous ses biens revenaient à la seigneurie. Notre brave abbé Pézeron en fut témoin et fort dépité; c’est ce qu’il rapporte dans l’acte de décès suivant: «Pierre Sero, du village de la Bouère, décéda le 19° jour de janvier 1651 après une longue maladie sans jamais avoir voulu faire testament ni aucune ordonnance, ni aumône quoy que fort riche. Le lendemain fut inhumé dans l’église de La Gacilly.»

A partir du XV° siècle les prêtres devinrent très nombreux et prirent l’habitude d’être demandés comme parrain d’enfants du voisinage  par occasion mais aussi parfois par nécessité. C’est ainsi qu’un acte de baptême rédigé par Jean Goupil, curé de La Gacilly, rapporte le fait suivant: «Le lundi 1° novembre environ les dix heures du soir, l’an 1642, il est né un enfant de Jean Pézeron et de Jacquette Sero, ses père et mère, lequel enfant, par crainte de danger de mort, a été baptisé à la maison par messire François Pézeron, son oncle paternel, le dict jour avant minuit. L’enfant susdit a été porté à l’église et a été tenu par le dict messire Pézeron et Julienne Jan. On luy a donné le nom de Anne.»

Sous Françoise d’Amboise, certains tisserands gaciliens se spécialisèrent dans la fabrication d’une espèce de filet de chanvre auquel on donna le nom de lihoué. Le chanvre avait été choisi  pour ce tissage à cause de ses trois qualités: force, blancheur et pureté. A La Gacilly, le premier tisserand s’étant lancé à confectionner ce filet, fut un habitant de Lauloyer en 1450. Beaucoup d’autres le suivirent aidés par un grand nombre de journaliers, si bien que le lihoué devint une spécialité gacilienne qui fut exportée en Loire Atlantique et en Vendée pour servir de lien d’étoupe utilisé au calfatage des bateaux. Plusieurs de ces tisserands se regroupèrent dans la venelle de la Navette qui prit alors le nom de venelle du Lihoué.

Le 6 avril 1666, Guillaume Fréoul et Julien Moisan donnent une rente de sept livres à l’église Saint-Nicolas, rente due par René Robin de Lauloyer.

Mariages à La Gacilly entre 1647 et 1900, le premier nommé étant du village :

  • 21-07-1676        Ambroise Noël, tailleur et Julienne Salé du Tay-es Perré.
  • 22- 02-1729       Marie Morice et Yves Busson, veuf de Mathurine Garel.
  • 16-07-1760        Anne Michel et Mathurin Hervé.
  • 15-12-1794        Julienne Rocher et Jean-Marie Legouebe.
  • 31-01-1797        Madeleine Métayer et Joseph Rabin.
  • 21-02-1797        Jeanne Perrigue et Joseph Tessier de la Ville Jarnier.
  • 29-01-1821        Magdeleine Rabin et Jean Jouen de la Bouère
  • 10-07-1831        Marie Jeanne Rabin et Mathurin Épaillard du Pâtis.
  • 12-10-1833        Joseph Devinel et Marie Joseph Percheul de la Haute Provostais.
  • 18-09-1841        Perrine Rabin et Joseph Marie Coué de la Corblaie.
  • 09-04-1864        Julien Pierre Chevreuil et Jeanne Marie Tatard de la Gazaie.
  • 06-04-1866        Joseph Rabin et Marie Joseph Poligné de Buhan
  • 22-07-1882        Jeanne Marie Sevestre et Joseph Marie Tual du Chêne
  • 01-07-1885        Louis Coué et Anne Marie Noël de Buhan.
  • 11-04-1896        Jeanne Marie Goubin et Julien marie Gicqueaux

A signaler qu’en 1710, Ambroise Noël est tisserand dans ce village et Joseph Rabin l’est en 1798;  une habitante de Lauloyer porte encore aujourd’hui ce nom de Rabin.

 

 

LAURIER-VERT

La création de ce village est récente et ne date que de la fin du XIX° siècle voire du début du XX°.

 

 

 

 

 

 

La création de ce village  est récente et ne date que de la fin du XIX° siècle voire du début du XX°.

19-07-1862         mariage de Jeanne Marie Percheul et Jean Louis Épaillard

 

 

 

 

 

LE LIEUVY

Il  semble bien que ce village ait eu plusieurs noms : Lieuveix, Lieuvieux, Lieuvix. De plus, ces noms désignaient ce qui est devenu le Lieuvy de Bas ; le Lieuvy de Haut s’appelait, à cette époque, le Moulin-Gestin car, au confluent du Rahun et de l’Aff, il y avait effectivement un moulin à eau appartenant au seigneur de la Roche Gestin, il portait encore ce nom en 1705. Ce nom de Lieuvy viendrait de Vieuvy et serait composé de deux noms latins Vetus qui veut dire Vieux, Ancien et Vicus que l’on peut traduire par VillageRural Stratégique.En 1401, ce village existait et était déjà très peuplé. Beaucoup de vassaux roturiers du seigneur de La Gacilly y habitaient :

Eon et Johannet Saloux, Jouhannet Péraut, Jean Glin, Olivier Mahé, Méhaut, dégrepie (veuve de) Dano Molinier, Guillaume Chevalier, Perrot Hays, Pierre Solène (Soulaine), Berthier Gicquel.

Il semble bien que ce village ait eu plusieurs noms : Lieuveix, Lieuvieux, Lieuvix. De plus, ces noms désignaient ce qui est devenu le Lieuvy de Bas ; le Lieuvy de Haut s’appelait, à cette époque, le Moulin-Gestin car, au confluent du Rahun et de l’Aff, il y avait effectivement un moulin à eau appartenant au seigneur de la Roche Gestin, il portait encore ce nom en 1705. Ce nom de Lieuvy viendrait de Vieuvy et serait composé de deux noms latins Vetus qui veut dire Vieux, Ancien et Vicus que l’on peut traduire par VillageRural Stratégique.

En 1465, il était habité par Perrot Prevaulx, Pierre Peizaye, Jehan Saloux, Denys Saloux, Pierre du Moulin-Gestin, et au Lieuvy de Bas, y habitaient ; Jehan Huet, Eon Chevalier, Guillaume Guillou, Jehan Guillou, Guillaume Esaitou, Ollivier Rollo, Thébaud Pelet, Perrot Fréour, Jehan Salloux, Perrot Salloux, Jehan Salloux le jeune, Jehan Berthier, Perrot Dandin, Robert Hochet, Jeanne Tanguy, Guillaume Tanguy, Jehan Petit, Jehan Jourdan, Jehan Boschier ou Bouchier, Allain Boschier, Guillaume Glain ou Glen, Jehan Glain.

Dom Mathurin Goupil, curé de La Gacilly en 1563 et qui habitait la Bouère, autorisa, probablement au titre de tuteur, un de ses neveux, serviteur chez le seigneur de Lieuzel en Pleucadeuc, d’aliéner des biens de famille situés au Lieuvix. (acte sur parchemin provenant du Moulin-Gestin). En 1642, naquit dans ce village, Julien Danard qui devait devenir sous-diacre.

 

Mariages entre 1646 et 1900, le premier nommé étant au moins du Lieuy :

 

  • 29-07-1670   Guillaume Callot, boucher et Jacquette Gueno (33ans) du Lieuvy également.
  • 31-07-1675   Vincente Jaminais et Julien Morin du Tay-es-Perré.
  • 28-11-1675   Jacquette Hervé, fille de Guy et Julien Hervy, laboureur, fils de Vincent.
  • 21-02-1678   Michel Jaminais et Julienne Tastart, fille de Vincent.
  • 24-11-1689   Marie Caruel et Olivier Roblin de Sixt-sur-Aff, fils de Julien.
  • 28-02-1764   Michèle Danard et Jacques Maltete.
  • 27-02-1795   Louise Hervo et Louis Preté.
  • 25-01-1795   Louis Audran et Renée Hervy de la Bouère.
  • 21-11-1799   Marie Cheval et Pierre Roblin du Lieuvy aussi.
  • 19-06-1801   Mathurin Audran et Lucrèce Boucher.
  • 10-09-1805   Louise Calo et Jean Perrigue du Tay.
  • 27-01-1807   Patern Jarno, boucher et Anne Chédaleu.
  • 24-01-1809   Joseph Audran, cordonnier et Félicie Legouër.
  • 22-04-1813   Vincent Roblin et Marie Hervy du Tay.
  • 08-07-1814   Louis Jarno et Marie-Anne Tatart.
  • 25-02-1816   Louis Audran et Renée Goupil de la Bouère.
  • 06-06-1818   Marie Anne Cheval et François Thomas
  • 21-06-1818   Pierre Roblin et Julienne Marie Duhirel de la Ville Orion
  • 28-01-1823   Vincent Devinel et Perrine Audran du Lieuvy également.
  • 30-06-1823   Catherine Monnier et Pierre Spert
  • 18-11-1824   Michel Chédaleu et Jeanne Marie Robert
  • 03-02-1826   Mathurine Cruble et Louis Percheul de la Bouère
  • 21-11-1828   Anne Méteyer et Mathurin Hervé
  • 29-01-1837   Joseph Bocherel et Louise Goupil.
  • 28-10-1839   Mathurin Fichet et Anne Marie Dubois
  • 17-02-1840   Paterne Jean Jarno et Jeanne Marie Villerio
  • 09-01-1841   Jeanne Marie Cheval et Jean Joseph Mauvoisin
  • 29-06-1849   Marie Thomas et Julien Cheval
  • 01-05-1850   Marie Anne Jarno et Guillaume Gicquel
  • 16-11-1850   Vincente Jarno et Julien Boucher.
  • 14-02-1852   Julienne Marie Roblin et Jean Louis Glet
  • 17-04-1852   Louis Audran et Louise Dupé.
  • 19-04-1852   Mathurin Fichet et Marie Louise Coué
  • 02-02-1854   Jeanne Marie Audran et Jean Fichet.
  • 06-01-1855   Marie Cheval et Louis Fleury de la Provostais
  • 07-04-1856   Paterne Jean Jarno et Angélique Ayoul
  • 29-01-1858   Anne Cheval et Joseph Toudroit
  • 15-01-1859   Julienne Chédaleu et Joseph Boucher.
  • 04-11-1865   Julienne Marie Roblin et Joseph Marie Boucher de la Ville dAval.
  • 22-07-1866   Julien Cheval et Perrine Coué de la Ville dAval.
  • 27-07-1872   Marie Yvonne Fichet et François Tatart
  • 10-10-1872   Anne Cheval et Louis Texier
  • 13-01-1873   Joseph Marie Roblin et Perrine Royer du Lieuvy également
  • 23-12-1875   Mathurin Fichet et Mathurine Thomas.
  • 15-07-1876   Marie Joseph Glet et Mathurin Marchand
  • 23-02-1878   Jeanne Marie Fleury et François Rubeaud
  • 23-02-1878   Joseph Marie Fleury et Michelle Mauvoisin
  • 28-06-1879   Jeanne Marie Danard et Joseph Marie Quiban
  • 16-07-1881   Julienne Marie Glet et François Étrillard.
  • 05-06-1883   Julien Marie Fleury et Françoise Vincente Danard du Lieuvy également
  • 10-02-1884   Marie Louise Fleury et Joseph Marie Perriguede la gazaie
  • 31-12-1884   Mathurine Danard et Pierre Marie Benoist.
  • 25-04-1885   Anne Marie Fleury et Julien Marie Bellon.
  • 01-07-1885   Mathurine Boudart et Michel Chevalier du Pâtis.
  • 28-06-1885   Mathurine Marie Royer et Pierre Léger Auray.
  • 28-06-1890   Marie Joseph Tual et Joseph Mathurin Lefèvre
  • 17-10-1892   Jeanne Marie Fleury et Jean Marie Coyac.
  • 17-06-1893   Marie Joseph Fleury et Pierre Marie Joly
  • 06-08-1895   Jeanne Marie Fleury et Jean Marie Boudard.

 

LA MANDRAIE

En 1465, ce village figure dans le minu de Marie de Rieux et s’appelait laMoulneraye ; par la suite, ce fut la Monneraye. A cette époque, y habitaient : Méchaud, femme de Pierre Rebuffé, Alain Guéhenneuc et Pierre Guéhenneuc. Un ru, le Lobidy, venant des fontaines de Brozéas, passant par la prairie de la Villouët, puis entre les deux Tay, formait un marécage entre la Provostais et ce village et obligeait ses habitants à passer par la Villouët et la Glouzie pour se rendre à La Gacilly pendant les mois d’hiverEn 1465, ce village figure dans le minu de Marie de Rieux et s’appelait laMoulneraye ; par la suite, ce fut la Monneraye. A cette époque, y habitaient : Méchaud, femme de Pierre Rebuffé, Alain Guéhenneuc et Pierre Guéhenneuc. Un ru, le Lobidy, venant des fontaines de Brozéas, passant par la prairie de la Villouët, puis entre les deux Tay, formait un marécage entre la Provostais et ce village et obligeait ses habitants à passer par la Villouët et la Glouzie pour se rendre à La Gacilly pendant les mois d’hiver

 Mariages : le premier nommé étant au moins de la Mandraie

  • 15-06-1878    Jeanne Marie Cheval et Jean Louis Mauvoisin de la Provostais
  • 29-07-1882    Julienne Marie Cheval de la Monneraye et Louis Geffroy
  • 28-01-1888    mariage de Anne Marie Cheval et Joseph Audran

 

 

 

PALIS-PERCÉ

Situation :

c’est un très bel exemple de croix pattée redentée ; on dit qu’elle est de trace géométrique car les branches s’inscrivent dans un carré et avec des redents très prononcés ; puis il y a divergence des bissectrices des redents, pas de tangence horizontale mais avec une tangence verticale et avec un chanfrein ininterrompu. Elle fut érigée par le seigneur de la Ville Orion. La croix de la Ville-Janvier sur la Chapelle-Gaceline a exactement les mêmes caractéristiques. Il faut dire qu’elle est de la même époque et non loin de celle du Palis Percé. Elle fut érigée par le prêtre Jean Fréoul issu d’une famille qui donnera beaucoup de prêtres à la paroisse, lui-même « servant en l’église tréviale de La Chapelle-Gaceline».Au carrefour de la route venant de La Gacilly se dirigeant vers le Vieux Bourg de Tréal, à l’intersection avec celle de Carentoir en passant par Saint-Jacques et allant vers Saint-Jugon et Saint-André.

Matériau

Elle est en schiste ardoisier.

Type :

c’est un très bel exemple de croix pattée redentée ; on dit qu’elle est de trace géométrique car les branches s’inscrivent dans un carré et avec des redents très prononcés ; puis il y a divergence des bissectrices des redents, pas de tangence horizontale mais avec une tangence verticale et avec un chanfrein ininterrompu. Elle fut érigée par le seigneur de la Ville Orion. La croix de la Ville-Janvier sur la Chapelle-Gaceline a exactement les mêmes caractéristiques. Il faut dire qu’elle est de la même époque et non loin de celle du Palis Percé. Elle fut érigée par le prêtre Jean Fréoul issu d’une famille qui donnera beaucoup de prêtres à la paroisse, lui-même « servant en l’église tréviale de La Chapelle-Gaceline».

Datation :

1671, cette date est gravée sur la croix.

Décor :

Un écu, portant la date d’édification, est gravé sur la croix mais cet écu est muet. Dans les environs de La Gacilly, seules deux autres croix ont le même ornement : l’Abbaye-aux-Saloux sur la Chapelle-Gaceline avec deux clés croisées ce qui n’est pas un motif héraldique et Saint-Mathurin en Saint-Martin-sur-Oust avec un écu armorié

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LE PATIS

En 1406, on parle déjà du « Pasty ». Au point de vue toponymie, le pasty était En 1406, on parle déjà du « Pasty ». Au point de vue toponymie, le pasty était un endroit plat garni de genêts et de genêts puis ce fut, après défrichement, l’endroit où l’on cultivait quelques légumes. Mais parfois ce fut aussi bien autre chose. Aux XII°, XIII° et XIV° siècles, certains seigneurs dévastaient les campagnes et même les villes. Pour ne pas avoir à souffrir continuellement de ces agressions, certains responsables de villages discutaient avec le seigneur ou ses envoyés et obtenaient même parfois des dédommagements qui s’appelaient des « pactis » ou pastis ou suffertes, d’où le mot pactiser. Notre Pastis gacilien fut-il l’objet d’un pactis ? C’est plutôt un peu le pastis !!un endroit plat garni de genêts et de genêts puis ce fut, après défrichement, l’endroit où l’on cultivait quelques légumes. Mais parfois ce fut aussi bien autre chose. Aux XII°, XIII° et XIV° siècles, certains seigneurs dévastaient les campagnes et même les villes. Pour ne pas avoir à souffrir continuellement de ces agressions, certains responsables de villages discutaient avec le seigneur ou ses envoyés et obtenaient même parfois des dédommagements qui s’appelaient des « pactis » ou pastis ou suffertes, d’où le mot pactiser. Notre Pastis gacilien fut-il l’objet d’un pactis ? ? C’est plutôt un peu le pastis !!!

Ce village apparaît dans le minu de Marie de Rieux en 1465, il est alors désigné par le Pastis près de la Ville Buhan. A cette date vivaient dans ce village, Jehan Caulnes, Jehan Regnaud ainsi que Dom Guillaume Tastard, le premier prêtre connu de La Gacilly. Etant donné que ses noms et prénoms sont précédés de la particule Dom, cela tend à prouver qu’il était responsable d’une chapellenie (pourquoi pas de celle de la Glouzie qui existait alors), mais aussi qu’il faisait partie d’une confrérie ; il semble bien que ce soit lui qui fonda la confrérie de St-Nicolas à La Gacilly. La confrérie est en fait un rassemblement de prêtres et de paroissiens constitué pour défendre les intérêts religieux. Pour en faire partie, il faut être natif de la paroisse ou de la trève, de bonne vie, de bonnes mœurs et de religion chrétienne, apostolique et romaine.

Si on observe le nombre de mariages qu’il y a eu dans ce village pendant trois siècles, on peut en déduire que le Pâtis fut pendant longtemps un village très peuplé. .

Mariages entre 1646 et 1900, le premier nommé étant au moins du Pâtis :

  • 06-10-1678 Louise Michel et Jean Belavoir de La Gacilly.
  • 30-10-1687 Julienne Epaillart et Julien Séguin de la Glouzie.
  • 22-11-1695 Louis Oilleau, fils de François et Jeanne Coué (26ans) de Tréal.
  • 24-11-1701 Marie Noël, fille de Julien et François Morice, fils de feu Guillaume.
  • 22-10-1703 Nicolas Oilleau, fils de François et Jeanne Morice, fils de feu Guillaume.
  • 06-10-1704 Mathurin Fréoul, fils de feu René et Jeanne Coué de Haudiart, fille de Guillaume. 
  • 24-11-1711 Thomasse Fréoul, fille de René et Jean Métayer.
  • 04-02-1723 Marie Michel, fille de Julien et Michel Marchand de Bruc-sur-Aff.
  • 06-02-1735 Julien Epaillart, veuf Bruc et Hélène Michel du Pâtis également.
  • 07-01-1754 Renée Cheval et Guillaume Michel ou Morice.
  • 19-11-1794 Michel Hochet et Marguerite Fontaine.
  • 07-09-1798 Pierre Epaillard, sabotier et Anne Boucher.
  • 22-10-1803 Marie Cheval et Julien Lucas.
  • 05-02-1806 Perrine Chevreul et Julien Hervé.
  • 10-02-1807 Marie Morice et François Percheul.
  • 28-01-1812 Jean Brian ou Brien et Marie Gicqueau des Villes Geffs.
  • 16-11-1812 Jeanne Brien et Mathurin Danard du Chêne.
  • 08-11-1813 Jeanne Sevestre et Nicolas Burban.
  • 16-11-1815 Perrine Bérridel et Jean Jehanne
  • 19-02-1816 Jean Marie Rabin et Marie Joseph Moulin de la Haute Bardaie
  • 30-06-1816J oseph Hochet et Anne Collet
  • 18-08-1826 Françoise Brien et Mathurin Levrel
  • 21-07-1827 Marie Courlier et Julien Poirier de Buhan
  • 14-11-1829 Julien Épaillard et Mathurine Morice.
  • 23-04-1830 Louis Sevestr et Jeanne Grimaud
  • 10-07-1831 Mathurin Épaillard et Marie Jeanne Rabin de Lauloyer.
  • 25-11-1836 Jeanne Mathurine Bouin et Jean Épaillard de la Bouère.
  • 13-11-1838 Marie Chevreul et Joseph Marie Boucher.
  • 25-04-1841 Marguerite Épaillard et Gilles Rabin de la Glouzie
  • 14-01-1843 Anne Coué et Joseph Mauvoisin
  • 19-01-1849 Marie Louise Brien et Pierre Mérel
  • 20-01-1849 Perrine Chevreul et Jean marie Hervo
  • 11-05-1850 Françoise Brien et Napoléon Pierre Boucher de la Gazaie.
  • 03-07-1852 Jeanne Marie Levrel et Jean Marie Sevestre de la Ville Orion
  • 22-10-1853 Pierre Brien et Anne Mathurine Radin.
  • 08-09-1855 Marie Josèphe Courlier et Julien Glo
  • 20-11-1858 Mathurin Brien et Julienne Rouxel.
  • 15-10-1859 Perrine Sevestre et Joseph Villerio
  • 14-11-1859 Julienne Marie Chevreul et Jean Marie Coquerde Haudiart.
  • 22-07-1862 Marie Louise Brien et Joseph François Dauce.
  • 04-07-1864 Julien Épaillard et Mathurine Métayer de Brozéas.
  • 02-07-1870 Julien Marie Rabin et Anne Marie Percheul du Pâtis également
  • 30-05-1874 Marc Victor Boucher et Jeanne Marie Coué
  • 15-06-1878 Jean Louis Mauvoisin et Jeanne Marie Cheval de la Mandraie
  • 22-04-1879 Jeanne Marie Hervo et Jean Marie Barre.
  • 05-11-1881 Pierre Sevestre et Jeanne Marie Vaillant
  • 01-07-1885 Michel Chevalier et Mathurine Boudart du Lieuvy.
  • 14-04-1890 Julienne Marie Coquer et Louis Sorel
  • 31-01-1891 Joseph Sevestre et Marie Augustine Meneux
  • 01-07-1893 François Marie Thomas et Marie Sevestre
  • 27-06-1896 Jeanne Marie Coquer et Joseph Marie Hervo
  • 06-11-1897 Mathurin Thomas et Jeanne Marie Souchet

En 1679, il y avait un tanneur et en 1701, un maréchal. En 1708, Michel Hochet y est maçon et, en 1710, il y avait un tailleur d’habits. A la fin du XVII° siècle, quatre familles importantes habitaient ce village : les Epaillart, les Michel, les Oilleau et les Froul.

1950 : Jeanne Boucher, née en 1882 à la Ville-Jarnier, plus exactement à la Cataudrie et épouse de Poirier, tué à Verdun le 19 juin 1916, éleva ses deux filles Jeannette et Marie-Thérèse au Pâtis ; elle était la voisine de Mathurin Thomas le dernier tisserand de La Gacilly. Elle décéda au Pâtis en 1969.

Le village du Pâtis a sa fontaine qui donne naissance à un ru qui s’en va vers la Gazaie ; c’est lui qui forma la mare Brisset ; il rejoint ensuite le ruisseau des Brelles

 

 

LE PETIT-MABIO

Tout près du village de St André. Il s’appela même Mabio tout court pendant un certain temps puis Mabio St André, cette dénomination existait encore en 1927.

 

Tout près du village de St André. Il s’appela même Mabio tout court pendant un certain temps puis Mabio St André, cette dénomination existait encore en 1927. 

Mariages à La Gacilly entre 1647 et 1900

  • 18-01-1817 : Jean Marie oyer et Michelle Jaminais
  • 18-02-1846 : Louise Royer et Julien Rabin
  • 25-04-1868 : Nicolas Julien Royer et Marie Anne Royer de St-André

 

 

 

 

LA PROVOTAIS

Il semble bien que ce village fut une maison noble. En 1447, elle était appelée la Prévostaye et en 1478, elle appartenait à Guillaume Le Comte, époux de Vincente de Launay. En 1770, la famille Danet occupait la maison principale. Toujours en 1770, Pierre Réminiac, natif de la Basse Provostais, était prêtre à Carentoir, il faisait partie de la confrérie de la Nativité de Notre-Dame de cette paroisse. Il semble bien que ce village fut une maison noble. En 1447, elle était appelée la Prévostaye et en 1478, elle appartenait à Guillaume Le Comte, époux de Vincente de Launay. En 1770, la famille Danet occupait la maison principale. Toujours en 1770, Pierre Réminiac, natif de la Basse Provostais, était prêtre à Carentoir, il faisait partie de la confrérie de la Nativité de Notre-Dame de cette paroisse. Son frère René fut recteur de Sixt-sur-Aff. Michel Morin, curé de La Gacilly, habitait ce village

Mariages entre 1646 et 1900, le premier nommé étant au moins du village :

  • 09-02-1671 Pierre Hervy de la Basse Provostais et Jacquette Polignier de la Gazaie.
  • 06-02-1672 François Hervy et Jacquette Soulaine de la Glouzie.
  • 10-10-1674 René Hervy et Jeanne Cheval, fille de Yves de la Basse Provostais.
  • 28-10-1676 Michelle Robert et Jean Glet, fils de Jean de Glénac. 
  • 05-10-1677 Guillemette Chevalier et Julien Macé de Cournon.
  • 29-06-1680 Jeanne Chevalier et Pierre Callo de la Ville-Heleuc en Carentoir.
  • 13-02-1684 Jean Cheval, fils de Yves et Claudine Cavalon de la Bouère.
  • 01-07-1687 François Coué de la Basse Provotais et Jeanne Danet.
  • 21-01-1700 Jeanne Hervy, fille de feu Vincent et Jean Tastart, fils de Denis du Tay.
  • 28-09-1700 François Hervy et Vincente Coué de la Provostais également.
  • 12-10-1700 Julien Drugeon et Marie Hervy, fille de René de la Provostais.
  • 28-09-1705 Julienne Coué et Jean Preste, mineur.
  • 17-10-1720 Jean Thomas, fils de feu Jean et Marie Nicolas, fille de feu Julien.
  • 19-06-1736 Marie Coué et Jean Joubert de la Boussardaie en la Chapelle-Gaceline.
  • 18-07-1752 Anne Guéheneuc et Charles Tatart du Tay.
  • 19-02-1798 Joseph Coué, tisserand et Perrine Roland de la Corblaie.
  • 05-06-1798 Marie Métayer et Mathurin Coué de la Ville dAval.
  • 16-04-1805 Julien Fleury, cordonnier et Louise Riaud.
  • 03-02-1812 Joseph Coué, veuf de Perrine Roland et Marie Noël ou Nouel de Brozéas.
  • 15-04-1813 Renée Séguin et Pierre Hervo de la Bouère.
  • 11-07-1829 Joseph Marie Métayer et Jeanne Marie Duhirel de la Villorion
  • 17-07-1830 Jeanne Percheul et Pierre Selec
  • 12-10-1833 Marie Joseph Percheul et Joseph Devinel de Lauloyer.
  • 25-07-1835 Mathurin Percheul et Michelle Maltête de la Gazaie
  • 24-11-1838 Joseph Fleury et Marie Jeanne Roblin du Tay
  • 03-04-1839 Jean Marie Fleury et Marie Louise Coyac
  • 14-03-1848 Michelle Hervy et Pierre Réminiac
  • 17-11-1849 Marie Hervy et Joseph Hervy
  • 19-10-1850 Anne Fleury et Mathurin Grimaud
  • 16-01-1854 Jeanne Marie Fleury et Julien Mathurin Thomas
  • 06-01-1855 Louis Fleury et Marie Cheval du Lieuvy
  • 30-06-1860 Jeanne Marie Perrigue et Pierre Michel Soulaine du Tay
  • 13-04-1861 Marie Louise Perrigue et François Marie Hochet
  • 10-06-1865 Anne Marie Perrigue et Joseph Marie Soulaine
  • 19-11-1865 Mathurin Pierre Percheul et Marie Jeanne Glet de la Saudraie
  • 14-10-1872 Jeanne Marie Mauvoisin et Julien Louis Thomas
  • 21-11-1881 Marie Joseph Hervé et Julien Marie Tual du Chêne
  • 21-11-1881 Vincente Marie Réminiac et Pierre Marie Perrigue de la Gazaie
  • 11-02-1882 Marie Joseph Hervy et Pierre Hervy du Tay
  • 25-06-1887 Joseph Marie Réminiac et Marie Joseph Poligné de la Ville Jarnier
  • 28-08-1897 Louis Thomas et Marie Julienne Rafflegeau de Dramels

Le 13 avril 1715, Jean Danet et sa femme donnent à l’église Saint-Nicolas, une rente de trois livres sur un jardin à la Provostais, rente due par Jean Bellamy, héritier.

 

 

LA ROCHE-GESTIN

Le nom de cette seigneurie viendrait d’une grosse roche qui se trouve derrière le manoir sur le chemin de ce lieu à la maison du Châtelier et du nom de la famille Gestin qui habita cette maison initialement. Ne serait-ce pas aussi à cause des grosses roches de la motte féodale qui surplombe la Roche Gestin et dont l’emplacement cadastral porte le nom de Butte du RocherLe nom de cette seigneurie viendrait d’une grosse roche qui se trouve derrière le manoir sur le chemin de ce lieu à la maison du Châtelier et du nom de la famille Gestin qui habita cette maison initialement. Ne serait-ce pas aussi à cause des grosses roches de la motte féodale qui surplombe la Roche Gestin et dont l’emplacement cadastral porte le nom de Butte du Rocher ?

Seigneurs de la Roche-Gestin.

Jeanne de la Roche-Gestin.

Dame du dit lieu, elle vivait en 1368. Un traité d’accord fut passé à Redon, devant le prêtre Guillaume Hugues « à l’hôtel de la court et officialité » le lundi avant la fête de l’Ascension, entre Jean Gouro et Julienne, sa femme, d’une part et messire Pierre de Cancouët, recteur de Peillac, par lequel ledit Gouro et femme affirment avoir vendu, par échange, à messire Pierre de Cancouët, une rente de 20 sous due par Jeanne de la Roche Gestin sur ses héritages en la paroisse de Marzan, pour une somme de 15 florins que lesdits maris avouent avoir reçue dudit Pierre, « moyennant quoi, ils le mettent en la pure et pleine possession de la rente ».

Cette dame épouse Guillaume de Cancouët, sieur du dit lieu en St Gravé ; elle lui transmet la terre de la Roche-Gestin. Ils eurent un fils Jean ( qui suit ).

Jean I° de Cancouët.

Fils de Guillaume de Cancouët et Jeanne de la Roche Gestin, il vivait en 1378 et en 1406. Vers 1400, Aliette de Cancouët épouse un Guillaume de la Bouëxière-Launay près de Sigré. Ils eurent un fils Guillaume, juveigneur de Jean de Cancouët, frère de la dite Aliette. Le 23 août 1412, un accord fut passé entre ce Guillaume de la Bouëxière, au nom de sa mère, et Jean de Cancouët, son oncle ; ce jour-là, il fut  convenu que Guillaume abandonnerait «  tous ses droits sur les moulins de Dano et de la Roche Gestin, sur tous les héritages qui se trouvaient en la châtellenie de la Gacilli et celle de Peillac, es parouesses de St Martin, les Fougerez et Glénac » en un mot, sur toute la succession de Guillaume de Cancouët, moyennant une rente de 100 sous que Jean de Cancouët s’engageait à lui servir, en récompense d’une somme de 25 livres qui était due à Aliette dans la succession de son père. En revanche, Jean de Cancouët cédait à Guillaume de la Bouëxière certains héritages provenant de la succession de Amice Le Borgne, épouse de Guillaume du Masle, c’est à dire le clos de la Vieille-Abbaye, sauf obéissance de la part dudit Guillaume.  En 1455, la Bouëxière-Launay appartenait à Jeanne de Trécesson, épouse de Eon de Carné; elle en fit aveu le 15 juillet en ces termes et en parlant de son époux : « lequel confesse être homme et sujet de Jehan de Cancouët, seigneur de la Rochegestin et de lui tenir en jouveigneurie d’aisné…. ».

Jean II de Cancouët.

Fils de Jean I° de Cancouët, il épouse sa cousine Guillemette de Cancouët. Il apparaît à la réformation de 1427 comme propriétaire de la Roche Gestin ayant Perrot de la Noë pour métayer[1]. Le 1° juin 1432, Renaud Galivier, du bourg de Carentoir, lui bailla, par échange, 20 sols de rente et la dîme à la douzième gerbe sur la tenue Galivier. Il réapparaît à la réformation de 1447 toujours comme propriétaire de la Roche Gestin mais avec Eon Séro comme métayer. Il meurt en 1452. 

Jean III de Cancouët.

Fils de Jean II de Cancouët et de Guillemette de Cancouët, il épouse Marie de Pontrouaud et devient alors sieur de la Touche-Ronde en St Martin-sur-Oust. La sœur de Jean III, Jeanne de Cancouët avait pour mari Jean de la Bourdonnaye, sieur dudit lieu et du Couëdic. Leur fille, Marie de la Bourdonnaye épousa par contrat du 1° décembre 1492, Vincent Couyer, fils de Guillaume et de Françoise Mandart, sieur et dame de la Châtaigneraye en St Jacut. Le contrat de mariage de Jeanne de Cancouët et de Jean de la Bourdonnaye portait une rente de 30 livres que les époux s’engageaient à verser entre les mains de  Jean de Cancouët, frère de la mariée. Il décède en 1467.

Jean IV de Cancouët.

Fils de Jean III de Cancouët et de Marie de Pontrouaud, il devient seigneur de la Roche Gestin. A la montre du 4 septembre 1481, il apparaît sur la commune des Fougerêts pour 60 livres et voulge à cheval. Dans un acte du 2 juillet 1492, il fit condamner aux généraux-plaids de la seigneurie de Rieux à Peillac, le sieur Danet à lui bailler, suivant la coutume et son droit, une soule de cuir et sa femme à dire une chanson, comme ayant été mariés entre Pâques et Noël. Il épouse Jeanne Eder dont il eut un fils Vincent (qui suit). Il meurt en 1501.

Vincent de Cancouët.

Fils de Jean IV de Cancouët et de Jeanne Eder, il épouse d’abord Anne du Verger puis Gillette du Bois-Jagu. Il apparaît à la réformation de 1536 comme propriétaire de la Roche Gestin. Il meurt en 1537. Il eut trois enfants : Pierre (qui suit), Jean (qui suit) et Françoise, épouse de M. de Lausne en 1540. En 1528, il est question d’un Louis de la Roche Gestin, sieur de la Touche-Ronde en St-Martin-sur-Oust qui, semble-t-il fut notaire et greffier. A cette même époque, il est question d’un François de la Bouëxière-Launay qui, après avoir quitté sa seigneurie, vint s’installer à La Gacilly. Il eut une fille, Gillette ; elle épousa Jacques Le Bastard, sieur des Kerbiquet en Guer. C’est pour cette raison que, dans la réformation de 1536, il est fait référence à une maison située à La Gacilly et appartenant au sieur de Kerbiquet, à cause de sa femme, et appelée la maison de feu François de la Bouëxière.

Pierre de Cancouët.

Fils aîné de Vincent de Cancouët et de Gillette du Bois-Jagu, il épouse Catherine Mouraud. Il meurt en 1545 sans postérité. 

Jean V de Cancouët.

Fils puîné de Vincent de Cancouët et de Gillette du Bois-Jagu, il épouse Ysabeau de Théhillac, fille de Jacques de Théhillac[2] et de Françoise de la Lande. Il eut un fils Jacob ( qui suivra) et meurt peu après. Ysabeau de Théhillac épouse alors Guillaume Le Moine, sieur de la Roche. Ils eurent une fille Jacquette qui se maria à René Rouaud ; leur contrat de mariage fut signé le 2 février 1602. A cette date, Ysabeau de Théhillac et son deuxième mari demeuraient tantôt à Bodel tantôt à Canquemar en St Gravé. Ils donnèrent à leur fille une dot de 2.000 écus d’or. En 1561, il est question d’un Jacques de la Roche Gestin qui devient notaire de Cancouët et de Canquemar.

Jacquemine André.

Elle est dame de la Roche Gestin en 1570 et y demeure. Elle achète par contrat du 24 avril de la même année, à Pierre Orio, une pâture située près le village de la Villio ; était-elle l’épouse de François de Cancouët qui vivait en 1555 ???

 Marguerite de Kervasic, en 1577,  est douarière de la Roche Gestin comme veuve de Jean et mère de Jean ????

Jacob de Cancouët.

Fils de Jean V de Cancouët et d’Ysabeau de Théhillac, il devient sieur de Cancouët, de Canquemar, de Kerrouallan en Kervignac, de Kerrio en Kervignac également, de Kerbastard en Bubry et de la Roche Gestin. Il épouse Ysabelle de Kerrouallan. Il vécut de 1590 à 1624.

Le 29 janvier 1601, il y eut le mariage de Sébastien du Plessis et de Françoise de la Roche Gestin. A la même époque, Antoinette de la Roche Gestin épousa Guillaume d’Andigné. Etaient-ce les filles de Jacob de Cancouët ? En 1603, il y avait également une Vincente de la Roche Gestin, dame de la Barre.

Jérôme de Cancouët.

Fils aîné de Jacob de Cancouët et de Ysabelle de Kerrouallan, il épouse Jeanne de la Marnière. Il avait un frère qui portait le nom de la Roche Gestin et une sœur nommée Marie, dame de la Garaudière. Il avait également une autre sœur. Il demeurait habituellement dans son manoir de Kernivinen, en la paroisse de Bubry. Par son testament qui porte la date du 31 octobre 1653, il déclarait qu’il devait à son frère et à sa sœur, dame de Tréolan, la somme de 1000 livres ; il donnait aux paroisses de St Gravé, 40 livres et de Carentoir,  50 livres pour messes et services. Il demandait que ces messes fussent dites dans l’église de Carentoir, à l’autel Ste Marguerite devant lequel se trouvait l’enfeu de la Roche Gestin et aussi dans la chapelle de St Jugon, près la Roche Gestin ; en outre, il donnait 150 livres à l’église de Guern, 150 aux Cordeliers de Pontivy, 150 aux Capucins d’Hennebont, 3 perrées de blé à Notre-Dame de Quelven, 2 perrées à St Sébastien et St Fiacre, 2 minots de blé à toutes les chapelles où il y avait des maisons et une rente de 40 livres pour sa chapelle de Cancouët ; il instituait pour son exécutrice testamentaire sa sœur Marie, dame de la Garaudière, avec l’assistance du prêtre Jean Rolland. Le legs fait aux Capucins d’Hennebont fut accepté le 29 avril 1654 par le prieur, en son nom et en celui de tous les religieux. L’acte d’acceptation fut signé au manoir de la Vigne en Languidic où demeurait la dame de la Garaudière, par frère Martinien de St Jean, prieur, Olivier de Ste Anne, Constantin de Ste Hélène, François de la Croix, Pierre de la Résurrection, Ignace de la Conception, Bernard de la Ste Trinité, Séraphin de St Pierre, Simon de St Albert, tous religieux du couvent d’Hennebont.

Le 4 août 1627, décède Jacquette de la Roche Gestin, épouse de Gilles de Forges, sieur de la Gaudinais en Glénac, sans postérité;  elle fut inhumée dans le chanceau de l’église des Fougerêts. Gilles de Forges, écuyer, était parent des de Forges de la Bouère, il se remaria en septembre 1631 avec Marie Rogon, fille de Jean Rogon, seigneur de Kermartin et d’Olympe en Besné. Il sera maintenu noble en Bretagne en 1669. 

Yves de Cancouët.

Fils unique de Jérôme de Cancouët et de Jeanne de la Marnière, il eut pour tuteur Vincent de Baud, sieur de Brécéan, qui fit aveu à Jean du Houx, seigneur de La Gacilly, en 1657. Yves de Cancouët est dit, à la date du 26 janvier 1662, chevalier de l’ordre du roi, seigneur de Cancouët, Canquemar, Kernivinen, baron de St Nouan, seigneur de Kerbastart, Kerrouallan, Kerrio et la Roche Gestin. Il mourut sans postérité en 1670.

Il fonda, par acte du 16 mai 1661, une chapellenie dans l’église de St Gravé, en faveur et pendant la vie de Guillaume Rouxel. Cette fondation portait une messe chaque semaine et avait son temporel sur la métairie du Tertre-Chauvel et, en plus, une rente de 33 sous. 

René-Claude de Rosmar.

Héritier de Yves de Cancouët et étant mineur à la mort de son père, il eut pour tuteur Sébastien de Kerrousic, chevalier, seigneur dudit lieu. Celui-ci s’empressa de vendre les héritages échus au sieur de Rosmar. En 1673, Madame de Villeder est dite dame de la Roche Gestin..

Le Marquis du Brossay.

Epoux de Jeanne du Châtaigner, dame de la Thébaudaye, il acheta les seigneuries de Cancouët, Canquemar et la Roche Gestin en 1675. Dans l’acte d’achat rédigé par Jéhanne et Glain, notaires à La Gacilly, il est rappelé qu’un droit de coutume était perçu par le seigneur de la Roche Gestin sur les « marchands estalans en l’assemblée de St Jugon ». Ils revendirent la seigneurie de la Roche Gestin quelques années plus tard.

Maître Henri Ernault.

Sieur du Bois-Harouard, juge au présidial de Vannes, par acte judiciaire du 18 juin 1674, devant les juges de la juridiction de Pontcallec, au siège de Plouay, il acheta les seigneuries de Cancouët, Canquemar et la Roche Gestin pour la somme de 53.000 livres à M. du Brossay et 41.000 livres à la dame de la Thébaudaye. Henri Ernault fut mis en la réelle possession de la terre de la Roche Gestin le 28 février 1675 par maîtres Jehanne et Glains, notaires. Il prit, le même jour, possession du « banc clos, ballustré à l’entour, avec accoudoir et escussons armoyriés dépendans de la ditte seigneurye de la Roche Gestin ». Pour les lods et ventes de Cancouët et Canquemar, il paya 4.375 livres à Henri de Guénégaud, seigneur de Rieux à Peillac. Mais il fut exempté de tout droit envers le roi par décision des commissaires en date du 31 décembre 1674. Les commissaires, chargés de rechercher les francs-fiefs dans l’évêché de Vannes, se nommaient : l’évêque de Vannes ; X. de Lannion ; Le Ny, archidiacre de Vannes ; Julien Le Sénéchal ; Pierre Dondel ; Le Vacher, qui signèrent.

Henri Ernault afferma la métairie de la Roche Gestin à Jean Epaillard et Ambroise Allain, sa femme, par acte du 17 février 1680 pour la somme de 460 livres, 19 sols, 10 deniers. Il demanda, par supplique du 21 juillet 1685, aux juges de Vannes, de lever tout empêchement aux réparations qu’il fallait faire aux métairies et chaussées de la Roche Gestin «  pour éviter à plus grande ruine ».

Le même Ernault fit construire une chapelle dans l’église de St-Gravé, du côté vers midi et tout près du chœur. Il passa marché, le 26 avril 1677, avec Jean Jollivet, maître-charpentier, du village de l’Hôpital en Malansac, qui promit de faire la charpente pour la somme de 45 livres payables en trois termes, à condition que le bois fut fourni par le sieur de Cancouët.

Le 24-11-1683, mariage de René Epaillart de la Roche Gestin et Gilette Saloux de la Ville Jarnier.

Jeanne-Laurence Ernault.

  Fille unique de Henri Ernault, elle épouse, en premières noces, François Bonnier, sieur de la Coquerie, président à mortier ;  elle était dame de la Roche Gestin en 1687, sous la tutelle de François Ernault, sieur du Colombier. Par acte du 8 août 1708, Jeanne-Laurence Ernault, déjà veuve du président de la Coquerie, suppliait les juges de Vannes de lui permettre d’avertir et de poursuivre les malfaiteurs qui osaient chasser et pêcher sur ses terres, coupaient ses bois de haute futaie « par pieds » et faisaient des dégradations préjudiciables à sa propriété. Cette maison noble de la Roche Gestin n’était plus habitée que par des fermiers. En 1680, on y trouve Jean Epaillard et Ambroise Thomas/Colin et en 1720, le sieur Jaheu, fermier général qui payait 360 livres.

Le 9-10-1691, mariage de Françoise Epaillart de la Roche Gestin et Pierre Morice, charpentier,  des  Fougerêts et, le 9-9-1722, mariage de Louise Epaillart et de Julien Boucher, natif de Sixt-sur-Aff. 

Joseph de Castellan.

Chef de nom et d’armes, sieur dudit lieu, il acheta, en 1728, les seigneuries de Cancouët, Canquemar et la Roche Gestin à Jeanne-Laurence Ernault par devant Me Le Sanquer, notaire royal à Ploërmel. Il était le fils de Sévère de Castellan et de Marie-Huchet de Cintré. Il fut le père de Sévère-Armand de Castellan, de Renée de Castellan et d’un autre fils. Il avait épousé, en premières noces, Jeanne-Laurence Ernault, veuve du président de la Coquerie ; puis, en deuxièmes noces, Françoise-Aubine Hérisson.

Sévère-Armand de Castellan.

Fils de Joseph de Castellan, il épouse Catherine-Louise-Joseph de Lollivier de Ste-Maure, fille de Sébastien de Lollivier de Ste-Maure et de Louise-Françoise de Sanzay. Ceux-ci, en mourant, avaient laissé une fortune de 10.443 livres 17 sols et 5 deniers. Catherine de Lollivier décède en février 1788.

Renée de Castellan.

Fille de Joseph de Castellan, elle épouse René-Charles de la Villeder. Elle eut pour sa part d’héritage la terre de la Roche Gestin. Quand elle mourut, sans postérité, en 1766, la Roche Gestin passa à son frère (qui suit).  

 

de Castellan.

Fils de Joseph de Castellan et frère de Renée de Castellan, il mourut en 1786.

Louis-Joseph-Sévère de Castellan.

Fils de Sévère-Armand de Castellan et de Catherine de Lollivier de Ste-Maure, il hérita de la terre de la Roche Gestin. Il épouse Marie-Victoire de la Ruée, fille de Joseph-François-Louis de la Ruée et de Monique de la Chevière. Le contrat de mariage fut signé le 3 avril 1788.

Puis la Roche Gestin fut vendue comme bien d’émigré ; le moulin Marette  fut acheté par Yves-Jean Mancel pour 1.100 livres le 19 messidor an III.

 

DROITS ET DEVOIRS.

La seigneurie de la Roche Gestin avait une grande importance au point de vue des terres et tenues qui en dépendaient, comme aussi de ses privilèges. Elle relevait de la châtellenie de La Gacilly ; elle lui devait foy, hommage, rachat et chambellage avec une rente de 32 sous ; en outre, le seigneur de la Roche Gestin payait à celui de La Gacilly un devoir de prévôté qui se montait à 16 sous.

Le seigneur de la Roche Gestin avait droit d’enfeu dans l’église de Carentoir, avec banc à siège et à accoudoirs sur lequel étaient ses armes, tout proche du banc du Mur dans la chapelle Notre-Dame aussi appelée chapelle des Bouëxières; droits de haute, moyenne et basse justice ; armoiries personnelles ; justice patibulaire à deux pots ; épaves, gallois, successions de bâtards, c’est à dire que les enfants naturels entraient dans le droit de succession ; création d’officiers, droit d’avoir un cep ou collier pour garder et détenir les prisonniers, le privilège d’exempter ses vassaux du droit de soule et quintaine auquel étaient astreints les vassaux de la seigneurie de La Gacilly ; à ce sujet, en avril 1492, Jean IV de Cancouët, condamna « un sieur à lui bailler, suivant la coutume et son droit, une soule de cuir et sa femme à chanter une chanson parce qu’ils s’étaient mariés entre Pâques et Noël ». Enfin le droit de « soy dellivrer aux plaids généraux de la jurisdiction de La Gacilly, à congé de sa personne, des dicts hommes et vassaux et subjects chacun par sa menée, fors en cas d’arrects dessif et délit qui surviendraient ».

Revenus du Fief de la Roche Gestin.

La seigneurie de la Roche Gestin avait une grande importance au point de vue des terres et tenues qui en dépendaient, comme aussi de ses privilèges.

La maison de la Roche Gestin relevait de la châtellenie de La Gacilly ; elle lui devait foy, hommage, rachat et chambellage avec une rente de 32 sous ; en outre, le seigneur de la Roche Gestin payait à celui de La Gacilly un devoir de prévôté qui se montait à 16 sous.

Le seigneur de la Roche Gestin avait droit d’enfeu dans l’église de Carentoir, avec banc à siège et à accoudoirs sur lequel étaient ses armes, tout proche du banc du Mur dans la chapelle Notre-Dame aussi appelée chapelle des Bouëxières; droits de haute, moyenne et basse justice ; justice patibulaire à deux pots ; épaves, gallois, successions de bâtards, création d’officiers, droit d’avoir un cep ou collier pour garder et détenir les prisonniers, le privilège d’exempter ses vassaux du droit de soule et quintaine auquel étaient astreints les vassaux de la seigneurie de La Gacilly ; enfin le droit de « soy dellivrer aux plaids généraux de la jurisdiction de La Gacilly, à congé de sa personne, des dicts hommes et vassaux et subjects chacun par sa menée, fors en cas d’arrects dessif et délit qui surviendraient ».

En 1531, plusieurs seigneurs avaient des droits envers la Roche-Gestin :

Philippe du Pan, seigneur de la Ville Orion ;

Olivier Baud, doyen de Carentoir pour le pré du doyen au bourg de Carentoir;

René Sorel, seigneur de la Gélinaye. Avant 1378, vivait Berthelot Sorel, sieur de la Gélinaye en Carentoir, marqué dans des aveux de 1378 et de 1392 rendus à la Roche Gestin par Renaud Chevalier et ses enfants. Alain Sorel, son petit-fils, fit aveu pour sa maison de la Gélinaye au sieur de la Roche Gestin le 2 juillet 1445. Philippe Sorel était seigneur de la Gélinaye en 1527 ; son fils, René, déclare dans des aveux à la Roche Gestin en 1531 et 1537, devoir à ce seigneur « foy, hommage et rachapt en juveigneurie (descendance d’une branche cadette) ». La même déclaration se retrouve en 1549 à Jean de Cancouët, sieur de la Roche Gestin et dudit lieu. La Gélinaye appartient ensuite à Mathilde-Marie-Félicité-Augustine de Talhouët qui épousa, en 1809, Jacques-Marie-Perrine du Haffont dont elle eut trois filles ; la seule survivante et infirme fut mariée en 1837 au comte Charles Le Gouvello qui devint par ce mariage propriétaire de la Gélinaye, du Boschet, de Buhan et du moulin de Galny.

Le seigneur du Bois-Brassu. Primitivement le Bois-Brassu s’appelait la maison Galivier. Le premier seigneur connu est Pierre mort en 1350. Il eut deux fils : Renaud et Vincent. Ce dernier rendit aveu le 27 avril 1409 au sieur de la Roche Gestin pour une maison sise à Bourienne au bourg de Carentoir et qui fut à Perrot Galivier. Quant à son frère Renaud, il résidait dans le bourg de Carentoir où il exerçait la profession de notaire en 1401. Il rendit aveu à la dame de La Gacilly pour sa maison de Bourienne pour laquelle il payait 2 sols de rente. Il est désigné seigneur du Bois-Brassu à partir de 1419. Ils se retrouvent le 12 décembre 1450 dans un aveu rendu par eux au seigneur de la Roche Gestin pour la maison Maria située en la rue de Bourienne. Renaud paraît aussi comme notaire dans plusieurs aveux du Plessis-Robert à la Roche Gestin depuis 1406, l’acte du 16 juillet est d’ailleurs une très belle page de calligraphie signée de sa main.

Le seigneur de Lanouan en Carentoir : Thuriau de Trébert avait un frère Jacques, sieur de la Boutinaye, époux d’Yvonne Peschart, fille de Jean Peschart et N. Guillou. Ce Thuriau de Trébert fit aveu de sa maison de Lanouan à la seigneurie de la Roche-Gestin le 27 août 1514.

Le seigneur de la Grée-Horlay. Le fief de la Grée-Horlay dépendait de la seigneurie de la Roche Gestin. Le 25 janvier 1649, Abel Thébault, sieur de la Guyondaye et Jeanne Ferron, son épouse, rendent aveu à Jean du Houx, seigneur de La Gacilly, de la maison de la Grée-Horlay.

Jacques du Val, sieur de Clazeul, en juveignerie.

Le seigneur du Bois-By. Il possédait le moulin à eau de Dano sur le Rahun ; il y avait un droit de mouture. Il le vendit à la dame de la Herblinaye en 1608. Ce moulin cessa de moudre le 7 mai 1785.

Les seigneurs de la Gourgandaie, de la Bouëxière, de la Villouët.

Jehan du Mur, sieur dudit lieu.

Jean Coué, sieur de Villeneuve en Carentoir.

Guillaume Le Marié, sieur du Bois-Jumel. Alain Jumel rendit aveu au sieur de la Roche Gestin pour une maison située au Plessis-Grimaud le 29 novembre 1426. Il avait épousé Marie de Rezac de la maison de la Gaudinais en Glénac. Il mourut le 18 novembre 1430 laissant pour héritier Pierre Noury du Plessis-Payen qui rendit aveu pour sa maison du Bois-Jumel au seigneur de la Roche Gestin le 30 avril 1431. Gilles Le Marié, seigneur du Bois-Jumel, mourut en avril 1540. Claude, son fils, rendit aveu le 12 juillet 1541 à Pierre de Cancouët, sieur de la Roche Gestin ; dans cet aveu, il est dit que l’avouant devait 4 deniers de rente pour un journal de terre sur le chemin de la Guichardaie au bourg et 11 sols 4 deniers pour la pièce des Guiho sur le chemin de La Gacilly à Guer. En 1694, le Bois-Jumel fut acheté par Pierre Bouvier et Noële Marchand, sa femme, et les terres qui dépendaient de la seigneurie de la Roche Gestin par François Jehanne, époux de Marie Fréoul à Pierre Boussard et Guillemette Guézille, sa femme. En 1707, maître Jean Le Roy, avocat, procureur de la juridiction de la Roche Gestin, intenta un procès à Marie Fréoul pour rente et droit de rachat à cause du décès de Mme de Beslée et celui de François Jehanne, comme ayant acheté une pièce de terre à la mort de la dame de Beslée, qui devait être Denise Hoéo « en son vivant propriétaire de la maison et dépendances du Bois-Jumel ».

Jean Le Roy, sieur de la Guichardaie.

Yvon de la Motte, sieur de Trélo

 

Tous ces seigneurs devaient foy, hommage, rachat et diverses rentes.

de Roche, sieur de Gaincru.

Antoine Couldebouc, sieur des Greffins.

Voici les noms des tenues qui relevaient de la Roche Gestin et lui devaient redevances : Châtelier , Sérazin , Saint-Jugon , Guillaume Toudroit , la Villelio , de Roche , la Haute Bardaie , Michel Couéraud , le Tay-aux-Perré , Tâtart à Lauloyer , Sabot de la Sauldraie , Henleix , le Tay-aux-Epaillart , au Coq près Marsac , l’Abbaye-Blot , Alain de la Noë , Pierre Guyomar de Bonay , Guillaume Prioux , Guyho , Goupil du Pasty , Sourget , Galivier au bourg de Carentoir , la Bigottais , la Ville-au-Juif , Viguier au bourg , le pré du doyen pour lequel il devait foy hommage et rachapt, tenue Borgat , Pierre Coquer devait une paire de gants blancs , Alain Noury devait 2 sols , tenue Guyho près la Guichardaye qui fut afféagée à Pierrot Simon et Aliette, sa femme, du village de Marsac, pour 12 sous de rente, le 16 juillet 1406.

Le pré du doyen qui faisait partie des dépendances du presbytère de Carentoir relevait « prochement » de la seigneurie de la Roche Gestin. Olivier Baud, chanoine de Vannes, doyen de Carentoir, est nommé dans le rôle de la seigneurie de la Roche Gestin en 1531 et en 1537 à qui il rend aveu pour son pré. En 1673, il y eut une longue discussion entre madame de la Villeder, dame de la Roche Gestin et M. de Talhouët propriétaire des fiefs de Clazeul au sujet de la mouvance de ce pré. Après bien des controverses, il fut établi que le doyen avait versé 8 sols à M. de Talhouët, non pour son pré, mais pour le pré Dom Guillaume qu’il affermait des chapelains de la confrérie Notre-Dame et que les 5 sols payés à Mme de la Roche Gestin concernaient le pré du doyen. Ces deux prés furent affermés par le gouvernement révolutionnaire qui s’en était emparé, à Jean Ohrand le 15 floréal an 5 (4 mai 1797) pour 50 livres.

La maison Viguier en Carentoir devait foy, hommage et rachapt au sieur de la Roche Gestin en juveignerie de Geoffroy de Sérent et de Julienne Perschier, sa femme. Par suite d’un arrangement fait le 4 mai 1479 entre Jean de Cancouët et Jehan de Rieux, sire de Rieux, Rochefort et Malestroit à cause de son épouse Françoise de Malestroit, il fut convenu que cette maison appartiendrait en toute propriété à Jehan Marchand et ses héritiers, à charge pour eux d’y habiter, d’en payer la mouvance au sieur de la Roche Gestin et le devoir d’hommage au sire de Sérent.

En 1657, le domaine personnel de la seigneurie de la Roche Gestin comportait la maison et au-devant une cour fermée par un portail, une chapelle où fut enterré provisoirement St Jugon mais, avec un doigt pointé vers le ciel, le bienheureux fit comprendre qu’il ne voulait pas de ce lieu pour sépulture. Une nouvelle chapelle fut construite toujours sur les terres de la seigneurie et c’est pourquoi elle devint chapellenie des de Cancouët qui pouvaient percevoir le droit de coutume « sur les marchands estalans en l’assemblée de St-Jugon ». Un missel trouvé à la Roche Gestin porte cette inscription : « pour servir à la chapelle St Jugon en Carentoir. 1633 ».  Le domaine comprenait aussi  des étables, la métairie, un bois de 4 journaux, des bois taillis et landes de 6 journaux, des jardins et vergers, la pièce de la Garenne de 6 journaux, les domaines de Redo, de la Planchette, une prée de 7 journaux nommée la prée de la Roche Gestin, la prée de la métairie, une pâture à bœufs, diverses landes, le moulin à vent de Marette, les communs qui se trouvaient entre les « perrières de Sigré, les bois de Brohéas et le ruisseau qui descend des Noës-Blanches à l’étang de Mabio, et des dictes perrières de Sigré à l’espine Plormellaise », un moulin à eau avec son étang nommé le moulin de Dano, un emplacement de moulin à vent près de la Minardais nommé le moulin de la Roche, enfin le moulin de la seigneurie situé près du manoir et désigné sous le nom de moulin Gestin (le Lieuvy actuel).

Un document du 26 février 1675 indique que « la Roche Gestin avait, dans ses dépendances, une chapelle ». Cette dernière étant privée, c’est la raison pour laquelle, lors de la Révolution, elle ne fut pas comprise dans la liste des biens d’église ; la Roche Gestin fut vendue comme bien d’émigré, le moulin Marette fut acheté par Yves Jean Mancel pour 1.100 livres le 19 messidor an III et la chapelle  fut donnée à la fabrique de la Gacilly. Or cette chapelle possédait trois belles statues : la Vierge, St-Barthélémy et St-Léon en plus de celle de St-Jugon. Pendant les travaux entrepris en 1840, les trois statues furent déposées dans une chambre de la Roche Gestin qui prit alors le nom de chambre des saints. Les statues ne retournèrent pas à la chapelle St Jugon mais se retrouvèrent dans la chapelle de la Ville Orion. Pourquoi ?

Ces statues, retrouvées il y a peu de temps, vont sans doute être inscrites au répertoire des monuments historiques.

 

  • mariage de Vincente Hervé et Mathurin Chatel de Carentoir.
  • mariage de Perrine Courlier et Pierre Guillotin.
  • mariage de Jean Courlier et Perrine Legouesbé de la Saudraie.
  • mariage de Joseph Courlier et Anne Toudroit, veuve Guillet.
  • Joseph Guillotin et Aimée Françoise Rousseau
  • Pierre Napoléin Guillotin et Marie Louise Brien

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LA ROQUENNERIE

En 1320, il est question des forges à bras de la Forêt de Mabio mais les archives sont muettes sur la ferme du même nom ; ce lieu-dit apparaît aussi en 1639 dans l’aveu de Gilles de Talhouët où il est question des « bois et taillifs de Mabio contenant environ cinquante journaux, les landes et communs de Mabio dépendants de la dite seigneurie de La Gacilly ». Puis il faut attendre 1769 pour trouver une mention concernant encore ce lieu-dit : « La seigneurie de la Ville-Juhel en Sixt-sur-Aff, dépendant de la seigneurie de Lanouan et d’après le papier de recettes de Jean Tassin en 1769, comprenait la tenue de Mabio pour 33 sols, Jean Royer la fera à bon. » Que signifie cette expression ? En 1320, il est question des forges à bras de la Forêt de Mabio mais les archives sont muettes sur la ferme du même nom ; ce lieu-dit apparaît aussi en 1639 dans l’aveu de Gilles de Talhouët où il est question des « bois et taillifs de Mabio contenant environ cinquante journaux, les landes et communs de Mabio dépendants de la dite seigneurie de La Gacilly ». Puis il faut attendre 1769 pour trouver une mention concernant encore ce lieu-dit : « La seigneurie de la Ville-Juhel en Sixt-sur-Aff, dépendant de la seigneurie de Lanouan et d’après le papier de recettes de Jean Tassin en 1769, comprenait la tenue de Mabio pour 33 sols, Jean Royer la fera à bon. » Que signifie cette expression ?

Sur les cartes IGN actuelles, il y a trois lieux habités qui portent ce nom :

la ferme de Mabio, la plus près de La Gacilly et sur le territoire de celle-ci, appelée aussi la Roquennerie depuis qu’un certain Roquelin en fut le propriétaire pendant la Révolution.C’était un monsieur très riche qui possédait d’autres maisons dans La Gacilly pendant la Révolution. Il semble bien que ce fut cette ferme qui, la première, prit le nom de Mabio, nom de la forêt dans laquelle elle fut construite. Louis-Jérome Gohier, président du tribunal criminel du département de la Seine, donc une des personnalités révolutionnaires de Paris, né d’une famille rennaise, fit de bonnes études chez les Jésuites de Tours et devint avocat au parlement de Bretagne à Rennes, puis il fut élu député au Tiers-Etat en 1789. Il était devenu, le 17 août 1786, propriétaire du domaine de Mabio auprès de Marie Roquelin. En septembre 1796, il vient à La Gacilly pour vendre ce domaine.

l’autre ferme de Mabio, celle qui se trouve en bordure immédiate de la route de Saint-Martin-sur-Oust, à cheval sur les communes de Glénac et des Fougerêts, au bout de l’étang de la Roquennerie. Elle porta d’abord le nom de la Foucherie car elle fut construite par un de Foucher de Carheil à la fin du XIX° siècle. C’est ce nom qui figure sur les anciennes cartes d’Etat-Major et sur les anciens cadastres.

Le troisième lieu est le Petit-Mabio, tout près du village de St André. Il s’appela même Mabio tout court pendant un certain temps puis Mabio St André, cette dénomination existait encore en 1927. 

Fait Marquant.

Louis Jérôme Gohier, né d’une famille rennaise, fit de brillantes études chez les Jésuites à Tours et devint avocat au Parlement de Bretagne à Rennes puis député du Tiers-état en 1789 ; il vota pour la constitution civile du clergé, demanda la mise sous séquestre des biens des émigrés et ordonna la destruction des titres de noblesse. Ministre de la Justice en 1793, puis président du tribunal criminel du département de la Seine, il devint propriétaire de la tenue de Mabio par achat à Marie Roquelin le 17 août 1786. Cette personnalité révolutionnaire de Paris arrive à La Gacilly en septembre 1796 pour vendre sa tenue de Mabio à Mélanie Folliard. Lors de son séjour à La Gacilly, il fut très courtisé par le révolutionnaire gacilien Charles Florentin Seguin, le commissaire du directoire exécutif de La Gacilly. Ce révolutionnaire pur et dur eut de nombreuses conversations avec Gohier et réussit à obtenir son appui en haut lieu ce qui eut pour effet d’amplifier le zèle révolutionnaire de ce Gacilien.

Curiosité : -

Tous les printemps, une source sort de terre sous le pas de la porte de la maison.

un très gros bloc de quartz a été déterré lors de travaux effectués sur le chemin qui mène à la croix Jacquary. Il y est toujours, non loin de la ferme. C’est la preuve de la présence, à cet endroit, d’un filon quartzeux.

Mariages à La Gacilly entre 1647 et 1900, le premier nommé étant de Mabio :

05-02-1760 : Isabelle Thomas, meunier et Michel Roblin.

 

 

LA SAUDRAIE

Ce village est cité dans un document de 1406 et orthographié la Sauldraie. Ce nom vient certainement de « saule » ; il faut en effet se rappeler que le ruisseau (certains l’appellent le Redo) qui naissait à la Haute Bardaie, formait un étang entre ce village et la Villio ; forcément, les alentours de ce village étaient plus ou moins humides donc propices au développement de ces arbrisseaux.Ce village est cité dans un document de 1406 et orthographié la Sauldraie. Ce nom vient certainement de « saule » ; il faut en effet se rappeler que le ruisseau (certains l’appellent le Redo) qui naissait à la Haute Bardaie, formait un étang entre ce village et la Villio ; forcément, les alentours de ce village étaient plus ou moins humides donc propices au développement de ces arbrisseaux.

 

 

Voici les mariages des habitants de ce village entre 1646 et 1747:

  • 19-06-1672 Jean Pelet, cordonnier et Françoise Chédaleu, fille de feu Louis.
  • 29-07-1676 Françoise Chédaleu et François Boscherel des Fougerêts.
  • 27-11-1686 Jeanne Plet et Jean Gapihan.
  • 01-09-1728 Michel Saillart, fils de Jean et Julienne Tatart, fille de Toussaint.
  • 26-10-1756 Perrine Fontaine et Gilles Fohé de la Bouère.
  • 08-02-1796 Marie Courlier et Jean-Marie Legoueme ou Legouesbé de la Saudraie.
  • 21-01-1807 Anne Legouesbé et Julien Coué de Brozéas.
  • 09-03-1813 Perrine Legouesbé et Jean Courlier de la Roche Gestin.
  • 22-02-1829 Pierre Legouebé et Perrine Coué de la Corblaie
  • 14-09-1833 Mathurin Glet et Françoise Morin
  • 11-02-1844 Joseph Legouesmé et Marie Françoise Sorel
  • 25-10-1846 Joseph Legouesmé et Marie Joseph Boucher de Brozéas
  • 06-08-1848 Perrine Gicuqeaux et Sébastien Veillon
  • 16-11-1848 Marie Françoise Jehanne et Jean Marie Métayer
  • 03-09-1859 Julienne Glet et Mathurin Épaillard.
  • 18-11-1865 Marie Jeann Glet et Mathurin Pierre Percheul de la Haute Provostais
  • 20-07-1871 Marie Joseph Leguesbé et François Audran.
  • 18-11-1871 Jean Marie Guillet et Mathurine Poyac
  • 10-06-1876 Rose Jehanne et Joseph Marie Audran.
  • 21-10-1878 Julien Métayer et Anne Marie Belsoeur
  • 03-11-1883 Joseph Glet et Jeanne Marie Coué
  • 03-02-1888 Marie Françoise Glet et Pierre Marie Brient du Chêne.
  • 13-07-1889 Désirée Marie Métayer et Désiré Vincent Guillas du Petit Mabio
  • 21-11-1891 Julien Épaillard et Marie Reine Naël.
  • 03-06-1893 Jeanne Maeie Audran et Jean Marie Bellavoir.
  • 27-07-1895 Marie Françoise Audran et François Marie Audran.

Peu de faits marquants concernent ce village ; on sait seulement que Jean Pelet y était cordonnier en 1672 et, en 1798, François Glet (ou Guillet) y était tailleur d’habits. Avant la construction d’une salle d’enseignement en 1834 à La Gacilly, les jeunes, surtout les garçons d’ailleurs, recevaient une certaine instruction dans certains villages comme on l’a vu à la Haute-Bardaie. Il semble bien que ce fut le cas aussi à la Saudraie où Jean Baptiste Guillaume, veuf de Marie Joseph Le Rouzic, devint, en 1773, maître d’école alors qu’il habitait ce village ; il le sera ensuite à La Gacilly.

 

 

SAINT-ANDRÉ

En 1401, un certain Jugon Orio y vivait. St-André est cité également dans un document de 1417 où Guillaume de la Bouëxière-Launay rendait aveu à Jehan de Cancouët de la Roche Gestin pour un bois situé entre la Glouzie et la Ville Buhen et pour « tout ce que tenait de lui Guillaume Rouxel, Jehan Sero, Eon de Roche, Jugon Orio, Guillaume Jehan et pour ce que tenaient, à St-Jugon et à St-André, Jugon Maleste et Guillaume Poirier.» Ce document est très intéressant parce qu’il apporte la confirmation de l’existence de notre bienheureux gacilien avant la fin du XIV° siècle puisque son nom, devenu un prénom, est déjà à la mode. En 1401, un certain Jugon Orio y vivait. St-André est cité également dans un document de 1417 où Guillaume de la Bouëxière-Launay rendait aveu à Jehan de Cancouët de la Roche Gestin pour un bois situé entre la Glouzie et la Ville Buhen et pour « tout ce que tenait de lui Guillaume Rouxel, Jehan Sero, Eon de Roche, Jugon Orio, Guillaume Jehan et pour ce que tenaient, à St-Jugon et à St-André, Jugon Maleste et Guillaume Poirier.» Ce document est très intéressant parce qu’il apporte la confirmation de l’existence de notre bienheureux gacilien avant la fin du XIV° siècle puisque son nom, devenu un prénom, est déjà à la mode.

Ce village avait aussi une chapelle ; elle existait en 1417 d’après un aveu de cette époque.. En 1678, le fief et la tenue de St-André en Carentoir contenant 120 journaux dépendaient du prieuré Notre-Dame de Ruffiac de l’ordre de St-Benoit, lui-même dépendait de l’abbaye St-Sauveur de Redon. Dom Charles Fernel en est prieur. En 1790, la dîme de St-André était affermée 50 livres (Le Mené- Abbayes et Prieurés du Diocèse de Vannes).Sur le cadastre napoléonien, les ruines de la chapelle figurent section B3, parcelle 1629. appartenant à Yves Burban de la Rouairie (la Loirie actuelle). Le sacriste de Carentoir possédait des terres également à St-André, très près de cette chapelle, au début du XIX° siècle. Il semble que ce village n’ait été rattaché à La Gacilly qu’à la fin du XVII° siècle. 

Ce village avait une fontaine au bord du chemin venant de la chapelle St-Jugon, dans le dernier virage avant le village de St-André; l’abbé Chérel écrit que « l’eau jaillit intarissablement de cette fontaine qui est murée dans le sol mais les superstructures ont disparu. »

Mariages dans ce village entre 1675 et 1738 : 

  • 04-02-1675 François Tougay et Jeanne Prioul du Tertre en Carentoir.
  • 05-06-1685 Guillemette Séguin et Michel Cavalon de la Bouère.
  • 25-05-1700 Pierre Monier et Marie Pouplin de Saint-André également.
  • 28-01-1738 Marie Mouraud et Jean Collin (laîné) de Saint-André également.
  • 10-11-1794 Joseph Mouraud et Marguerite Coué d’Haudiart.
  • 26-04-1824 Thomas Lecoq et Louise Lebreton de St-André également
  • 31-10-1829 Pierre Royer et Julienne Lainé de la Corblaie
  • 18-10-1831 Marie Texier et Athanase Lebourg
  • 04-02-1842 Marie Françoise Mouraud et Jean Marie Royer
  • 28-06-1845 Joseph Marie Lecoq etFrançoise Malteste de Brozéas
  • 18-04-1846 Marie Renée Burban et Pierre Maltête
  • 21-07-1856 Jeanne Marie Le Bourg et Jean Bayon.
  • 03-11-1858 Julie Lecoq et Athanase Lebourg
  • 20-11-1865 Marie Françoise Mouraud et Jacques Belleavoir.
  • 25-04-1868 Marie Anne Royer et Nicolas Julien Royer du Petit Mabio
  • 26-04-1873 François Toussaint Glet et Louise Marie Perrigue du Tay
  • 03-06-1874 Marie Louise Le Coq et René Louis Langouet
  • 31-01-1880 Marie Julienne Glet et Joseph Marie Couéde Brozéas.
  • 15-06-1889 Marie Anne Burban et Pierre Marie Chesnais
  • 31-01-1891 Louis Burban et Jeanne Marie Belsoeur de la Villio.
  • 23-04-1896 Françoise Langouet et Joseph Marie Texier

 

 

SAINT JUGON

Beaucoup de documents parlent de St-Jugon ; le premier est un aveu de 1396 aux archives de Nantes qui fait état d’un village de St-Jugon-des-Bois à La Gacilly. Où était ce village ? A l’emplacement de la ferme actuelle ? N’était-ce pas le Châtelier ? Difficile à imaginer puisque le Châtelier, dix ans plus tard, figure dans la liste des tenues rattachées à la Roche Gestin tout comme St-Jugon d’ailleurs. N’était-ce pas Haudiard ou la Corblaie. Pas possible non plus car, en 1427, donc 20 ans plus tard, ces deux villages sont cités dans une réformation. Même chose pour la Haute Bardaie et St-André qui figurent dans un document de 1401. Beaucoup de recherches restent à faire mais en tout cas, cet aveu de 1396 prouve que notre bienheureux Jugon avait vécu avant cette date, son existence remonte donc au début du XIV° et peut-être même au XIII° siècle Beaucoup de documents parlent de St-Jugon ; le premier est un aveu de 1396 aux archives de Nantes qui fait état d’un village de St-Jugon-des-Bois à La Gacilly. Où était ce village ? A l’emplacement de la ferme actuelle ? N’était-ce pas le Châtelier ? Difficile à imaginer puisque le Châtelier, dix ans plus tard, figure dans la liste des tenues rattachées à la Roche Gestin tout comme St-Jugon d’ailleurs. N’était-ce pas Haudiard ou la Corblaie. Pas possible non plus car, en 1427, donc 20 ans plus tard, ces deux villages sont cités dans une réformation. Même chose pour la Haute Bardaie et St-André qui figurent dans un document de 1401. Beaucoup de recherches restent à faire mais en tout cas, cet aveu de 1396 prouve que notre bienheureux Jugon avait vécu avant cette date, son existence remonte donc au début du XIV° et peut-être même au XIII° siècle

 

TALOIR

Il semble que ce soit le seul village gacilien à avoir gardé en entier un nom breton. Il semble que ce soit le seul village gacilien à avoir gardé en entier un nom breton. Tal, en vieux breton, veut dire promontoire, avancée, butte et Houarn veut dire : fer ou couleur fer ; le mot, dans son ensemble, peut être traduit par la butte couleur de fer sans doute à cause des sables alluvionnaires rougeâtres qui affleurent près de ce village. Parce qu’il a gardé son vieux nom breton, on peut dire que ce village est très ancien sans pouvoir donner de date. D’après Georges Le Cler, ce mot viendrait d’un nom de famille ou de Talar, mot d’origine romaine qui veut dire hauteur.Tal, en vieux breton, veut dire promontoire, avancée, butte et Houarn veut dire : fer ou couleur fer ; le mot, dans son ensemble, peut être traduit par la butte couleur de fer sans doute à cause des sables alluvionnaires rougeâtres qui affleurent près de ce village. Parce qu’il a gardé son vieux nom breton, on peut dire que ce village est très ancien sans pouvoir donner de date. D’après Georges Le Cler, ce mot viendrait d’un nom de famille ou de Talar, mot d’origine romaine qui veut dire hauteur.

 

Il est question de ce village avec Jacques Caris, voleur redouté à la fin du XIII° ou au début du XIV° siècle qui fut tué par un marchand revenant de Malestroit avec l’aide de l’aubergiste qui habitait tout près et qui fut enterré à l’emplacement de la croix dénommée croix Jacquary ; à signaler que Jacquary est la contraction de Jacques et Caris. Ce nom de famille existait encore à La Gacilly en 1682 puisque, dans un document relatant les fondations, c’est à dire les donations faites à l’église St-Nicolas, un certain Julien Caris fait don d’une maison sise à la Bergerie. Ce même document rapporte qu’en 1770 Julienne Moisan donne une rente de trois livres sur une terre nommée la Chambre à la Chèvre, près « l’hôtel Taluard » dans le domaine des Brûlais au pâtis du Rosais. Pour une parcelle de terrain, la Chambre à la Chèvre est plutôt un nom bizarre, mais on la retrouve pourtant sur le cadastre napoléonien en 1824. Il faut rappeler que les anciens donnaient, aux biches, le nom de chèvres. 

Au début du XX° siècle, un incendie se déclara dans une maison de ce village, un soir de Noël, pendant la messe de minuit. La propriétaire courut jusqu’à l’église de La Gacilly pour avertir son mari qui assistait à la messe. Le curé qui la célébrait fut mis au courant ; il invita alors tous les hommes présents à se rendre au village afin d’aider à passer les seaux d’eau pour essayer d’éteindre l’incendie. Malheureusement le feu dévora la maison, elle fut reconstruite quelques années plus tard (partie ancienne de la maison de Mme Fourmy actuellement).

 

  • 27-09-1830 Jeanne Coquer et Julien Jouen
  • 25-07-1835 mariage de Julienne Renaud et Jean Marie Brien des Villes Geffs.
  • 16-02-1867 Jean Marie Brien et Jeanne Marie Audran de la Villio.
  • 19-10-1872 Jeanne Marie Brien et Joseph Marie Seguin
  • 12-09-1874 Marguerite Brient et Mathurin Rouxel
  • 17-04-1882 Marie Joseph Coué et Jean Marie Glet
  • 14-07-1884 Marguerite Coué et Charles Victor Guillemot de la Glouzie

 

LE TAY

Ce village existait à la fin du XIV° siècle car il figure dans la liste des tenues qui relevaient de la seigneurie de la Roche Gestin en 1406. Au point de vue toponymie, les explications manquent pour ce village. Il était scindé en deux parties, l’une s’appelant le Tay-ès-Epaillard, plutôt à l’Ouest et l’autre, le Tay-ès-Perré. Dans le dictionnaire de Rosenzweig, il y a le Tay au Péré et le Tay aux Epaillard. Ils étaient séparés par le Lobidy, un ruisseau venant de Brozéas. Pendant les mois d’hiver, ce ruisseau formait un marécage entre les deux parties du village si bien que les habitants du Tay aux Epaillard étaient obligés de passer par la Villouët et la Glouzie pour se rendre à La Gacilly

Ce village existait à la fin du XIV° siècle car il figure dans la liste des tenues qui relevaient de la seigneurie de la Roche Gestin en 1406. Au point de vue toponymie, les explications manquent pour ce village. Il était scindé en deux parties, l’une s’appelant le Tay-ès-Epaillard, plutôt à l’Ouest et l’autre, le Tay-ès-Perré. Dans le dictionnaire de Rosenzweig, il y a le Tay au Péré et le Tay aux Epaillard. Ils étaient séparés par le Lobidy, un ruisseau venant de Brozéas. Pendant les mois d’hiver, ce ruisseau formait un marécage entre les deux parties du village si bien que les habitants du Tay aux Epaillard étaient obligés de passer par la Villouët et la Glouzie pour se rendre à La Gacilly.

En 1531, Guillaume Toudroit et Vincent Epaillard, natifs du Tay-aux-Epaillard étaient prêtres à Carentoir. Une famille a particulièrement marqué ce village, surtout au XVIII° siècle, il s’agit de la famille Glains. Il y eut tout d’abord J. Glains, notaire ; il fut le premier receveur d’enregistrement de La Gacilly et il en devint par la suite le sénéchal. L’un de ses fils, Charles-Marie signe sieur du Tay en 1737 et noble homme en 1749 tout en étant capitaine de la milice bourgeoise de Redon. L’un de ses frères François-Joseph, noble homme, signe sieur de la Boussardaie puis, en 1748, noble maître François-Joseph Glains, sieur de la Boussardaie et avocat au Parlement de Rennes. Une de ses nièces Jeanne-Marie est nommée demoiselle de la Rigaudière et une autre, Marie-Françoise, demoiselle du Tay. Une sœur, demoiselle Jacquette Glains, épousera noble homme Jean-Baptiste Levesque, sieur de la Ferrière. C’est l’époque où la noblesse de robe prend une réelle importance, on le voit bien avec cette famille Glains qui traite d’égal à égal avec la noblesse d’extraction et même d’ancienne extraction. Ainsi, ils traitent avec Marie Rado, dame de Lestun ou Eon de La Salle. D’ailleurs, l’un de leurs oncles, René Glains, né en 1704 et qui deviendra curé de La Gacilly, n’aura dans son acte d’inhumation comme mention honorifique « vénérable et discret messire ». Par contre un de ses cousins, Claude Le Chapt, fils de Pierre Le Chapt, sénéchal de La Gacilly, et de Renée Bruc, deviendra prêtre quatre ans après son cousin, en 1733 et aura droit à la mention : « noble et discret messire », c’est ainsi qu’il figure dans un acte de baptême, le 18 août 1740 où il est parrain de Claudine Lambert, fille d’écuyer Guillaume Lambert et Anne Le Chapt et avec, comme marraine, demoiselle Mathurine Le Vaillant. Son neveu Me Joseph Le Chapt, notaire et procureur du marquis de la Bourdonnaye, en 1741, se dira sieur du Châtelier en attendant d’être sieur du Gripais en Sixt-sur-Aff. L’un de ses frères, procureur au marquisat, se titre sieur des Brelles.

En 1646, des triplés naquirent au village du Tay de Pierre Hervy et de Renée Epaillard « tous trois d’une même portée ; la première a été nommée Renée, la seconde Marie et le troisième venu au monde a été nommé François. »

Si on observe le nombre de mariages qu’il y a eu dans ce village entre 1646 et 1747, on peut en déduire que ce village était très peuplé, les familles les plus connues étant  les Epaillart, Perré mais aussi les Tatart, Métayer ou Soulaine.

Mariages entre 1646 et 1900, le premier nommé étant au moins du Tay :

  • 30-09-1670     Michelle Morin (27ans) et Guillaume Renaud de la Grée-Horlay.
  • 27-11-1670     Raoul Tastart, fils de Jean et Julienne Soulaine, fille de Julien.
  • 31-07-1675     Julien Morin du Tay-aux-Perré et Vincente Jaminais du Lieuvy.
  • 21-07-1676     Julienne Salé du Tay-aux-Perré et Ambroise Noël de Lauloyer.
  • 07-11-1679     Pierre Epaillart et Jeanne Glains de la Bouère.
  • 13-02-1680     Nicolas Soulaine, fils de Julien et Perrine Perré, fille de Jean. 
  • 07-05-1686     Ambroise Guilloux et Julienne Morin, fille de Raoul de Brozéas.
  • 26-11-1687     Claude Perré et Claudine Collin de Brozéas.
  • 22-06-1688     Louise Soulaine et Julien Goupil de la Bouère.
  • 27-11-1691     Jeanne Peré et François Thomas.
  • 23-11-1694     Jean Métayer, fils de feu Pierre et Marie Morel, fille de feu Guillaume.
  • 27-11-1694     Denis Tastart, fils de Pierre et Marie Séguin (21ans), fille de feu François.
  • 21-01-1700     Jean Tastart, fils de Denis et Jeanne Hervy, fille de feu Vincent.
  • 27-06-1701     Pierre Tastart, fils de Denis et Jeanne Coué, fille de Jean.
  • 21-02-1702     Pierre Perré, fils de feu Pierre et Olive Tatart, fille de Raoul du Tay également.
  • 07-10-1704     Jean Renaud, fils de feu Guillaume et Perrine Colin, fille de Jean, veuve.
  • 30-10-1709      Jean Métayer du Tay-aux-Perré, fils de Pierre et Julienne Thomas.
  • 16-10-1715      Pierre Soulaine et Guillemette Colin.
  • 18-07-1752     Charles Tatart et Anne Guéheneuc de la Basse Provostais.
  • 30-06-1753     Jacques Soulaine et Mathurine Delanoe.
  • 05-05-1795     Jeanne Dudoué et Guillaume Soulaine.
  • 09-02-1802     Pierre Béridel et Julienne Tatart du Tay également.
  • 28-02-1802     Marie Dudoué et Jean Séro.
  • 10-09-1805     Jean-Marie Perrigue et Louise Calo du Lieuvy.
  • 02-02-1807     Pierre Chatel et Perrine Chédaleu.
  • 19-02-1808     Louise Royer et Joseph Gicqueaux de la Gazaie.
  • 14-10-1811     Marie Soulaine et Pierre Villerio.
  • 22-04-1813     Joseph Hervy et Jeanne Coué.
  • 22-04-1813     Marie Hervy et Vincent Roblin du Lieuvy.
  • 26-12-1818     Jeanne Métayer et Joseph Tatart de la Gazaie
  • 21-11-1823     Jeanne Marie Hervy et Julien Tatard de la Ville aux Aînés
  • 17-02-1824     Jeanne Perrigue et Jean Marie Soulaine du Tay également
  • 17-02-1824     Louis Perrigue et Jeanne Marie Soulaine du Tay également
  • 15-02-1828     Magdeleine Morice et Julien Jouin
  • 23-09-1832     Mathruin Proudy et Louise Jeanne Fierdebras
  • 28-04-1833     Louis Métayer et Marie Texier de la Ville Jarnier
  • 02-11-1833     Jeanne Marie Hervy et Jean Marie Tatart de la Ville aux Aînés
  • 23-11-1833     Marie Jeanne Roblin et Mathurin Marie Coué
  • 27-07-1835     Marie Soulaine et Mathurin Danard
  • 21-01-1837     Marguerite Collet et Julien Jouin
  • 24-11-1838     Jean Marie Perrigue et Michelle Soulaine du Tay également
  • 24-11-1838     Jeanne Marie Perrigue et Joseph Marie Gicqueaux de la Gazaie
  • 24-11-1838     Marie Jeanne Roblin et Joseph Fleury de la Basse Provostais
  • 21-04-1840     Françoise Anne Morice et Joseph Lainé
  • 16-01-1841     Michelle Soulaine et Julien Napoléon Texier de la Ville Jarnier
  • 11-07-1842     Marie Julienne Perrigue et Jean Marie Thomas
  • 24-09-1842     Jean Marie Coué et Jeanne Tual.
  • 14-01-1844     Marie Proudy et Pierre Hervo
  • 03-06-1844     Anne Perrigue et Julien Danart.
  • 03-06-1844     Pierre Perrigue et Louise Perrine Gicqueaux de la Gazaie
  • 25-07-1846     Marie Tatard et Joseph Marie Bellamy.
  • 26-02-1848     Marie Tual et Joseph Pondard
  • 22-07-1850     Jacques Tatard et Jeanne Marie Cheval
  • 02-07-1853     Joseph Hervy et Jeanne Marie Soulaine du Tay également
  • 22-07-1853     Jean Marie Tatart et Marie Louise Gicqueaux de la Glouzie
  • 21-10-1854     Marie Perrigue et Louis Texier de Dramels
  • 08-02-1858     Joseph Coué et Mathurine Béridel également du Tay.
  • 30-06-1860     Pierre Michel Soulaine et Jeanne Marie Perrigue de la Provostais
  • 20-09-1862     Marie Augustine Tatard et Joseph Marie Perche
  • 25-11-1865     Marie Julienne Bellamy et Pierre Marie Sorel
  • 09-01-1866     Pierre Marie Gicqueaux et Marie Louise Jarno
  • 14-04-1866     Joseph Marie Soulaine et Jeanne Marie Texier de la Ville Jarnier
  • 23-06-1866     Julienne Marie Perrigue et Jean Marie Soulaine
  • 21-10-1871     Marie Joseph Métayer et Louis Soulaine
  • 26-04-1873     Louise Marie Perrigue et François Toussaint Glet de la Saudraie
  • 10-10-1873     Françoise Marie Cheval et Jean Marie Michel
  • 27-04-1878     Anne Françoise Métayer et Jean Marie Thomas
  • 15-06-1878     Julienne Marie Béridel et Pierre Marie Hubert
  • 11-02-1882     Pierre Hervy et Marie Joseph Hervy de la Provostais
  • 22-04-1882     Marie Louise Lecoq et François Marie Poligné
  • 05-02-1884     Mathurine Audran et Julien Marie Pironec
  • 22-01-1887     Jeanne Marie Grimaud et Julien Marie Boucher de la Ville Jarnier.
  • 20-01-1891     Julien Marie Bellamy et Marie Louise Gicqueaux du Tay également
  • 20-02-1897     Anne Marie Gicqueaux et Julien Marie Texier de la Ville Jarnier.
  • 20-02-1897     Joseph Marie Gicqueaux et Jeanne Marie Simon de la Gazaie
  • 10-09-1898     Julien Marie Soulaine et Jeanne Marie Texier

 Mathurin Proudy était forgeron dans ce village en 1798 et Julien Morice était charpentier.

 

LA VILLE-AUX-AINÉES

1465, dans le minu de Marie de Rieux, il est question de la Ville Es Esnés. C’est un village très peu évoqué dans les archives. Y habitaient :Jehan Boquéné, Jehan Huet, X…Espiaulx, Paul Goupil, Ollivier Goupil, Jehan Texier, Perrot Prévaulx, Perrot Ricaud.1465, dans le minu de Marie de Rieux, il est question de la Ville Es Esnés. C’est un village très peu évoqué dans les archives.   Y habitaient :Jehan Boquéné, Jehan Huet, X…Espiaulx, Paul Goupil, Ollivier Goupil, Jehan Texier, Perrot Prévaulx, Perrot Ricaud.

 Maiages à La Gacilly entre 1646 et 1900, le premier nommé étant au moins du village :

  • 14-06-1663       Renée Danart, fille de feu Pierre et Julien Marchand, fils de Guillaume de la Pételais en Carentoir.
  • 20-10-1672    Vincent Métayer, fils de Pierre et Perrine Goupil, fille de Vincent des Villes Geffs.
  • 31-07-1684    Marie Tatart et Régent Métayer, fils dOlivier de la Gazaie.
  • 16-02-1740    Julienne Devinel et Jean Soulaine de la Haute Bardaie.
  • 14-02-1756    Julienne Tatard et Mathurin Ameline.
  • 07-01-1805    Marie Riaud et Mathurin Boucher, chapelier
  • 14-01-1811    Patern Audran et Marie-Anne Moulin.
  • 18-06-1813    Mathurin Levrel et Mathurine Béridel.
  • 18-02-1820    Julien Tatard et Françoise Burban
  • 21-11-1823    Julien Tatard et Jeanne Marie Hervy du Tay
  • 31-05-1828    Marie Jeane Devinel et Jean Jouen de la Bouère
  • 20-10-1832    François Percheul et Mathurine Grenier
  • 02-11-1833    Jean Marie Tatard et Jeanne Marie Hervy du Tay
  • 02-11-1833    Jeanne Marie Tatart et Joseph Marie Coué.
  • 24-11-1839    Jean François Morin et Marie Percheul
  • 22-02-1851    Anne Jarno et Pierre Vincent Peltier
  • 19-11-1859    Marie Louise Tatard et ichel Hervé
  • 24-10-1892    Jeanne Marie Bellon et Julien Marie Danilo.

 

Le 27 janvier 1653, dans le registre des donations (fondations) faites à l’église Saint-Nicolas, il est noté que Jean Gory, prêtre, donne une terre située au village de la Ville aux Aînés. Le 26 avril 1688, René Chénais donne une rente de cinq livres sur terre au village de la Ville aux Aînés, rente due par Jeanne Devinel, Paterne Devinel et Jean Pescherel.

1950 : René Gaudin perdit un bras happé par une batteuse.

 

 

LA VILLE D'AVAL

Il est permis de penser que ce village, étant très près de la rivière, tire sIl est permis de penser que ce village, étant très près de la rivière, tire son nom de cette position, mais il faut cependant signaler que AVAL en breton veut dire POMME, alors ?? D’autant plus que ce village a très bien pu s’appeler KER AVAL comme il est expliqué dans le paragraphe sur l’étymologie des villages au XV° siècle. Pendant longtemps, il y eut la Haute-Ville d’Aval et la Basse-Ville d’Aval.on nom de cette position, mais il faut cependant signaler que AVAL en breton veut dire POMME, alors ?? D’autant plus que ce village a très bien pu s’appeler KER AVAL comme il est expliqué dans le paragraphe sur l’étymologie des villages au XV° siècle. Pendant longtemps, il y eut la Haute-Ville d’Aval et la Basse-Ville d’Aval.

Mariages entre 1646 et 1900 ; le premier nommé étant au moins de ce village :

 

  • 04-10-1678     Michel Roblin, fils de Julien et Guilmette Saloux, fille de feu Jean.
  • 20-07-1679     Olivier Tastart et Isabelle Morin de la Moraie en la Chapelle-Gaceline.
  • 10-10-1685     Honoré Ameline et Gillette Filleuc de La Gacilly.
  • 16-08-1696     Julien Tastart (28ans), laboureur et Perrine Colin (24ans).
  • 19-11-1805     Jean Boucher et Marie Guillotin.
  • 14-07-1813     Joeseph-Marie Boscher et Perrine Roblin.
  • 08-11-1835     Joseph Marie Coué et Anne Ricaud.
  • 04-11-1865     Joseph Marie Boucher et Julienne Marie Roblin du Lieuvy.
  • 22-07-1866     Perrine Coué et Julien Cheval du Lieuvy.
  • 17-11-1887     Jeanne Marie Boucher et François Soulaine

Trois familles habitaient ce village au XVII° siècle : Roblin, Tastart et Ameline.

En 1909 y vivait un François Soulaine. La Ville d’Aval est appelée Ville-Dava dans le dictionnaire de Rosenzweig avec une Haute et une Basse

 

 

 

LA VILLE JARNIER

Le premier document qui fait référence à ce village date de 1626, c’est celui qui parle de la maison d’habitation de Laurent Audran qui devait devenir subcuré puis curé de La Gacilly Le premier document qui fait référence à ce village date de 1626, c’est celui qui parle de la maison d’habitation  de Laurent Audran qui devait devenir subcuré puis curé de La Gacilly ; il devait y mourir à l’âge de 78 ans laissant le souvenir d’un prêtre pieux, charitable et généreux.

Mariages entre 1646 et 1747, le premier nommé étant au moins de ce village :

04-05-1652  Jean Gueno, fils de Guillaume et Hélène Boullays, fille de maître Yves.

05-03-1669  Jean Gueno et Hélène Hervy de la Ville- Jarnier également.

24-11-1683  Gilette Saloux et René Epaillart de la Roche Gestin.

23-09-1687  Denise Séguin et Jean Collin, laboureur, de la Haute- Bardaie.

18-09-1702  Joseph Piguel, fils de Jean et Jacquette Coué, fille de feu François.

25-02-1715  Jean Camelan et Françoise Boullo.

23-07-1721  Perrine Dandin et Pierre Payen de St-Martin-sur-Oust, fils de Pierre.

03-07-1742  François Royer et Michelle Turdain.

Le 28 septembre 1686, Julien Tastart donne à l’église de La Gacilly une rente de trois livres sur terre près de la Ville- Jarnier, rente due par Pierre Dandin. Dans ce village, il y a un cordonnier en 1672 et un boulanger en 1693 ; en 1798, Marcoul Loyaux y est tisserand.

 

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LA VILLE-ORION

 

Cette seigneurie doit sans doute son nom à la famille Orion dont parle le Cartulaire de Redon en 1108[1]. Les armes de cette famille ont été retrouvées sur une pierre provenant des anciens bâtiments de la Ville Orion. Elle avait droit de haute, moyenne et basse justice. Les seigneurs de la Ville Orion avaient droit d’enfeu dans la chapelle du Rosaire en l’église paroissiale de Carentoir avec les sieurs de la Danais et de la Cossaye. Ces seigneurs avaient à charge une chapellenie avec une chapelle près du château. Les fiefs et terres rattachés se trouvaient pratiquement tous sur Carentoir mis à part Buhan et Dramels.Cette seigneurie doit sans doute son nom à la famille Orion dont parle le Cartulaire de Redon en 1108[1]. Les armes de cette famille ont été retrouvées sur une pierre provenant des anciens bâtiments de la Ville Orion. Elle avait droit de haute, moyenne et basse justice. Les seigneurs de la Ville Orion avaient droit d’enfeu dans la chapelle du Rosaire en l’église paroissiale de Carentoir avec les sieurs de la Danais et de la Cossaye. Ces seigneurs avaient à charge une chapellenie avec une chapelle près du château. Les fiefs et terres rattachés se trouvaient pratiquement tous sur Carentoir mis à part Buhan et Dramels.

Guillaume Malessecte.

Epoux de Stéphane de la Grée. Le 1° octobre 1403, Raoul du Val, sieur du Val près de Tréal, rend aveu au sieur de la Ville Orion à cause de sa femme, Stéphanne de la Grée. Dans cet aveu, il est question du chemin redonnais allant de Redon à Malestroit en passant par la Ville-Verte, proche l’étang du Val. Ils vivaient en 1435.

Thébault Mallessecte.

Fils aîné et héritier principal, il rendit hommage au sieur de Castellan comme juveigneur, par sentence du 8 mars 1426. Seigneur de la Ville Orion où il demeure, il est aussi propriétaire de l’hébergement de la Ville-Buhen (Buhan) à La Gacilly en 1427 dont Jéhan Tatard est métayer. Perrot Jago était métayer à la Ville Orion à cette époque[2]. Thebaud Mallessecte fut écuyer d’écurie du duc Jean V par lettre du 1° décembre 1441 (mandatement de Jean V). Cette même année, l’hôtel de Bienassis en Pipriac appartient aussi à Thébault Mallessecte.

Guillaume Mallessecte.

Seigneur de la Ville Orion, propriétaire de la Ville-Dramel en 1447, de la métairie de Galny et également de la Ville-Buhen (Buhan) avec pour métayer Jehan Jehan. Le métayer de la Ville Orion était Jéhan Perrigues en 1447. A la réformation de cette année-là, la Ville Orion est rattachée à « Galeniz », un village de Carentoir, et à la frairie de Tréblanc sous la dénomination d’hébergement. Guillaume Mallessecte fut représenté à la montre du 8 septembre 1464 par Guillaume Le Chevallier et imposé 300 livres puis 400 livres à la montre du 21 avril 1477, déclaré homme d’armes à 4 chevaux avec Jehan Becmart pour archer, Guillaume Huet pour jusarmier et avec 2 brigandines, 2 sallades, 2 épées, 2 dagues, voulge, arc, trousse, page et lance. A la montre du 4 septembre 1481, il est toujours déclaré homme d’armes, imposé 300 livres avec 3 chevaux, un archer nommé Guillaume Huet, page et lance. En 1451, sa fille, Aliette Mallessecte épouse Eon Boucel, sieur de la Basse-Bouëxière en Carentoir ; ce dernier avait fait aveu le 5 juin 1435 à la dame de Malestroit pour différentes pièces de terre sur le Rahun, sur le chemin de Tréal à La Gacilly. Le 27 juillet 1458, il achète à Béatrix Gourredin, fille de Jehan Gourredin et de Jehanne Pibout, 25 sols de rente que la dite Jehanne Pibout avait donné à sa fille sur Dom Guillaume Guiomar, Jehan Lhostellier, du village de Bonnais au nom et pour son beau-père Guillaume Mallessecte. Eon Boucel achète à Raoul de Malleville, par acte du 16 janvier 1469, une pièce de terre nommée le Closel près le village de Bodeligan pour la somme de 50 sous monnaie. Aliette Mallessecte mourut en 1485. Son fils, Raoul Boucel rendit aveu pour partie de sa terre de la Basse-Bouëxière à Jehan de Rieux, seigneur de Rochefort et vicomte de Donges. Cet acte fut passé à Nantes le 1° décembre 1485, collationné à Malestroit le 2 mars suivant. Raoul Boucel mourut en janvier 1492 laissant une fille Madeleine Boucel qui épousa Guillaume du Couëdor, seigneur du Bois-Glé lequel fit aveu de sa terre à Pierre de Rohan, seigneur de La Gacilly le 22 février 1493. Ils eurent une fille Arthuse et un fils François.

Arthur de Penbichen.

Il est propriétaire de la Ville Orion à la réformation de 1536. Il faut sans doute lire Arthur du Pan qui était également propriétaire de Launay-Trobert et de la maison noble de Couespel en Renac, en 1513. Son fils, François du Pan, seigneur du Gutz en Renac, épouse, en 1539, Françoise Matescette, dame héritière de la Ville Orion à laquelle était rattachée également la métairie de Launay-Trobert. A partir de 1536, cette maison noble de Couespel reviendra à la famille de Gouyon.

Philippe du Pan.

Seigneur de la Ville Orion en 1536 et en 1540 et des Bagats en Guichen.

Gilles Grimaud.

Sieur de la Ville Orion en 1569 et sieur de la Claretière, il fit abandon au sieur de la Guichardaie, sur la dite maison, d’une rente de 10 livres 4 sols, avec le droit de foi, hommage et rachat.

Antoine Grinsart.

Seigneur de la Ville Orion en 1596.

Guy de la Chapelle.

Seigneur de la Ville Orion en 1601, il épouse Charlotte Héaulme. En 1604, ils sont sieur et dame de la Claretière et du Plessis-Grimaud.

Guillaume de Forges.

Sieur de la Bouère, demeure à la maison de la Ville Orion, soit comme propriétaire, soit comme locataire, en 1612 et 1657.

Charles de Conigan.

Sieur du Cangé, époux de Claude Gazette, il devient propriétaire de la Ville Orion en 1660. Le 11 septembre 1661, il vend les fiefs à François de Carheil puis, le 14 février 1662, par acte passé devant Jehanne et Ricaud, notaires à Carentoir, la maison et la terre de la Ville Orion à Guillaume du Fresche, seigneur dudit lieu, de Launay-Pinel en Renac, sieur de la Cossaye en Carentoir et de la Giraudais en Bains-sur-Oust et à Gillone Danet, son épouse. La prise de possession eut lieu le 19 avril 1663. Mais, à sa mort, ses créanciers firent opposition à cette vente. Ils se réunirent donc en conseil et nommèrent pour directeurs et conservateurs des biens meubles et immeubles du défunt, les sieurs Dreux de Bellefontaine, Desmons et d’Aubigny. Au nombre des créanciers se trouvait Gilles Butault, seigneur, comte de Marzan, conseiller du roi en son parlement de Bretagne, demeurant en son château du Pardo, paroisse d’Avessac. Il était fils de Jacques Butault, seigneur de la Châtaigneraie-Marzan et de Renée Gabart. Or, Charles de Conigan s’était reconnu débiteur de la somme de 10.000 livres envers le sieur de la Châtaigneraie. Voilà pourquoi Gilles Butault faisait opposition à la vente des fiefs et proposait de poursuivre l’acquéreur (25 août 1662). Le 4 mars 1664, Guillaume du Fresche reçut en aveu de François de Carheil pour la terre de la Guichardaye avec foi et hommage comme tenue noble de la Ville Orion. Malgré l’opposition, Gervais de Carheil voulut entrer en possession de l’héritage de sa mère et jouir des fiefs acquis par son père. La sentence rendue le 14 mars 1674 condamna François de Carheil et Guillaume du Fresche à payer solidairement les 10.000 livres. Un arrêt du Parlement du 7 septembre 1676 donna la préférence au sieur de Marzan sur tous les autres créanciers. Guillaume du Fresche décéda et fut inhumé à Carentoir le 23 avril 1689 ; il avait eu huit enfants qui furent baptisés à Carentoir entre 1649 et 1667. L’aîné, Jacques-François du Fresche fut seigneur de la Ville Orion. Le 3 décembre, il rendit hommage à François de Montigny, seigneur de La Gacilly, pour la maison et la terre de la Ville Orion, diverses terres, la chapelle, l’enfeu de sa famille au chanceau de l’église de Carentoir. Il habitait la Ville Orion et épousa, par contrat du 23 avril 1690, Demoiselle Louise Guillou, dame de la Meule en Carentoir. Il reçut le 15 décembre 1692, foi et hommage de Gervais de Carheil pour la terre de la Guichardaye, relevant de la Ville Orion. Il mourut à la Ville Orion à 42 ans, le 31 octobre 1701 et fut inhumé dans l’enfeu de la Ville Orion à côté du chœur, vers la chapelle du Rosaire de l’église de Carentoir. Il avait eu de son mariage trois enfants qui furent baptisés à Carentoir entre 1695 et 1700

Le 1° novembre 1695, les du Fresche furent déboutés de tous leurs droits par arrêt du Parlement de Bretagne. Par sentence du tribunal de Redon rendue le 21 février 1698, le sieur de la Guichardaie dut payer 180 livres pour l’affranchissement et l’amortissement de certaines rentes dues à la Ville Orion par la Guichardaie, aux fins du contrat du 11 septembre 1661 et 3.580 livres que Gilles Butault estimait être la valeur des fiefs vendus. Pour terminer ce différend, on conclut le 28 juin 1697 une transaction en vertu de laquelle il fut convenu que le sieur de la Guichardaie ne payerait que 6.400 livres au lieu de 7.000 en capital ou une rente de 355 livres 11 sols et abandonnerait au sieur de Marzan les fiefs de la Ville Orion et les mouvances de la Guichardaie, comme il en avait déjà abandonné les rentes, en la juridiction de Redon, depuis Pâques 1693. Un arrêt de la cour de Rennes du 17 mars 1701 confirma Gilles Butault dans la possession de ces diverses choses. Mais il ne l’obtint qu’après divers incidents. La transaction du 28 juin 1697 avait contrarié les autres créanciers qui attaquèrent d’abord le sieur de la Guichardaie et firent saisir ses biens par acte du 2 novembre 1699 pour n’avoir pas payé les 8.008 livres 5 sols qu’il leur devait. En même temps, Yves Bourgot, autre créancier, réclamait à la direction la somme de 5.460 livres en principal et intérêt. Il appuyait sa demande sur une dette de 3.600 livres reconnue par Charles de Conigan à Claude de Coupan, contractée le 4 novembre 1654, et transportée à Pierre Boutet, sieur de la Borde, par contrat du 20 octobre 1656 et à Yves Bourgot par jugement du 27 mai 1699, suivant le transport à lui fait par les héritiers de Pierre Boutet le 15 février 1699. De son côté, Gervais de Carheil demandait, par requête du 10 février 1700, la main-levée des saisies faites sur lui, avec une indemnité, le tout s’élevant à 9.034 livres. On vit aussi les directeurs eux-mêmes attaquer Gilles Butault pour avoir vendu la métairie de Porte-Létang et une maison en la ville de Guer, sur Gillonne Danet, épouse de Guillaume du Fresche, pour effectuer le paiement de la maison et terres de la Ville Orion ; de plus, ils lui demandaient compte de l’argent qui avait été versé par l’acquéreur ; enfin, ils voulaient que les 6.400 livres fixées par l’accord du 28 juin 1697 fussent réduites à 5.000 livres et la rente réduite en proportion du capital ; que les fiefs abandonnés, ainsi que la mouvance de la Guichardaie, fussent vendus conjointement avec la terre de la Ville Orion. Enfin, par requête des 10 et 13 février 1700, François de la Bourdonnaye, sieur de Liré, conseiller au parlement, héritier de Jean de la Bourdonnaye, sieur de Bray, René Hervé, bourgeois de Paris, ayant-cause de François Bonneau, avocat à la cour de Rennes, Charles Blanchard, sieur du Bois de la Musse, Pierre Le Bouin, sieur du Plantin, chanoine de Vannes, demoiselle Caourtin, ayant-cause de Joseph Mesnard, sieur du Chastellier, de Françoise Chaussée, sa femme et de Pierre Mesnard, bourgeois de Tours, demandaient

  • que les 8.500 livres dues par Gervais de Carheil servissent à payer la part du sieur de Marzan avec les 6.000 livres qu’il avait touchées de la vente de la Ville Orion.
  • que toute la succession fût vendue et l’argent distribué aux créanciers.
  • que les directeurs ne fussent pas admis à faire des poursuites contre le sieur de la Guichardaie ou tout autre.
  • que le sieur de Bellefontaine fût révoqué de ses fonctions de directeur des créances et qu’un autre fut nommé à sa place.

Jugeant sur tous ces points, la cour de Rennes arrêta, le 17 mars 1701 :

  • que Yves Bourgot serait reconnu créancier d’une somme de 5.400 livres payables par les directeurs.que ceux-ci étaient mal fondés à vouloir faire déclarer nulle la vente des biens de Gillonne Danet, l’épouse de Guillaume du Fresche.
  • que la main-levée était accordée au sieur de la Guichardaie et qu’il ne payerait que 5.200 livres.  
  • que le sieur de Marzan resterait propriétaire des fiefs de la Ville Orion et des mouvances de la Guichardaie ; qu’il devrait rendre compte aux directeurs des sommes versées par Guillaume du Fresche pour l’acquisition de la Ville Orion.
  • que le sieur de Bellefontaine ne ferait plus partie de la direction.
  • que tous, et chacun suivant sa condamnation, seraient tenus aux frais et dépens du procès.

Guillaume du Fresche.

Maintenu dans la possession de la Ville Orion, il devient seigneur. Avec Gillonne Danet, son épouse, ils y demeurent jusqu’à leur mort qui surviendra, pour lui, le 23 avril 1689.

Jacques du Fresche.

 

Fils de Guillaume du Fresche et de Gillonne Danet, il est né en 1659 ; il épouse Louise Guillou, de la maison de la Savinaye en Brain-sur-Vilaine et dame de la Meule en Carentoir, le 23 avril 1690. Elle décéda le 24 octobre 1699 et fut inhumée dans l’enfeu de la Ville Orion. Son époux la rejoignit le 31 octobre 1701.

Le 4 février 1704 eut lieu le mariage de Julienne Cheval, fille de Julien de la Ville Orion et Pierre Roquet, fils de Louis de Cournon. Le 8 juin 1719, la Ville Orion fut adjugée au duc de Lorges.

du Fresche.

Seigneur de la Ville Orion en 1727.

Louis du Fresche.

Seigneur de la Ville Orion en 1732, il épouse Anne Rado, dame de Lestun et de la Giraudais. Il était fils de Jacques du Fresche et de Louise Guillou. Le 3 mars 1734, eut lieu le mariage de Guillemette Rubaud de la Ville Orion et Mathurin Boucher de La Gacilly.

Louis-René du Fresche.

Autre fils de Jacques du Fresche et de Louise Guillou, il devient seigneur de la Ville Orion ; en 1744, il afferme le greffe de la Ville Orion.

Louis de Durfort de Loges.

Gouverneur de Redon, époux de Reine Butault de Marzan, déjà propriétaire des fiefs de la Ville Orion par succession de M. de Marzan, il possédait la terre et la seigneurie de la Ville Orion en 1751, lors de l’affaire du rétablissement de la dîme. Ensuite, dans un acte daté du 12 mars 1759, les consorts de la tenue Boger le reconnaissent pour maître et seigneur, à cause « de sa terre et seigneurie de la Ville Orion en Carentoir. » Charles-Annibal du Hirel, écuyer, est fermier général de la Ville Orion ; il épouse Olive Praud le 5 février 1754 ; il demeure à la Ville Orion en 1755, 1771 et 1778 ; il y mourut le 22 mars 1781, âgé de 79 ans. Le 3 octobre 1803, Louise Duhirel de la Ville Orion épouse François Soulas de la Corblaie.

Louis du Fresche.

Il retrouve la Ville Orion en 1783 par retrait lignager. Pendant le long procès de la Ville Orion, les du Fresche agirent toujours comme seigneurs de la Ville Orion et continuèrent à y habiter. Dans un acte de 1784, il est dit que le moulin de « Hunaud », dépendant de la Ville Orion, appartenait à Louis du Fresche, seigneur de la Giraudaye et à Marie-Thérèse d’Andigné.

M. de Soussay.

Epoux de Esther-Elisabeth-Marie-Jeanne-Barthélemine du Fresche, il vendit la maison et la terre de la Ville Orion par acte du 20 mai 1836 à M. et Mme de Tournemine.

M. de Tournemine.

 

  • 21-06-1818    Julienne Marie Duhirel et Pierre Roblin du Lieuvy
  • 30-01-1823    Joseph Sevestre et Perrine Marie Gicqueaux des Villes Geffs
  • 11-07-1829    Jeanne Marie Duhirel et Joseph Marie Métayer de la Haute Provostais
  • 31-10-1846    Julien Sevestre et Mathurine Poirier de Buhan
  • 31-01-1852    mariage de Marie Joseph Sevestre et Napoléon Pierre Boucher de la Gazaie
  • 03-07-1852    Jean Marie Sevestre et Jeanne Marie Levrel du Pâtis.
  • 25-11-1890    Antoinette Marie de Longeau et Léon Joseph Muret de Pal

 Revenus.

Cette seigneurie avait un certain nombre de fiefs : Tenues : Prioux au bourg, 5 sols et 4 oies ; de la Bardais, 45 sols ; Rialain au bourg, 5 sols ; de la Touche-ès-Rageards, 100 sols avec hommage et obéissance ; Pierre Perré, 7 sols et la dîme ; des Rues-Tayouses, foi, hommage et rachat ; de Mauffray, 15 sols ; de la Lucaserie au bourg, 22 sols et la dîme à la 12° gerbe ; de Ville-Verte, 16 sols 8 deniers ; du Bois-Jumel, 5 sols et la dîme ; Moison, 12 sols et la dîme ; de la Chapellenie au bourg, 18 deniers et une paire de gants blancs ; Louette, 20 sols ; de la Vigne à la Ville-Mariée, 10 sols ; Mahé, 23 sols ; Dupré, 15 sols et 4 chapons avec l’obéissance. En 1698, ce rôle se montait à 53 livres.

 

 

LES VILLE-GEFS

Les Ville-Geffs, dans le Dictionnaire de Rosenzweig, est une seigneurie connue sous le nom de Ville-GeffreLes Ville-Geffs, dans le Dictionnaire de Rosenzweig, est une seigneurie connue sous le nom de Ville-Geffre.

En 1240, le duc Jean I° Le Roux rassemble les Etats à Ploërmel qui décident du bannissement des Juifs ; ceux-ci furent mis à l’écart dans des rues et des villages bien à eux. Il se pourrait que les Villes Geffs datent de cette époque. En 1531, Anne de Bretagne, femme de Louis XII alors roi de France, s’était réservé le gouvernement spécial de la Bretagne. Or elle ordonna l’expulsion de tous les juifs du royaume. Il faut dire qu’on ne les aimait pas beaucoup mais on n’en était plus quand même au temps où on les massacrait par zèle fanatique. Après cette ordonnance, les habitants des Villes Geffs disparurent et le village fut inhabité pendant de nombreuses années.

Armel Labbé.

Il est seigneur de la Ville Geffres quand il meurt en 1666. Il semble qu’il avait épousé, le 22 octobre 1651, Anne Grimaud, dame de la Bouère. Il avait dû être seigneur d’une autre maison sur Ploërmel. Ils demeurèrent aux Villes Geffs après leur mariage.

Labbé.

Il paraît dans une revue militaire qui a lieu dans les landes du Pargo près de Vannes le 6 juillet 1694. Tous les militaires devaient y assister « pourvu et bien monté » sous les ordres du capitaine Du Déron de Sixt-sur-Aff et le marquis de Lavardin, lieutenant général des armées du roi.

Georges Labbé.

Il est seigneur de la Ville Geffres en 1725. Il épouse Françoise du Fresne, veuve de Charles du Fresne. Elle décède en 1751.

Devinel.

Il est seigneur de la Ville Geffres en 1744 ; il décède en 1758.

Les Villes Geffs n’étaient rattachées ni à la seigneurie de La Gacilly (cette maison noble ne figure pas dans le minu de Marie de Rieux de 1465), ni dans les seigneuries de la Roche Gestin et de la Ville Orion. A quelle seigneurie était-elle rattachée ?

Mariages à La Gacilly entre 1647 et 1900, le premier nommé étant du village :

  • 20-10-1672    Perrine Goupil, fille de Vincent et Vincent Métayer du Tay, fils de Pierre.
  • 23-02-1756    Marie Percheul et Charles Tatart.
  • 26-09-1757    Joseph Percheul et Marie Tatart
  • 19-10-1768    François Percheul et Angélique Thomas.
  • 28-01-1812    Marie Gicqueau et Jean Briand ou Brien du Pâtis
  • 17-02-1816    Pierre Gicqueaux et Marie Coué de la Gazaie
  • 24-02-1821    Mathurin Gicqueaux et Marie Simon de la Gazaie
  • 30-01-1823    Perrine Marie Gicqueaux et Joseph Sevestre de la Ville Orion
  • 04-08-1827    Louise Gicqueaux et Louis Mabon de la Bouère
  • 04-08-1827    Mathurin Gicqueaux et Anne Chénais de la Haute Bardaie
  • 15-11-1828    Julien Gicqueaux et Marguerite Souchet de la Villio
  • 25-07-1835    Jean Marie Brien et Julienne Renaud de Talhuart.
  • 23-05-1836    Louise Gicqueaux et Augustin Épaillart
  • 04-07-1864    Pierre Gicqueaux et Marie Joseph Boucher

 

 

LA VILLIO

Cette maison noble fut rattachée à la seigneurie de Castellan en St-Martin-sur-Oust puis à celle de La Gacilly. La famille Lebastard posséda pendant un certain temps cette maison noble qui portait alors le nom de Maisons BlanchesLe premier document connu qui parle de ce village date de 1406.

Il semble qu’il se soit d’abord appelé Ker Hélio : Ker, c’est le village en breton et Hélio, c’est le lierre. Une partie du village a dû s’appeler pendant un certain temps Maisons Blanches. Il semble que ce soit justement ce qui deviendra la maison noble. A l’entrée du village, lorsque l’on vient de la Saudraie, sur la droite de la route, il y aurait des restes de fondations encore appelées Maisons Blanches.

Après le XII° siècle, ce village se nomma Ville-Hélio puis Villehou. C’est sous ce nom qu’il figure sur un rôle d’imposition de 1426 où « Jehan Le Bastart y demeure ennobly de deux tiers de feu ». A cette époque, en effet, un impôt appelé le fouage existait et concernait chaque feu, c’est à dire chaque cheminée et donc chaque maison. Dans la citation ci-dessus, il est question de deux tiers de feu parce que cet impôt n’était pas dû par les nobles et comme Jehan Le Bastart venait d’être anobli, il n’avait pas à payer l’annuité complète. Il fut «  franchi de fouages » à la requête de Thébault Mallessecte, seigneur de la Ville-Orion ce qui est un peu surprenant puisque, en 1426, la Villelio est pourtant rattachée à la seigneurie de Castellan en St-Martin-sur-Oust. Dans le Dictionnaire de Rosenzweig, la Villio est appelée la Villelio avec cette mention 1426, archives de Castellan.

A une montre du 8 septembre de 1464, le seigneur, Jehan Le Bastart, se fait représenté par Raoulet Hervé pour 30 livres et un cheval paltoc (c’est à dire avec une cuirasse).

En 1465, dans le minu de Dame Marie de Rieux, dame de La Gacilly, sont recensés comme habitant de la Villio :

Colin Guéno, Jehan Guéno, Jehan Lebastard, fille Sabot, Ollivier Drugeon, François Drugeon, Guillaume Quilvaulx

A la montre du 21 avril 1477, il paraît pour «  100 soulz, un cheval brigandine (c’est à dire avec un corselet), salade (casque), espée et dague.

Un Raoul Bastard paraît à la réformation de 1536 pour sa maison de la Villio. 

La métairie noble de la Villio appartenait en 1657 à Victor de Fescan, sieur des Chambots. Ce seigneur est désigné ainsi dans l’aveu rendu, le 4 août 1657, à Yves de Cancouët, sieur de la Roche Gestin et comme possesseur de la tenue Sabot pour laquelle il devait 48 sols 4 deniers et 2 journées d’août.

En 1662, Jean Geffroy de la Villio est prêtre habitué à Carentoir.

La Villio eut longtemps une fontaine nommée fontaine de Redo ; elle se trouvait dans le domaine du même nom rattaché à la seigneurie de la Roche Gestin en 1657.

Il faut signaler qu’une seigneurie de la Villio existait aussi à Tréal ; ce bourg s’appela d’ailleurs pendant un certain temps Villio-Tréal avant de s’appeler Tréal tout court, ancien nom du Vieux Bourg et nom d’une très vieille famille noble de cette paroisse.

Mariages à La Gacilly entre 1647 et 1900, le premier nommé étant du village :

  • 08-01-1705 François Texier, fils de Jean et Julienne Epaillart, fille de René.
  • 31-01-1776Marie Périgue et Jean Geffroy.
  • 19-11-1794 Marguerite Fontaine et Michel Hochet du Pâtis.
  • 29-01-1799 Anne Séro et René Souchet.
  • 09-02-1799 Jean Audran et Marguerite Séro, elle aussi de la Villio.
  • 18-08-1799 Louise Séro et Julien Houeix.
  • 25-02-1816 Jacquette Métayer et Louis Auvray de la Bouère.
  • 15-11-1828 Marguerite Souchet et Julien Gicqueaux des Villes Geffs
  • 06-02-1847 Julien Audran et Anne Mathurine Bocné.
  • 20-09-1862 Marguerite Collin et Joseph Marie Belsoeur.
  • 16-02-1867 Jeanne Marie Audran et Jean Marie Brien de Talhuart.
  • 25-11-1871 Marie Joseph Colin et Georges Belsoeur.
  • 02-11-1878 Marie Julienne Thomas et Louis Robin
  • 11-02-1882 Pierre Thomas et Marie Joseph Audran de la Villio également
  • 22-11-1885 Jean Marie Colin et Sophie Thomas de la Glouzie.
  • 25-06-1887 Marie Julienne Audran et Julien Marie Audran du Chêne.
  • 31-01-1891 Jeanne Marie Belsoeur et Louis Burban de St-André.

 

Le 30 novembre 1711, Jeanne Tastart donne à l’église Saint-Nicolas une rente de quatre livres sur le pré de la Villio et le champ des Puits, rente due par Marie et Pierre Coué de Brozéas.

A signaler qu’une seigneurie de la Villio existait aussi à Tréal et que ce bourg s’appela pendant un moment Villio-Tréal ; il se transforma en Tréal tout court, ancien nom du Vieux-Bourg et nom d’une très vieille famille noble de cette paroisse.

Jean Fontaine était cordonnier et cultivateur en 1798.

 

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LA VILLOUET

= Cette maison avait à charge la chapellenie Notre-Dame de la Villouët, chapelle ayant pour saint patron St Guillaume. Plusieurs mariages y furent célébrésCette maison noble avait quelques redevances seigneuriales« pour les consorts payaient 5 sols et devaient obéissance, recette et autres devoirs seigneuriaux. » Elle avait certaines tenues dont celle du Vieux Moulin dans le Clos du moulin, près de la Croix des Archers ( un moulin à vent y était implanté). Elle avait droit de haute, moyenne et  basse justice

Le domaine personnel comprenait cour, écuries, bois, prairies et chapelle (voir à Chapelles Gaciliennes). Cette maison avait à charge la chapellenie Notre-Dame de la Villouët, chapelle ayant pour saint patron St Guillaume. Plusieurs mariages y furent célébrés.

Voici les principaux seigneurs de la Villouët :

Guillaume Meschinot et Jehan Eluart.

Dans une réformation de 1427, le premier nommé est propriétaire de l’hébergement de la Villelouel où il demeure et Jehan Caumer y est son métayer. Mais, dans cette même réformation, un Jehan Eluart, noble, apparaît également avec cette mention : « et sont les paroissiens et luy en plect par la court de Ploërmel sur débat de la contribution  et en point d’iceluy et en furent lesdicts paroissiens par ladicte Court jugés et vaincus comme ils disent[2].»

Il semble donc qu’il y avait deux maisons nobles à la Villouët en 1427. Cette situation devait perdurer pendant de nombreuses années. La maison Eluart devait être vassale de la châtellenie de La Gacilly puisque Perrot Eluart, le fils de Jehan, paraît dans le minu de Marie de Rieux, dame de La Gacilly  tandis que la maison Meschinot était rattachée à la seigneurie de la Roche Gestin.

Perrot Eluart et Jean Meschinot.

En 1447, Perrot Eluart est noble à la Villouët et y habite avec son métayer Guillaume Maleteste ainsi d’ailleurs qu’un nommé Perrot Guillaire, forestier à La Gacilly et employé par le comte de Thouars. Il faut se rappeler que, dans ces années-là, Marie de Rieux était dame de La Gacilly mais aussi vicomtesse de Thouars par son mariage avec Louis d’Amboise. Comme elle possédait de très grandes forêts à La Gacilly et dans les environs, il n’est pas étonnant de trouver ce Perrot Guillaire comme forestier. On retrouve Perrot Eluart à une montre du 8 septembre 1464 pour 30 livres et un cheval paltoc et également dans le minu de dame Marie de Rieux de 1465 sous la dénomination de Pierre Eslvart ou Elvart.

Dans un autre document de 1447, il est dit que « l’hostel de la Villouel appartient à Jehan Meschinot et que Guillaume Fillatre y demeure comme métayer. » Jean Meschinot, natif des environs de Clisson, deviendra un écrivain important. (voir sa vie plus en détail au paragraphe Personnalité.) Sa sœur, Catherine Meschinot, dame du Couëdic en Tréal, épouse Jean Pibout ; c’est ainsi que le Couëdic deviendra le Couëdic-Pibout.

Julien Le Jeune et Guillaume Bruc.

Julien Le Jeune est le fils de Guillaume et de Jeanne de la Bourdonnaye qui s’étaient mariés le 1° août 1473. En 1526, il est prêtre à Carentoir et, en 1527, sieur de la Morlaye en Missiriac. En 1536, il se marie et aura deux filles :

  1. Marguerite qui épousera Gilles de la Pommeraye ; ils deviendront les héritiers de Jean Meschinot. Mais comme elle se porta acquéreur de l’hébergement, la Villouët devint une seule et même maison noble avec banc seigneurial et enfeu en l’église de La Gacilly
  2. Jeanne qui épousera René de Couëdor ; c’est leur fils, Jean de Couëdor, qui deviendra  sieur de la Basse-Bouëxière puis seigneur de La Gacilly.

Le frère de Gilles de la Pommeraye, Jean de la Pommeraye, intenta un procès à sa belle-sœur, Jeanne Le Jeune, et à son époux, René de Couëdor, à propos d’une donation faite à Jeanne Le Jeune sur les héritages qui revenaient au dit Jean de la Pommeraye. La cour de Rennes, par arrêt du 21 avril 1559, confirma cette donation. Dans un acte du 19 mai 1573, il est dit que Gilles de la Pommeraye et Marguerite Le Jeune, son épouse, avaient pour héritiers Jean de Couëdor, leur neveu qui vendit sa maison de la Villouët au seigneur de la Landelle. (qui va suivre)

Guillaume Bruc, quant à lui, épouse Madeleine de la Fresnaye. En 1536, dans la même réformation qui confirme Julien Le Jeune comme propriétaire d’un « hostel à la Villouel », Guillaume de Bruc l’est aussi. On a encore la preuve de l’existence de deux maisons nobles à la Villouët. Avec son épouse, ils demeuraient dans leur maison noble gacilienne lorsque naquit leur fille Jéhanne qui fut baptisée à Carentoir le 15 juillet 1541.  

Louise de la Landelle.

Elle est dame de la Villouët en 1606.

Pierre de la Landelle.

Ecuyer, conseiller au présidial de Vannes, il épouse Ysabeau Macéot avec qui il demeure à la Villouët en 1626. Elle fut inhumée à Vannes le 27 octobre 1673. Il semble bien que ce soit leur fils Mathurin de la Landelle qui devint prêtre. Ce fut d’ailleurs le seul prêtre de La Gacilly pendant de longues années qui fut issu de la noblesse. Il signe seigneur du Porzo ( ou du Porzou) en Pommerit-le-Comte dans les Côtes-du-Nord. Les prêtres, issus de la noblesse, aspiraient ordinairement à de gros bénéfices ; Mathurin de la Landelle fait exception en devenant recteur de St Congard jusqu’en 1673 où il résigne son bénéfice en faveur d’un compatriote et voisin, messire Julien Tastard, natif du village du Chêne en La Gacilly et qui était curé de La Gacilly avant son départ pour St Congard. Le domaine des de La Landelle venait jusqu’à la Gazaie et encore aujourd’hui la zone industrielle porte ce nom ; le chemin de la Landelle allait d’ailleurs de la Glouzie à la Riaudais.

Pierre de la Landelle décéda le premier jour de mars 1653 et fut inhumé le lendemain en l’église de La Gacilly après avoir reçu tous ses sacrements. A cette époque, il dut y avoir une Anne de la Landelle qui épousa Achille de Porcaro.

Françoise de la Landelle.

Sœur de Pierre, épouse de René Robert, sieur de Lestun en Cournon[3], ils demeurent à la Villouët en 1625. René Robert se prétendait fils de Simon Robert et petit-fils de Julien Robert issu de la maison noble de St Gondran  en Hédé. Il contesta à Guillaume de Forges, seigneur de la Ville-Janvier, le droit de prééminence à Cournon et soutint ses droits dans un procès long et dispendieux qui ne se termina que devant le parlement de Bordeaux lequel le débouta de ses prétentions. René Robert fut ruiné par ce procès et fut forcé de vendre sa maison de Lestun qui fut achetée par maître Yves Razé et honorable femme Louise Marchand.

En 1665, messire Jean Dubois, chapelain de la Villouët, célébra un mariage dans la chapelle St Jugon.

Le 25 octobre 1672 eut lieu le mariage de Jeanne Tastart, fille de Vincent de la Villouët et Pierre Tatart, fils de Julien du Chesne-Jehannais et, le 8 novembre 1701, eut lieu le mariage de Mathurin Turdain, fils de Yves de la Villouët et Françoise Toudroit, fille de feu Jean.

Monsieur de la Landelle de Roscanvec.

Le 6 juillet 1694, une revue militaire eut lieu dans la lande du Pargo près de Vannes.[4] Tous les militaires devaient s’y présenter. Ce fut le cas pour M. de la Landelle de la Villouët « pourvu, bien monté »  sous les ordres de M. le sénéchal de Trébuday, capitaine, et M. le marquis de Lavardin, lieutenant général des armées du roi. Pour tout ceci, le receveur de consignation était de La Gacilly.

L’un de ses enfants eut pour parrain Julien de Porcaro et pour marraine Anne Le Gentil, dame de Lestun. Cette dame devait épouser Claude de Porcaro dont elle eut deux fils :

  1. François baptisé en 1675 à La Gacilly.
  2. René de Porcaro baptisé en 1677.

Jean-René de la Landelle.

Il demeure à la Villouët en 1727. Il est aussi seigneur de Roscanvec. Il meurt en 1728 après avoir vendu la Villouët à Me Mathurin Demay.

Maître Mathurin Demay.

Il demeure « à sa maison de la Villouët le 17 mars 1728 » dit l’acte de tutelle des enfants de Jean de Porcaro.

Angélique de la Landelle.

Elle apporta la Villouët dans la maison de Quélo par son mariage avec Armand, fils de François-Joseph et de Henriette de Jacques de Saint-Marcel, sieur et dame de Cadouzan en Saint-Dolay. Ce mariage eut lieu en 1729 ; les époux n’habitèrent point leur maison de la Villouët et leurs enfants naquirent tous à Cadouzan. Il semble alors que la Villouët ait été habitée par Me Gilles Le Gouer, notaire et procureur, époux de noble femme Marie Poulain ; il se dit fermier de la terre de la Villouët en 1743. Armand de Quélo y mourut ; il fut inhumé dans l’église de Saint-Dolay le 19 septembre 1771. Son épouse décéda le 1° décembre 1772. Le 14 novembre 1741 eut lieu le mariage de Marie Séro, fille de Pierre de la Villouët et Gilles Rubaud, fils de Jacques de la Bouère. Le 13-2-1770, mariage de François Glet de la Villouët et Jeanne Huet.

Marcel de Quélo.

En 1777, il est le fils de Angélique de La Landelle. En 1778, le sieur Joseph Houeix et honorable femme Marie Dabo, fermiers généraux de la terre de la Villouët y demeurent. En 1779, Marcel de Quélo y habite également et il y était encore en 1783.

Marie-Pauline de Quélo.

En 1788, elle y réside avec sa mère Angélique de Quélo pendant toute la Révolution et même après.

Angélique de Quélo.

Elle est la nièce de Marie-Pauline. Ces deux demoiselles avaient cédé leur droit de retrait féodal sur une maison sise à la Bouère, achetée par Jean Danet d’avec Julien Danard, à maître Jean Bizeul demeurant à Redon, paroisse Notre-Dame le 25 mars 1788. Cet acte fut signé aux Chambots par les deux dames de la Villouët. A ce sujet, il y eut procès entre ledit Bizeul et Jean Soulaine, tuteur de la fille unique de Jean Danet ; celui-ci prétendait que l’acte du 25 mars était nul ; de leur côté, les dames de la Villouët prirent fait et cause pour Bizeul ; la cour de la Villouët donna raison à Bizeul qui vint se fixer à la Bouère.

Trois prêtres ont marqué l’histoire de la Villouët :

  1. Julien Le Jeune y est prêtre habitué en 1526 ; comme on l’a vu, ce prêtre était sieur       de la Morlaye et de la Villouel. Il fut marié et eut deux filles, Marguerite et Jeanne. 
  2. Mathurin de La Landelle, seigneur du Porzo, fils de Pierre de La Landelle, écuyer, conseiller au présidial de Vannes, habita pendant cinquante ans à la Villouët. Ces deux prêtres sont les seuls à La Gacilly, avec François de Couëdor, sieur de la Motte, issus de la noblesse. Ce genre de prêtres habituellement aspirait à de gros bénéfices. Curieusement nos trois compatriotes restèrent très humbles. Mathurin de La Landelle, par exemple, sera curé de St-Congard jusqu’en 1673, année où il résigna son bénéfice en faveur d’un voisin qu’il connaissait bien, Julien Tastard, natif du Chêne et curé de La Gacilly.
  3. Un autre prêtre de la Villouët a marqué l’histoire de ce village, il s’agit de Jean Dubois, chapelain de la chapelle St-Guillaume. L’hiver, voyant ses ouailles grelotter en attendant l’heure de la messe, il les invitait à sortir de la chapelle et les faisait danser en chantant dans la cour pavée de la maison noble, une ronde joyeuse dont le bruit arrivait jusqu’à La Gacilly, donnant ainsi une solution inédite, économique et savoureuse au problème du chauffage des églises pendant la saison froide.

 

1953 : les familles Gaudin et Mouraud s’étaient associées pour monter une entreprise de battages avec Joseph Morin du Pâtis comme chauffeur.

Le 28-10-1805, mariage de Marie Fleury de la Villouët et Charles Cheval de Lestun..

 

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